Buch 
1/2 (1770) L' histoire universelle jusqu'à Abraham, l'histoire d'Egypte, & l'histoire des anciens peuples de Canaan
Seite
188
JPEG-Download
 

ï 38 HISTOIRE ASIATIQUE, Livr. I.áacT. VII. promesse que Dieu fit à Noé fie ne plus inonder la Terre dun I. éluge, silEtat du avoit déjà. paru auparavant dansées nuées. Car, en supposant même queMonde cétoit un signe arbitraire, & qui navoít quun rapport dinstitution avecavant U promesse dont il sagit, il semble que pour y donner une espèce de seru ,ilDéluge, falloir que ce fût.quelque chose de nouveau; sans quoi ce signe ne parole"guères propre à signifier une chose nouvelle, ou à confirmer une nouvellepromesse. Conformément à cette idée, on a remarqué que les signes, quifont simplement destitution, & dont IEcriture fait mention, ont tousquelque chose de nouveau & détrange, comme une espèce de sceau ajoutéde. la part de Dieu : du moins faut-il reconnoî re, que si Noé navoit ja-mais vu dArc-en-ciel avant ce tems, ce signe dut faire fur lui une imprefcsion plus vive, & donner un plus grand degré de force à la promesse queDieu daignoit lui faire, que si ce phénomène lui avoit été familier avantque les flots vengeurs enveloppassent la Terre (a).

S'ilaíié On a aussi beaucoup agité la Question, sil a été permis de mangerpermis « la viande avant le Déluge (b). La permission den manger expressémentvant le- donnée à Noe après le Déluge (c), à Tordre donné par Dieu immédiate-luge de ment après la création â T Homme, aussi-bien quaux Animaux, de fe nourrirk* viande à végétaux (d) , (ordre dans lequel neít pas fait la moindre mention devtante. âà dAttimaux,) ont fait conclure à quelques-uns que la chose nétoic pointpermise. Dautres néanmoins ont supposé que cette permission etoic tacite-ment renfermée dans la domination accordée à Adam fur toutes les Bê-tes (<?),& dans la distinctiondAnimaux en purs & en impurs; distinctionbien connue avant le Déluge (/), & dont il est très difficile de rendreraison autrement. Dire que cette distinction a été employée par anticipa-tion , est un vain subterfuge: & supposer que cette distinction na été fai-te que pour discerner les Animaux quil étoit permis doffrir en sacrifice,d'avec ceux quil étoit défendu de sacrifier, & non pas ceux quil étoitpermis ou défendu de manger, est un parti qui ne vaut guères mieux ; la'coutume étant doffrir à Dieu les Fruits & les Animaux qui pouvoient ser-vir de nourriture, & non pas ceux qui ne pouvoient etre daucune utilitéau Genre*humain à cet égard,

(a) liurnet's Theory , p. 324, &c. Hei- Ç<Q Oenef. I. 29, 30.

degg Hilt. Patriarch T. I. Exercit. 15. (O lbid. V. 26, 28.

(/,) bid. fcxerc. 19. Z. 26, &c. (/) Genes. VII. L.

(c) Genes. IX, 2,4»

SECTION