220 PI I S T O I R E ASIATIQUE, Livr. I.
Année du can de ses fils ; mais les affaires que les Israélites eurent à démêler avecDéluge leurs deseendans, forment une grande partie de l’Hiítoire Judaïque , & se-350 - ron t traitées en leur lieu.
Av ™|' C * Nimrod étoit le sixième fils de Cus *, & suivant toutes les apparences" 4 Jj beaucoup plus jeune qu’aucun de ses frères, puisque Mayse fait mentionF ' C . T “ J g des enfans de Ragmah, son quatrième frère, avant que de parler de lui.NoéTê fiue l’Historien sacré dit de lui est très abrégé, & cependant il en ditses bífcen- davantage que d’aucun autre de la postérité de Noé , jusqu'à ce qu’il soitd.tr.s. parvenu à Abraham. II nous apprend, que Nimrod commença à devenir puis -saut sur la terre ; qu’il étoit un si puissant chasseur devant P Eternel, que la cho»rod! im " étoit comme tournée en Proverbe ; & que le commencement de son Règnefut Babel, & Erec, b Accad, Laine au Pays de Sçinhar (a).
Ces paroles de Moyse ont donné de grandes idées de fa force & de fa va-leur. Les uns le représentent comme un Géant (b) f ; & tous en généralle regardent comme un grand Capitaine. Par ces mots, un puissant chasseur ,la plupart des Savans ont entendu , qu’il étoit un grand tyran : mais quel-ques Rabins (c) y ont donné un sens plus favorable, disant que Nimrodavoit une force & une adresse particulières pour la chasse , & qu’il offroicà Dieu en sacrifice le gibier qu’il prenoít ; & plusieurs Modernes font desentiment, que ce passage doit uniquement s’entendre de la chasse (d) Z,& ne contient en aucune manière une métaphore pour désigne/ des ac-tions tyranniques. II est certain que la phrase, devant PEternel, est suscep-tible d'un sens favorable, & sert quelquefois à désigner les bonnes quali-tés de quelqu’un ; mais, dans cet endroit, la plupart des Interprètes y don-nent une autre explication j.
La Chasse doit avoir été une occupation très utile & très nécessaire dans
les
(01) Genes. X. 8, 9, io. (r) Aben Ezra, Kimhi, & Grot.
(-) Eutych. Annal. p. 63. Abu’lfarag. (d) Bochart Phaleg, L. IV. c. 12. Peri-p. 12. zou. Orig, Babyl. c. 12. p. 230.
* Quelques Auteurs Mahométans confondent étrangement les Généalogies des fils de Noé.Un d’eux dit, que Nimrod fut le fils de Canaan , & frère de Cus , à qui les Persans donnentle surnom de Fil dendan , c’est-à-dire, Dent d Eléphant (1)-
t Le mot Hébreu Gtbbor , que nos Versions rendent par celui de puissant, est rendu parcelui de Géant dans la Version des LXX. (2).
§ Un Ecrivain , dont /autorité est de grand poids dans l’O rient, a un sentiment assez fin-gulíer ; savoir, que Nimrod nourissoit de ce qu’il prenoit à la cnasse ceux qui construisoientla Tour de Babel (3)*
| La phrase, devant l'Eternel, paroit être indifférente en elle-même, & u’être employéeque par une espèce d’exagération: cependant, comme ces mots se trouvent souvent dans despassages où il est question d’actions mauvaises, St. Augustin, prétend, qu’au-lieu de devantÇ Eternel, il faut les traduire, contre l’Eternel (4); interprétation, qui a été adoptée par plu-sieurs Savans (5). Le Targum de Jérusalem , & çelui de Ben Uzziel, donnent l’un & l’autreun mauvais sens aux mots dont il s’agit.
(*) The Author of Lobb. al Tawarikh . apisd (s) Aug. de Civil. Dei, L. XVI. c. 4.
D Herbe!. Bibl. Oiient. Art, Nemrod. p. S 68 . (5) Joh. Sarisbur. Policrat. L. I. p. r;. St
r) ÍL en ,ss' x - *• L. V 1 U. p. J55, Nie, Abiam, rharus Ver. T, LtV,
{$) Aou liaxag, Hist, Dynaft# p» ir. 6» 5, K.