DEPUIS LA CREATION JUSQU'AU DELUGE, Ciiap. II. 211Noé mourut âgé de neuf cens cinquante ans, &, suivant la Tradition des Annés’JuOrientaux, fut enterré dans la Méjopotamie, où ils montrent son sépulcre Délugeprès d’un Monastère nommé Dair abunah , c’est-à-dire, le' Monastère de no - 35 °-
tre Père (a}. Suivant une Opinion commune, qui n’a point le moindre Ava ™J-f*fondement dans I’Ecriture , avant fa mort Noé partagea la Terre entre ^fes trois fils, donnant Ì’/Jsic à Se m , Y Afrique à Cam, & l ’Europe à Japhet. Sect ‘Tous les hommes, au moins ceux dont il est fait mention dans l'EcRi-^’jsf ^T URE, étant descendus des trois fils de Noé, qui furent sauvés avec lui dans^ Descen •l’Arche *, nous croyons nécessaire, avant que d’aller plus loin , de don-à;. J
ner une Table Généalogique de leurs Descendans, de même que nous en-—
avons déjà donnée une des Patriarches qui ont vécu avant le Déluge, r!e
{Voyez.la Table ci-jointe). . , Géhéalo-
Le principal dessein de Moy/e étant de mettre par écrit ce qui regardoit^* j esparticulièrement les Israélites, cet Auteur sacré n’a donné entière que la Dvfcen-Généalogie de la Ligne de Sem. Car, pour ce qui concerne les Descen - <imn ,dans des deux autres fils de Noé, son intention paroi t avoir été de les sui-^ oe °vrejusqu’au tems de la Dispersion, afin de conserver à la postérité lesnoms des premiers Fondateurs des Nations, & de les laisser ensuite-là;care’est une chose qui mérite d’être observée, que,quoiqu’il soit fait mentiondans l’Histoire de Moyfi de différentes personnes d’entre les Canane'ens , com-me étant le Peuple avec qui les Israélites ont eu le plus d’affaires à démêler,cet Ecrivain n’a pas conduit plus loin la Généalogie de cette Branche deCam. Au contraire, en y prenant garde , on verra qu’elle est plus courted’une génération que celles de Mizraïm & de Cus. D’un autre côté, l’E-citirUEE ne nous apprend guères autre chose des Descendans de Sem, queleurs noms & sage des Patriarches dans la Ligne de Pèleg, jusqu’àcequ’onvienne à Taré le Père à’Abraham , en la personne de qui ce Période finit.
Mais, ce qui manque dans l’Histoire Sainte,les suifs ont eu soin, suivantleur louable coutume, d’y suppléer par les Fictions de leurs Rabins , gensqtli n’ont pas leurs pareils au monde dans l’Art de débiter des folies, & din-
(a) D’Herbel. p. 677.
prouver dans la fuite. Que si fou admet cette supposition, Noé, n’ayant d’autres enfans queles trois fils nommés p*r Masse, n’a pas pu par conséquent régner dans la Chine.
Au reste, nous serons plus en état de prononcer fur cette question , quand nous feronsparvenus à l’Histoire des Chinois ; à l’égard de laquelle nous espérons trouver quelques se.cours dans la nouvelle Histoire de la Chine , publiée depuis peu en Italie , & écrite par unMandarin } qui, à ce qu’on nous a dit, a démontré, que dans tout cet Empire il n’y a aucun 1Mémoire Autentique de ce qui s’est passé 2 ou 3 Siècles avant J. C. .
* Outre ces trois fils, quelques Auteurs Juifs disent que Noé en a eu un quatrième,nommé 2 ontko, qui, à ce qu’ils assurent, enseigna2’Astronomie & apprit hNimrod le Mé-tier de ia Guerre (1). Les Traditions Mahométanes ne donnent, généralement parlant, quetrois fils à Noi.-. cependaut un Ecrivain Arabe ízv, mention d’qn quatrième , nommé MajejhmC 2 ) ? si 11 ’ "àquit probablement après- le Déluge!
( 1 ). Judiaiìíi. k> l-5> • (z) Abdslrahman Ebu Abdallah apurf d’ìïtt*-
bel, inbliorh. Oneet, Art, Ncuíi. .