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[Tome quatorzième. Campagnes de 1800 et de 1801. - Tome quinzième. Campagnes de 1802 - 1802.]
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LIVRE XIX, CHAP. CXV. 1^5

arbitraire semblait devoir faire un ennemiirréconciliable de la France . Ses adversaireseui’ent assez de modération et de confiance dansses vertus patriotiques , pour se réjouir d’unchoix qui était un premier pas vers la réunion etl’oubli.

Puissent mes concitoyens persister dans ce sagesystème, et se défier de ces imprudens apologistesdes factions, qui, sous les dehors d’une feinte im-partialité, et pour le plaisir de faire étalage d’uneéloquence trompeuse, jettent parmi eux de nou-veaux brandons de discorde! En n’attribuant lescauses de la révolution qu’à des personnalités etdes ambitions individuelles , ils oublient que ,dans le canton de Yaud particulièrement, elleémana des intérêts d’un peuple entier et de sesclasses les plus notables. A part toute théoriesur les formes de gouvernement, l’historien etl’homme d’état reconnaîtront qu’un peupleéclairé ne saurait être la propriété des bourgeoisd’une seule ville, et que rien ne ressemblemoins à la démagogie que les réclamations pri-mitives du canton de Yaud. On a eri’é sans doutedans l’application qu’on a faite des droits récla-més d’ailleurs avec tant de justice. Le peuple unefois mis en mouvement pour les défendre, a peut-être souvent confondu les intérêts des prolétai-res avec ceux des classes moyennes, d’où il estrésulté une législation défectueuse. Mais aujour-18 .

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