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Muée duou leur perte, particulièrement de ceux qui n’étoient point nets, être ré-ftfonde parée par le- animaux des endroits voisins : enfin , les oiseaux n’auroientî.-< 7 - a • pas eu de peine à passer d’un Continent à l’autre. 3. Le nombre d’hommes,vai ’ t ç c ‘ avant le Déluge, étoit beaucoup supérieur à celui que notre Terre (telleSec?: VI. qu'ells est à présent) se roi t peut-être capable de nourrir, comme nous le"bu Déluge, m ontrerons dans la fuite. 4. La Terre elle-mème semble fournir un argu-——-ment démonstratif en faveur de l’Univassalité du Déluge, par le nombre pro-
digieux de Coquilles & de Dents de poisson, d’Os d’animaux, à. &autres choses étranges, qu’on trouve fur les sommets des plus hautes Mon-tagnes, & dans les entrailles de la Terre, à une grande distance de la Mer,& qui suivant toutes les apparences y ont été amenées par les eaux du Dé-luge (a)*.
Considérons à présent de quelle manière ce terrible fléau fondit fur laTerre, & comment ceux qui en réchappèrent furent conservés.
Si le Déluge a été universel, la quantité d’eau qu’il a fallu pour cela estli immense, qu’il a généralement paru très difficile, pour ne pas dire im-possible, d’expliquer doit ces eaux font venues, & où elles s’en iont retour-nées. La quantité d’eau,nécessaire pour produire une pareille Inondation,a été trouvée à- peu près égale à celle de huit Océans (b). Un Savant, trèscapable de faire ces sortes de calculs, dit qu’il en a fallu au moins vingt (c).
(<?) Le Clerc Dissert Burnet’s Theory, (b') Burnec’s Theory, B. I. c. 2,
B. I. c. 3. Whislon’s Theory p. 25 S. 275. (c) Dr. Keill , in his Remarks on Whis-
388. &c» ton’s Theory. Ray’s Dise. p. 118,
* C’esl avec quelque elpêce de timidité, que nous rapportons cet Argument. Les Phi.fosophes les plus éclairés -lotit à présent d’accord, que ces Coquilles,. &c. ne font point desproductions du Hazard, & n’ont point originairement été formées dans les lieux où on lestrouve par le pouvoir plastique de quelques Sels ou autres Minéraux (qui est la conjecturedu Dr. Plat (1) & de quelques autres Naturalistes^; car disent les Philosophes que nous ci-rons, on ne fauroit distinguer ces Coquilles &c. des Coquilles réelles, &c par l’examen leplus attentif de f oeil & même du Microicope, & faction du feu ne les change pas imraédia*
tement en chaux, comme elle fait toutes les substances pierreuses, mais prémièremenr
en un charbon , & ensuite dans une espèce de chaux, qui est une propriété connue deschoies qui font de nature osièuse: cependant ils ne conviennent pas que ces choses ayentété amenées par un Déluge universel, & en allèguent entre autres raisons celle-ci; quedes Animaux vivans, ou des Poissons, ont été trouvés dans quelques unes de ces Coquil-les (2) , & que de pareilles productions de Mer ont été quelquefois formées dans desCorps humains (3); & que par conséquent il faut supposer qu’elles ont été faites d’un prin-cipe fpermatique-, comme p. e. des' œufs de poisson qui peuvent être tombés en pinye dansdifférens endroits de la Terre &c. (4 ): ce qui pour dire le vrai , rend assez bien. raison furfarticle des coquilles de poisson, puisque ces coquilles peuvent s’étre conservées dans la terre;mais n’explique pas si bien ce qui regarde quelques autres Foffiles , comme les Glojsope- ■ira, ou les dents du Goulu de Mer , & d’autres dents ou arrêtes de poissons considéra?hies Pour ce qui concerne les. arbres qu’on trouve fous terre, il n’est pas vraisemblablequ’ils ayent été abattis par le Déluge, & ensevelis en terre depuis ce tems ; mais' il est•pparent que- leur chute vient des Inondations de la Mer, ou meme de faction des hommes;,ce qui est incontestable à l’égard de plusieurs de ces arbres, dans lesquels on. voie. encorádes marques de la hache (5).
fi) Natv H;ft. of Oxf»rdshire. ■ (?) L'wyrls Letrerin ttay’s Pliysiol.Disc.p. iSs»
(1) Llwydí iíttet in- R,ay’s rhyíìol, Difc. p. 14) 'oui. p. , po, H c.îli» (5). Aay’s Shyliol. JDiíc. p; rrî.