DEPUIS LA CREATION JUSQU’AU DELUGE, Chai-, I. 17?
îe dix'septième jour du second mois (a), qui répond à notre deuxiè-me de Décembre *, pendant que ies autres hommes, plongés dans unefatale sécurité , mangeoient & bu voient, se marioient & donnoient enmariage , jusqu’à ce que le Déluge vint qui les emporta tous (b). Cardans un seul & même jour toutes les fontaines du grand Abîme furentrompues, & les bondes des Cieux ouvertes, & il continua à pleuvoirfur la Terre pendant quarante jours & quarante nuits. Les eauxdu Déluge continuèrent toujours à croître durant l’espace de cinqmois ; & ce fut a la fin du dernier de ces mois qu’elles eurentatteint leur plus haut point d’élevation, qui étoic de quinze coudées
(«0 Genes. VIL 6, 11, 13. (O Matt. XXIV. 38. Luc. XVII. 27.
ble fondée fur le sens naturel des mots Hébreux,sept & sept , & deux Si deux , le mâle & fa femeEle (r). Outre cela, s’il n’y a eu que sept animaux de l’efpèce nette, un d'eux n’a point pus’npparier ; & si nous répondons que celui qui droit de reste avoir été destiné à être offerten sacrifice (2), nous contredirons Meyfe, qui affirme positivement que tous les animaux en-trèrent par paires (z) Ce sentiment étant admis, la capacité que nous avons attribuée à l’Ar-che étant double de celle que Wilkim lui suppose, ne fera pas plus grande qu’il ne faut pource double nombre d'animaux; particulièrement si nous considérons qu’il y avoit dans l’Archesept paires de chaque espèce d’oiseaux, à moins qu’on ne mette dans le Texte Hébreu le motNets, qui a été inséré dans le Texte Samaritain, & dans ia Version Syriaque, auílì-bienque dans celle des LXX. (4).
On a recherché comment Noé a pu rassembler tous ces animaux dans l’Arche : & la meilleu-re solution de cette question est, qu’ils font venus volontairement, poussés à cela par uneespèce d’instiuct (.5), comme I'Ecrituke semble l'Insinuer (6), quoique d’aucres supposentque la chose est arrivée par l'assistance des Anges (7)-
* Plusieurs Ecrivains íè fout trompés à t’égard du jour que le Déluge a commencé, eu Cal-culant depuis 1 Equinoxe du Primeras Mais puifqu’il est incontestable qu’avant le Délugel’amiee a commence a 1 Equinoxe de 1 Automne, le dix-septiéme jour du second mois fera ve-nu vers le tems que nous avons marqué, conformément à la Chronologie Samaritaine-, &,suivant le Texte Hébreu, le septième de Décembre, comme UJier fa calculé (8); le sixièmede Novembre, selon le calcul de quelques autres (9); ou, plus exactement, le vingt & hui-tième jour de Novem re, qui est le calcul de Mr. Whiflon (ro).
Lest une chose qui mérite d’ètre remarquée, que le jour, que Moyfe assigne au commen-cement du Déluge, convient exactement avec celui dans lequel Elutnrqm rapporte qu’ 0 //mentra dans l’Arche; savoir le dix-septième à'/lthyr, qui est le second mois depuis l’Equinoxede f Automne, le Soleil passant alors par le ligne du Scorpion (11): & ne diffère d’ailleufsque d’un jour ou deux de celui qui est marqué par Bérofe, pourvu que nous admettions unechose très probable par elle-même, (avoir que cet Ecrivain, ou ses Copistes, font tombésdans l’erreur dont nous venons de parler, & ont suppose que le Déluge a commencé au fé-cond mois depuis l’Equinoxe du Primeras, qui étoit celui de Diefìus (ir); au-lieuquefévrai mois étoit celui à'/•jpellœus, le second de l’Equinoxe de f Automne.
Les Mahométan, disent que le Déluge commença le dixième jour de Jareb (13).
ij Genes. vil. 2 .
z) Théodore;. jo. in Genes. R, Salo-
mon.
( 3 ) Genes. VII. §, , 6>
(4) Uenc tn loc Heldegg. Hift.Patr. Tom, I.Exac. 17 j. 25.
<5) khnon. >(. de Vira Mosi S , L. II. p. «<îz.Jallalo’ddin m Alkouu ajud Maracc nbr iup.
(fil Genes VI. 20. VII 9 .
(7) Eìkz. ïirke, c. 23-
(íj Ufier. Annal- ad Ann. M- ifijç.
(«j Cieric. in loc
ho) Whiston’s Theoiy, p. 218,
( jí ) Dur- delside flt Olìride, p. z;6. D.í 1Galen. Comment, in L. I. Epid.
( ; 3 ) Eba. Sholinah,
Z 2
Année duMonde1308.
Avant J. C.2998.Sec r. VI.Du Déluge.
Et le Dé -luge com-mence.