DEPUÍS LA CREATION JUSQU’AU DELUGE,Chap. II. 227
tions des mois, ayant appris ces secrets de Noé (a). Ceux , qui confon-Année tíudent Sem avec Melchi/édec, le font Auteur du P/eaume 109 *, & d’un Trai- Délugeté de Physique (ó) f. Quelques-uns prétendent qu’il a été le préraier Roi 35 °-de la Terre, & qu’il a fondé trois Villes, une dans chaque partie du Mon-de connu par les Anciens §. *
Les Ecrivains Orientaux disent que Sem , conformément aux instructions'données à cet égard par Adam & par Noé (c) , prit, conjointement avec %Melchisédec , le fils de Phaleg, le Corps d’Adam hors. de l'Arche; &, qu’é *fes befien-tant conduits par un Ange , ils le portèrent fur le mont Calvaire , où ils à.
l’enterrérent : après quoi Sem laissa Melchisédec (à qui il venoit de conférer--
l’Ordre de la Prêtrise) pour garder le sépulcre; & prétendent qu’à son re-tour il mourut en chemin, H fut enterré ( d ). Quelques-uns soutiennentque Sem n’enterra dans cet endroit que le crâne à'Adam , que Noé lui avoicdonné (s).
Ceux, qui cherchent à concilier la Mythologie Fayenne avec ITIistoirede Moyse , font fort embarassés à trouver parmi les Dieux, ou les Héros,quelqu’un qui en nom ou en caractère ait quelque ressemblance avec Sem;
&, pour se tirer d’affaire, ils ont été réduits à la ridicule nécessité de fai-re de lui le Dieu des enfers J.
.. 'ru- ■ .
Ça) Eliezer Pirlíe, c. 8. (d) Ebn Amid, p.'13. Eutych. Anna!.
(b) -Scip. Sgambat. Archiv. Vet. T. L. I. p. 50.p. 165. (<) Supr. p. 132. Nót. *.
(r) Sup. p. 131, 132. Not.
* Les Juifs, qui ont été suivis par plusieurs Auteurs Chrétiens, tant anciens que moder-nes, font de ce sentiment, qui n’a pas le moindre fondement dans I’Ecriture: & il n ’ e stnullement vraisemblable que ce Patriarche ait renoncé à la Souveraineté qu’il avoit sur sapropre branche, pour aller s’établir dans le Pays d s Canaan, & y être soumis à la domi-nation d’un autre, qui devoir être son serviteur (i), savoir Cam. Les Savans qui ontadopté cette opinion , y ont été portés , pour s’être attachés trop scrupuleusement au cal-cul Hébreu (2) , & , peut-être, pour avoir regardé la tradition des Juifs comme étant dequelque autorité (3). Ce n’est cependant que depuis le tems de Jojèphe, qui ue parle deMelchisédec que comme d’un Roi Cananéen (4), qu’ils en ont fait le même personnage queSem'-, notion, qui paroit-avoir été entièrement.inconnue à St. -Paul (z).- Les Chrétiens 0 -f ientaux disent que Melchisédec à été le fils de Plialeg (6); car la Chronologie des LXX.,qui est généralement reçue parmi eux, ne permet pas qu’011 prenue ce Prince' pour Sem, Unsavant Auteur Syrien , qui tient uné elpéce de milieu entr’eux & les Juif ,, prétend queMelchisédec a été le fils de Sem (7). . .
t Le Manuscrit Hébreu de ce Livre sc trouve, à ce qu’on prétend, dans la Bibliothè-que dé l’Electeur de Iìaviere (8).
S Ces trois Villes font Sebta [ou Ceuuí] , Ville maritime en Afrique [fur.les Côtes deBarbarie ], Salernum en.Italie, & Salem en Judée (9). D’auires prétendent qu’íl ( a feulementfondé la dernière de cçs.Villes, 'qu’ils supposent être Jérusalem, sioj. ",
| Comme ces Auteurs, qui s’imagiuent trouver quelques traits de reslèmblance entre Sa-
(rj Genes. IX. ra.
fr) Cumbetl. on Sanchcn. p. 47 .
{l) tbid. p 174-U) Joseph. Antiq. L. I. c. n.
(?) HUbr. VII. 2.
( 6 ) i-bn Amid. p. IZ. Eutych, Annal. p. JO ,
(7) Abu’ifarag. H'st. Dynast- p‘. 10.
(í) Caimct, Dict; de la Bible. Art; Sem.
(sj Scip. Sgambat. Archiv. Vet. T. J,, I. p,
65. , ,
(10) Shalsh. Hakk. p. sj, a .