DEPUIS LA CREATION JUSQU’AU DELUGE, .Chap. II. 22-
Jrphaxad, ou, comme les Masorètes Jifent ce nom, Jrpachshad , le troi- Année daíiéme fils de Sem , a eu l’avantage par dessus ses frères , que la Ligne Pa- Délugetriarchale a été continuée par lui. Plufieurs dérivent le Nom aussi- bien Avant J. c.
que la Nation des Chajdîm ou Chaldéens , à'Jrphaxad * : & cette Opinion 35 °*
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qui, étant coifiptés à raison de huit stades dans un mile SItalie, font soixante miles (x). Histoire de
La Ville de Réhoboth est supposée par plusieurs être Réhéboth fur VEuphrate, la même ap- Noé., & deparemment que Rahabat Malek , située quelques miles au dessous de l’endroit où le Khahur ses Dcfcett »lè va perdre dans 'CEuphrate (2). On croit auíïï que Réfen est la Resania des Anciens, eu dam.
Mésopotamie , qui existe encore sous le nom de Ras alain, c’est-à-dire, la tête Je la fontaine, --
à cause de plusieurs sources (Lc emr’autres celle du Khabur) qui se trouvent en cet endroit.
Cette Ville est auíîi appellée Ain Wurdàh. Mais d’autres placent Réhoboth & Réfen plus prèsde Ninive, & objectent que ces Villes 11e situroient être Rahabat & Ras alain , parce quecelles-ci ne font pas en Assyrie, qui est à l’Orient du Tigre. 11 s supposent, que Réhoboth estla même Ville que la Birtha de Ptolomée , ou la Virtha d ’Amman Marcellin (3J , située àl’embouchure du Fleuve Lycus , donc les ruines présentés de Ninive sont éloignées de la dis-tance de quelques miles au Septentrion; &la raison qu’iis en allèguent est, que Birtha signifieen Chaldéen la même choie que Réhoboth en Hébreu, lavoir des rues. Pour prouver plus clai-rement encore que la même Ville est désignée par deux noms dissérens, il faut se rappellerque Ptolomée place auíïï une Ville nommée Birtha sur f Euphrate , près de l’endroit où nousavons supposé qu’étoit sature Réhoboth ; & il est inutile d’objecter ici, qu’il en marqué lasituation au dessus du lieu où le Khabur se jette dans f Euphrate , Ptolomée faisant à chaqueinstant de ces sortes de bévues. On pourroit plutôt objecter, que Moyse semble avoir donnéà toutes les Villes dont il fait mention les noms qu’elles portoient dans les Pays ou elles étoiencsituées, autant que l’ortographe Hébraïque pouvoit le permettre: mais dans ces sortes de cas,il faut donner quelque chose à la conjecture; & , faute de mieux , uous pouvons croire que!Birtha ou Fïrtha, ont été mises pour Réhoboth .
Calah , la Ville suivante, est supposée être Valach , située aux environs des sources du Fleu-vq Lycus (4), de laquelle Strabon fait la Capitale d’une Province appellée Cale chine , quisemble être la même que la Calacine de Ptolomée, au dessus d ’dditéène vers le Mont M-phates. Bochart la croit la même que Haluh, où les Israélites furent conduits prisonniers(Z) ; le Heth étant quelquefois changé en Kaf, comme cet Auteur le prouve par quelquesexemples (6).
Si nous étions furs de bien connoître la situation de Calah , par cela même celle de Réfenseroit trouvée; car Moyse place Réfen entre Calah & Ninive : ce qui nous suffit pour n’étrepoint obligés d’avoir recours à la supposition que Ré ter, est cette Larissa que Xénophon ditavoir été une grande Ville (7); ce que Moyse affirme aussi de Réfen. Au reste , la différen-ce de noms ne doit point faire de peine , les Grecs étant en pusseffion d estropier les nomspropres des Langues étrangères. II faut avouer pourtant que Larissa nous (èmble être trophors de la route, pour être la même Ville que Réfen, ayant été située fur le Tigre au midide Ninive ; au - lieu qu’elle auroit dû l’être au Septentrion , & assez éloignée du Fleuve,pour se trouver sur la route entre Ninive & Calah. Il y a pourtant apparence que Réfena été une Ville daus le voisinage de Calah & de Ninive.
* Quelques Rabins sont de ce sentiment (8), & Jofèphe affirme la même chose. Arpha-vad, dit cet Historien, a été celui diaprés qui ont été nommés les Arphaxudéens, à présentappellés Chaldéens, dont il ètoit le Souverain (9). II n’a certainement point voulu dire, comme|e croit le Dr. Wells (io), que le nom des Chaldéens est directement dérivé de celui d 'Ar-phaxad ; mais, à ce que nous croyons, le sens de lès paroles est, que le nom de Chafdîm en
(t) The Preachers Travels, x. 89.
(î) Googr. Nub. Clim. 4. Part. S. p, 109.
(3 ) Amman. Marcell. L. XX.
(4) Geogr. L. II.
(1 ; r. Rois XVII. L. & XVIII. u.
(fi) Bochart. Phaleg L. I v - c - ",
(7) Xeaoph. Anabas. L. II 1 -
(8) Geáal. in Shalshe'. Hakkab. p. 9Z.
(9) Joseph. Antiq L. 1. c. 7 .
(ró) Wells Geogr. of theOltl T. VqI.I. p. lt7 .
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