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1/2 (1770) L' histoire universelle jusqu'à Abraham, l'histoire d'Egypte, & l'histoire des anciens peuples de Canaan
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DE LA CREATION DU MONDE, Introduction. 69à préparé chaque partie à être mise dans l’ordre & dans la disposition

convenables.

Les choses étant dans cet état, les parties de Matière les plus grossières& les plus pesantes commencèrent à aller à fond, & les plus légères à mon-ter en haut, ce qui fit quel’Atmosphère étant tant soit peu dégagé des par-ticules opaques dont il étoit rempli, quelques rayons du Soleil percèrent àtravers, coproduisirent une Lumière,imparfaite á-!a-vérité, mais pourtantsuffisante pour dissiper l’obfcurité totale qui y avoit régné jusqu’alors, &pour distinguer le Jour de la Nuit. Une pareille explication de la Lumièrequi parut le second jour est bien plus raisonnable, que de supposer que lasubstance du Soleil, & même celle des Etoiles fixes, fut tirée alors duChaos (a) ; puisqu’entre cent parties de matière dans FUnivers, plus dequatre-vingt-dix neuf font des particules ignées: particules qui auroientbanni l’obscurité du Chaos, si elles s’y étoient trouvées. D'un autre côté,il n'est point probable que même la matière terrestre des Pianèces ait étéprise du Chaos dont parle Moyfe , non seulement parce que ce Chaos est ex-pressément appeilé la Terre , mais aussi à cause qu’une pareille suppositionest détruite par la propriété universellement reconnue de la Matière, c’est;à-dire, la gravitation ; pour ne rien dire de cette autre supposition, qui estmanifestement fausse, savoir, que la Terre, est le centre du Monde (L).Pour rendre raison de la Lumière qui apparut ce jour, iln’estpasnécesiaired’avoir recours à la pensée de quelques Savans, qui prennent cette Lumièrepour XtSchèchmah (c)divin;ni à celle de quelques autres, qui croyent quece fut une Lumière passagère, produite par le mouvement rapide queDieu avoit communiqué à une portion de matière (d).

Le second jour, l’Etendue ou F Air, appeilé par Moyfe Ciel, fut perfec-tionné, étant dégagé alors des particules terrestres dont il avoit été rem- 'pli, & rendu capable de soutenir des nuées & des vapeurs aqueuses, quiformèrent des Eaux supérieures, comme celles qui étoient fur la Terre,les inférieures (e). Par les Eaux au dessus du Firmament on ne íauroit en-tendre les Eaux planétaires (/), par les raisons qui viennent d’être rap.portées; & pour ce qui est de la notion que quelques anciens Pères onteue touchant les Eaux Sur-Cèlejies , elle est parfaitement chimérique.

La première partie de l’ouvrage du troisième jour fut d'assembler lesEaux , qui cou vroient auparavant la facede la Terre, & d’en faire des Mers& des Lacs, afin que le sec parût, II n’est pas facile de déterminer com-ment la chose fut exécutée. Ilneparoit pas convenable d’attribuer à Dieud’avoir immédiatement par fa puissance élevé les Montagnes & creusé lesCanaux de la Mer : c’est pourquoi quelques-uns ont supposé que les Mon-tagnes peuvent avoir été jettées en haut par la force de quelque feu

(a) C’est rOpinion du Dr. Nichok & de (jí) Sanrin, Disert, p. 2»quelques autres. Voyez La Conférence avec (e) Grotius, &c.im Déiste Vol. I. p . (/') Cest l’Explicaúon du Dr. Nichoh ubi

(/stWhiston of theMosaic.Creadou p. 35,&c, supra.

(í) Abravanel.

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