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1/2 (1770) L' histoire universelle jusqu'à Abraham, l'histoire d'Egypte, & l'histoire des anciens peuples de Canaan
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DEPUIS LA CREATION JUSQITAU DELUGE Ciiap. L 161

que tout le Genre humain n’a point péri dans Je Déluge; & quiatâchéde Année duprouver, par une explication particulière des malédictions de Caïn & de La- Mondemech, que les Africains & les indiens sont leur postérité (a). Mais commeç‘.lui même a dans un autre endroit combattu cette Opinion par d’invincibles 2999. 'argumens (b), nous ne nous y arrêterons pas davantage. Et rien n’est SECT ^plus facile que de montrer,que ceux qui adoptent le premier de ces senti- D M U<fe .mens, nient un fait pour éluder une difficulté; & que le Déluge a été Uu ! ‘ SÍ 'universel dans son étendue, auiïì-bien que dans ses effets.

Car, r. L’Ecriture affirme la chose en termes formels, disant que tou-tes les Montagnes sous les Cieux furent couvertes d’eau ,&que toute chair,qui se mouvoir sur la Terre, mourut, à l’exception de Noé & de ceux quiétoient avec lui dans D’ailleurs, le mot de Terre , dont M»yfe se

sert en cet endroit, ne saunât (comme dans quelques autres passages) ligni-fier la Judée f, ou quelqu’autre Région particulière: car, à moins q le lesLoix de la Nature n’ayent été suspendues, avant que les eaux dans une Ré-gion (& bien moins encore dans tout un Continent) eussent pu s’éleverau-dessus des sommets des plus hautes Montagnes, elles se feroient certaine-ment répandues fur tout le reste de la Terre. r. Si le Déluge a été res-treint à un Pays particulier, il n’etoit pas besoin à' Arche. Noé & sa famillen’avoient qu'à se retirer dans quelqu’autre Contrée;ce qu’il auroit pufairéplus facilement, & en moins de tems, qu’il ne lui en étoit nécessaire pour(jâtir un si grand vaisseau. Les animaux auroient pu se sauver par la fuite,

(a) Bed’fbrd’s Scripture Chronol. p. 39. (S) Whiston’s Theory, &c. p. 258,388. &c,

* Les expressions que Moyfe employé font trop claires pour admettre le moindre subterfu-ge. Dif-u regards la Terre , if voici e.h étoit corrompue-, car toute chair avoit corrompu favoye dessus la Terte. Et Di"U dit 4 Noé, la fin de toute chair ed venue devant mot , — jeles tètiuìrm avi c la Terre (i'V Et vo’ci je ferai ven r un Déluge cfeaux fur la Terre , pourdéfaire toute Jtair , eu laquelle il y a eipnt de vie fous les Cieux : tout ce qui est en la Terreexpirera (2). — fe rac : erui de dessus la Ter- e toute chose qui fuhfiíte (Z). •— Et les eaux ferenforcèrent tri tort fur la Terre, tfi toutes les p-us hautes Montagnes qui étoient fous lesCieux furer.t couvertes ues eaux fc renforce, ent de quinze coudées p .r Jésus, dont 'es Monta •jgue: fui ent couve: tes. Et toute chair , qui se mouvoi' fur la Terre, expira ,tant esoifeauxquedu l'èt.iil , des bêtes & de tou> les reptiles qui fe trament jur ía Terre: & tous les hommes.Toute- choses q-i étoinv fur le sec, ayant respiration de vie en leurs narines, moururent. Toutce do c qui fubuUoit fur la Terie fut détruit, depuis tes hommes jusqu aux bêtes, jusqu auxreptiles, gfi jutqu'aux oif/tux dis Cieux :— m.,ts Noé feulement demeura de refie , est cequi étoit avec lui en V Arche , 4)

t La Peyrcre , dont le Syltéme touchant les Pré-Adamites demande que le Déluge ne se soitpas étendu plus ioìn que la 'futée 'que selon lui Mofe a désignée par le mot I erre) vou-droit aulli^ nous persuader que cet Ecrivain sacre, par le Gente-humain qui iut détruit, aprétendu lignifier la portériré d ’Adam : par les Créatures vivante:, les Gentils 011 Pré. /Ida*mites, mêlés avec la race à'Adam-, & par le 6 rand Mime, la Mer de la Palestine v s).

G^nef. VI. 12, ij , (4' Genes. VIT. 19. 20, 21, 22, 2J,

<2) soid. v 17 i S ) Peyrer. fis-Adamit,

(ì) Geneí. VII. 4,

X S