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1/2 (1770) L' histoire universelle jusqu'à Abraham, l'histoire d'Egypte, & l'histoire des anciens peuples de Canaan
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i62 'HISTOIRE ASIATIQUE, Lira. I. . '

Muée duou leur perte, particulièrement de ceux qui nétoient point nets, être-ftfonde parée par le- animaux des endroits voisins : enfin , les oiseaux nauroientî.-< 7 - a pas eu de peine à passer dun Continent à lautre. 3. Le nombre dhommes,vai t ç c avant le Déluge, étoit beaucoup supérieur à celui que notre Terre (telleSec?: VI. qu'ells est à présent) se roi t peut-être capable de nourrir, comme nous le"bu Déluge, m ontrerons dans la fuite. 4. La Terre elle-mème semble fournir un argu--ment démonstratif en faveur de lUnivassalité du Déluge, par le nombre pro-

digieux de Coquilles & de Dents de poisson, dOs danimaux, à. &autres choses étranges, quon trouve fur les sommets des plus hautes Mon-tagnes, & dans les entrailles de la Terre, à une grande distance de la Mer,& qui suivant toutes les apparences y ont été amenées par les eaux du Dé-luge (a)*.

Considérons à présent de quelle manière ce terrible fléau fondit fur laTerre, & comment ceux qui en réchappèrent furent conservés.

Si le Déluge a été universel, la quantité deau quil a fallu pour cela estli immense, quil a généralement paru très difficile, pour ne pas dire im-possible, dexpliquer doit ces eaux font venues, & elles sen iont retour-nées. La quantité deau,nécessaire pour produire une pareille Inondation,a été trouvée à- peu près égale à celle de huit Océans (b). Un Savant, trèscapable de faire ces sortes de calculs, dit quil en a fallu au moins vingt (c).

(<?) Le Clerc Dissert Burnets Theory, (b') Burnecs Theory, B. I. c. 2,

B. I. c. 3. Whislons Theory p. 25 S. 275. (c) Dr. Keill , in his Remarks on Whis-

388. &c» tons Theory. Rays Dise. p. 118,

* Cesl avec quelque elpêce de timidité, que nous rapportons cet Argument. Les Phi.fosophes les plus éclairés -lotit à présent daccord, que ces Coquilles,. &c. ne font point desproductions du Hazard, & nont point originairement été formées dans les lieux on lestrouve par le pouvoir plastique de quelques Sels ou autres Minéraux (qui est la conjecturedu Dr. Plat (1) & de quelques autres Naturalistes^; car disent les Philosophes que nous ci-rons, on ne fauroit distinguer ces Coquilles &c. des Coquilles réelles, &c par lexamen leplus attentif de f oeil & même du Microicope, & faction du feu ne les change pas imraédia*

tement en chaux, comme elle fait toutes les substances pierreuses, mais prémièremenr

en un charbon , & ensuite dans une espèce de chaux, qui est une propriété connue deschoies qui font de nature osièuse: cependant ils ne conviennent pas que ces choses ayentété amenées par un Déluge universel, & en allèguent entre autres raisons celle-ci; quedes Animaux vivans, ou des Poissons, ont été trouvés dans quelques unes de ces Coquil-les (2) , & que de pareilles productions de Mer ont été quelquefois formées dans desCorps humains (3); & que par conséquent il faut supposer quelles ont été faites dun prin-cipe fpermatique-, comme p. e. des' œufs de poisson qui peuvent être tombés en pinye dansdifférens endroits de la Terre &c. (4 ): ce qui pour dire le vrai , rend assez bien. raison furfarticle des coquilles de poisson, puisque ces coquilles peuvent sétre conservées dans la terre;mais nexplique pas si bien ce qui regarde quelques autres Foffiles , comme les Glojsope-ira, ou les dents du Goulu de Mer , & dautres dents ou arrêtes de poissons considéra?hies Pour ce qui concerne les. arbres quon trouve fous terre, il nest pas vraisemblablequils ayent été abattis par le Déluge, & ensevelis en terre depuis ce tems ; mais' il estpparent que- leur chute vient des Inondations de la Mer, ou meme de faction des hommes;,ce qui est incontestable à légard de plusieurs de ces arbres, dans lesquels on. voie. encorádes marques de la hache (5).

fi) Natv H;ft. of Oxf»rdshire. (?) L'wyrls Letrerin ttays Pliysiol.Disc.p. iSs»

(1) Llwydí iíttet in- R,ays rhyíìol, Difc. p. 14) 'oui. p. , po, H c.îli» (5). Aays Shyliol. JDiíc. p; rrî.