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1/2 (1770) L' histoire universelle jusqu'à Abraham, l'histoire d'Egypte, & l'histoire des anciens peuples de Canaan
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DEPUIS LA CREATION JUSQU’AU DELUGE, Chap. I. iyt

fur la Terre. Or, comme nous ne saurions assigner aucune cause naturelle à Année àcet effet, nous croyons ne point pécher contre les règles de la faine Philo- Mondefophie, en l’attribuant au pouvoir de Dieu, qui a pu dans cette occasion l s° 7 \ 4gouverner le cours de la Nature d’une manière propre à produire fesse c ^099. ’qu’il en attendoit; ce qui au fond n’eít pas un plus grand miracle, que de , * " VIcontinuer aux causes secondes leur efficace ordinaire. Et pour dire le ECT *vrai, l’évènement étoic si extraordinaire, & les conséquences en étoîentsi DuDélll ° e ‘considérables, qu’il est très vraisemblable que Dieu y est intervenu d’unefaçon particulière. Les Stoïciens, qui supposoientque la Terre étoic détruitealternativement par le feu & par seau, ne sormoient pas le moindre doutefur la possibilité d’un Déluge universel. „ II y a de vastes Lacs, dit Séné-„ que , que nous ne voyons point ; une grande partie de la Mer est cachée„ à nos yeux , & il y a plusieurs Rivières qui nous font inconnues, si bien,, qu’il y a des causes d’un Déluge autour de nous de toutes parts ;& com-,, me nos Corps se fondent quelquefois en sueur, de-même la Terre, fans le„ secours d’aucune cause étrangère, trouvera en elle-même les sources„ d’une inondation générale, y ayant au-dessous & au-dessus d’elles des,, eaux prêtes à la couvrir & à la détruire (a).

De la considération des causes efficientes du Déluge, passons à l’exatnen /> ^Ar-de l’Arche, dans laquelle Nuè & fa Famille furent conservés, che.

Nous devrions présumer, quand même Moyse ne nous ì’auroit pas ap- Spris, qu’un pareil vaisseau n’a point pu être construit fans une direction dcurçgsœ-particulière de Dieu. La longueur en étoit de 300 coudées-, la largeur àesgun.-50, & la hauteur de 30; mais les Savans ne font pas d’accord fur f exac-te mesure de la coudée, dont Moyse parle en cet éndroit. II y en a eu,qui, craignant que Y Arche n’eût pas la capacité requise pour contenir la char-ge qui lui écoic destinée, en ont soit lès dimensions d’une grandeurexcessi-Mais l’opinion généralement adoptée par tous ies Savans est, que

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(a) Senec. Nat. Qutest. L.- III. c. 27.

d'e hauteur perpendiculaire. Le Mont A'thos , qu’on dit faire ombre à Me de Lemnos (dansun espace, suivant Pline, de quatre-vingt & sept milles) n’a pourtant que deux milles perpemdiculaires. Le Caucase n’eit guères plu? élevé (1) : méme on peut monter au sommet datic de Tinétisse, qui pasté pour la plus haute Montagne du Monde, dans l’espacede trois jours(en comptant huit stades pour chaque journée ;) ce qui ne donne á cette Montagne qu’envi-ron un mille Germanique de hauteur perpendiculaire (2). Et les Espagnols affirment que lesAndes, ces hautes Montagnes, du Pérou, en compárailbn defquellès, à ce qu’iis disent, lesAlpes ne sont que des cabanes, peuvent se monter en quatre jours (?).

* Celse ayant objecté que l’Arche, avec tout ce qui étoit renfermé dans fou sein, étoit unouvrage monstrueux & impossible (4), Origine répond que ce Bâtiment ressembloit à unegrande Ville longue de 90000 coudées, &, large de de 25000 (5) ; mais, dans un autre en-droit , i> est un peu plus mod'érë; &, èn admettant le même nombre de coudées que Môyse., i[suppose que c’étoient. des coudées Géométriques,, dont chacune contient lìx coudées ordinai-

p) Voss. M Mel'am. L. n. c . 2. (4) KiAÍntm lírrettra i,K,, e

( ì ) Vifren. Geogr. L. I, c. 10. prop. 3. (5; Origeu. cont.-.Cell, í.» IV, Kitchsi de Atc&

(3; Stilluisfleec s Ong. Sacr. P . J4 .- r , g iC , Noé c. 8.

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