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1/2 (1770) L' histoire universelle jusqu'à Abraham, l'histoire d'Egypte, & l'histoire des anciens peuples de Canaan
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DEPUIS LA CREATION JUSQU’AU DELUGE, Chap. I. 159

rie montroient une ouverture en terre dans le Temple de Fmâ ; ouverture Année àqui, à cequ’ils disoient , avoit englouti les eaux du Déluge (a) *. Les Mondeylmèricaim mêmes semblent avoir eu quelque connoissance de cet évène- I S°7- A-ment ( b ): & on assure qu’il y a une tradition parmi les Chinois ,que Paon- va " £ £ c *tu, avec sa famille, avoit échapé à un Déluge général (c). Quoiqu’un autre ~Auteur affirme expressément, que les Annales de la Chine ne font pas la DuDélagè.

moindre mention du Déluge, & que ceux qui prétendent le contraire font-

dans Terreur (d ), il semble néanmoins que les Historiens Chinois fassentmention d’un certain Déluge, que quelques-uns supposent être celui deNoé (e); mais ils ne le font pas universel f. La plupart des Nations ont

(d) Lucian. de Dea Syria, T. II. p. 882. (d) Couplet. Prsep. ad Tab. Chronol. p.

(S) J. de Laet, de Orig. Gent. Amer. p. 3,8.

115. Vid. etiarn Acosta.n, Herreram &c. (e) Martiuii Hist. Sinic. L. I. p. 12. &

(c) Voffius, Ep. ad Andr. Colvium. p. 40p. Z9.

* L’Auteur qui raconte ce fait , dit que les Grecs faiíoient une histoire du Déluge Uni-versel , qu’eux & d’autres ( 1) ont confondu avec le Déluge de Deucalion. Cette histoireest trop curieuse pour être omise ici. La tradition porte, dit-il, que la race présente deshommes n’avoit point été la prémiére (celle-ci ayant entièrement péri) mais qu’elle est uneseconde génération descendue de Deucalion. Voici ce qu’ils racontent des hommes de cetteprémiére race. Ils étoient insolens, injustes, parjures, impitoyables, & n’exerçoient pasla moindre hospitalité envers les étrangers ; crimes qui leur attirèrent le châtiment doncon vient de parler. Tout d’un coup il sortit de la terre une prodigieuse quantité d’eau,il tomba beaucoup de pluye , les rivières se débordèrent , & la Mer monta à une prodi-gieuse hauteur; fi bien que tout devint eau , & que tous les hommes furent noyés ; leseul Deucalion dut sa conservation à sa prudence & sa piété. Voici de quelle manière ilfut sauvé : il entra dans une grande arche [tapeexu] avec ses fils & leurs femmes ; &quand il y fut , il y entra des pourceaux , des chevaux, des lions, des ferpens, & tou-tes les autres créatures qui vivent fur la Terre, par paires. II les reçut toutes, & ellesne lui firent aucun mal , les Dieux ayant formé entre elles & lui des liaisons d’amitié.Voilà ce que les Grecs racontent de Deucalion. Mais , à l’égard de ce qui est arrivéensuite, il y a une ancienne tradition parmi ceux d 'Hiérapolis: cette tradition porte,que dans leur Pays il s’étoit fait une grande ouverture , qui avoit englouti seau ce quiavoit porté Deucalion à ériger des autels & à bâtir le Temple d z Junon au dessus decelte ouverture. J’ai vu cette ouverture, dit notre Auteur, qui est fort petite , & j i-gnore si elle a été plus grande autrefois. Voici ce que les habitans font en commémora-tion de cet évènement. On apporte deux fois par an de seau de la Mer au Temple : &ce 11e font pas les Prêtres seuls, mais aussi toute la Syrie & toute f Arabie , qui s’ac-quitent de cette fonction ; plusieurs mêmes viennent d’au-delà de VEuphrate à la Mer, &apportent de seau , qui est prémiêrement versée dans le Temple, & qui se retire ensuitedans 1 ouverture , laquelle, quoique petite , engloutit beaucoup d’eau v Lorsqu’iis font cetteCérémonie, ils disent que Deucalion l’a instituée, pour être un mémorial du Déluge, &de fa conservation au milieu des eaux (2).

t Un Arabe qui a voyagé dans la Chine au commencement du neuvième Siècle, rappor-tant une conversation qu’il avoit eue avec l’Empereur, dit, entre autres choses, que parlant àce Prince du Déliige, à foccafion d’un tableau dans lequel Noé étoit représenté , & lui disantque ce Prophète, & ceux qui furent conservés avec lui dans l’Arche, peuplèrent toute la Ter-

(z) Lucian. de Dea Syria , T. IJ # p, SSL. EdtBénédictin.

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(tJ OyìJ- Metam. L. 1. v . 2 g 0 ,

Tome I.