208 HISTOIRE ASIATIQUE, Livr. I.
Année da manger de la chair d’aacun Animal, coupée pendant que i’Anima! étoit en-Déluge i. core en vie;Précepte,qu'on a supposé être contenu dans ces mots, Tu neAvant J.C. mangeras point de chair avec son aine qui est son sang (a). On prétend que2 íW* C ette coutume barbare a été en usage parmi quelques Payens (b). Audi,Sect. II. depuis le tems de Mcyje , les suifs n’ont pas souffert qu’aucun EtrangerHistoire de vécût -ru milieu d’eux, à moins qu’il n’observât les Préceptes que nous ve-nons de rapporter; & n’ont jamais épargné dans une bataille aucun deL,. ceux qui les violent.
-- Maimonides dit (c), que les six prémiers Préceptes furent donnés à
Adam , & le septième à Noé. A ceux-ci quelques Rabins en ajoutent d’au-tres, tels que font la défense de tirer le sang de quelques créatures vivantespour le boire ( d ) ; de mutiler quelques Animaux (e) ; de se servir de Sorti-lèges ou d’Art Magique (/) ; & d’accoupler des Animaux de différentes: espèces (g) : mais ce qui nous fait révoquer en doute l’antiquité de ces
Préceptes, c’est qu’il n’en est pas fait la moindre mention danrs I’Ecritu-re, dans Onkelos , dans Jòsèphe, ni dans Philon\ & que, ni St. Jérôme ,- ni Origène , ni aucun des anciens Pères, ne paraissent en avoir eu lamoindre connoissance. "
Cumberland, à qui la véracité des Rabins est très suspecte, croit que lesLoix prescrites aux Patriarches doivent se chercher dans I’Ecriture: &,conformément à cette idée, dans un Traité particulier qu’il a fait fur cesujet (/;), il a montré que les Patriarches, longtems avant que la Loi fûtdonnée à Moyse , ont soigneusement observé les Préceptes du Décalogue,tant envers Dieu qu’à J’égard des hommes; portés à cette observation parles mêmes promesses, ou par la crainte des mêmes punitions, qui furentensuite énoncées dans la Loi de Moyse (ì).
Dku pro - ^ P^ us une Alliance avec i\V (D , par laquelle il s’engageoit à
met à Noé ne plus inonder la Terre par un Déluge Universel, lui donnant l’Arc-en- cielde ne ph% comme un signe, qui devoit servir de garant à cette promesse. II sembleenvelopper q Ue Dieu ait voulu par-là ôter toute appréhension à Noé, lequel, suivantd'un m- JufèpM , tâcha d’appaiser Dieu par un sacrifice, craignant un Délugean-lugè, nue! ; supposition, qu’on a condamnée avec trop de sévérité (/).
Noé %'ap- Noè, étant descendu de la Montagne, s’appliqua à f Agriculture, & plan-plì/jue à ta une Vigne (m); mais les Auteurs Orientaux ( n ) prétendent que la Vi-l'Agricul- gne fut plantée par ses fils. Quoi qu’il en soit, Noé s’étant enivré de vintUTe ' étoit couché dans fa tente tout découvert, ce qui ayant été vu par Caïn ,celui*ci appella ses frères Sein &Japhet, pour leur montrer en quel état
(d) GeneC. IX. 4.
O) Arnob. cont. Gent. L V. Sup. 9.744,Hs» Note L
(c) Yad Hazzakah, Sepher melakim, c, 9.
(d) Rab. Chevilla,
(D R. Chidea.
(f) R. Siméon,
R. Eiezer.
(h) Cumberl. de Legibns Patriarch. in ejusOriginibus Gent. antiquiífimarum.
(i) Ibid. c. 5.
(k) Genef. IX. u, 17.
(0 Joseph. Ant. L. I. c, 3. Heidegg. Ilisi.Patriarch. Exercit. 19. 3.
(m) Genef. IX. 20.
(») Eiuych. p. 43.