230 HISTOIRE A S I A T I QU E, Livr. IL
Année du paroit P lus raisonnable, que celle qui les fait descendre de Chèjed , fils deDéluge Nacor , frère $ Abraham ; quoique les Chafdîm ayent peut-être eu une autre
350- origine, car I’Ecriture n’en dit absolument rien. Quelques Auteurs Ma-
Avant J.C. y m ^ ans prétendent qu ’Arphaxad a été en même tems Prophète & Apô-2<548 ' tre, & disent que ses descendans ont été les principaux Souverains desSect. II. jsjgrions d,u Monde *. /lrphaxad naquit la centième année de la vie deí ' on ^êre, deux ans après le Déluge (a) ; &, après avoir engendré un fils,sesDefien - n 135 de son âge (b), il.mourut, ayant vécu en tout 438 ans (c). C’est-
dans. tout ce que I’Ecriture rapporte de lui: brièveté, à laquelle plusieurs Au-
teurs ont suppléé par des conjectures f.
Avant T. C.
2996.
(a) Gerres, XI. 10.(b~) Ibid. v. U.
CO Ibid.
V. 12.
est dérivé, c’est-à-dire, de tbo, les trois dernières lettres d ’Auphaxai (1); & de Chaf'ímles Grecs ou t fait Chaltlei au-lieu de Chasdai , en changeant la lettre / en /. Ce qui donne unnouveau degré de force à cette conjecture, c’est, d’un côté que les Chaldéens ont été appel-lés Khafiim (2) avant que Cké/ed fût né (3), & de sature, qu’ils formoient déjà une Nationdans le tems qn 'Abraham sortit de fUr des Khafdim (4) ; tems dans lequel Chèfed n’étoit nivieux, ni assez puissant pour avoir bâti des Villes & être le Fondateur d’un Peuple. Et cetArgument est si fort, que Bochart & d’autres, pendant qu’ils traitent cette étymologie dc chi-mère , font obligés d’avoir recours au subterfuge ordinaire en cette occasion, savoir que Ur aété appellée l 'Ur des Chaldéens , par une espèce d’anticipation (5), qui peut difficilement avoirlieu ici pour les raisons qui viennent d’être alléguées. Après tout, 011 ne fauroit rien dire deparfaitement certain fur ce point, & on peut nier fans faire aucun tort à I’Ecriiuue, que lenom de Khafdim vienne KArphaxad ou de Chéfed.
II y en a qui composent le nom d’ Arph'txai de itio , Rasa Khashed, c’est à dire , le.Prélat de la Chaldée, supposant qu’il a été donné à Cainan comme un nom de dignité (6).
* Suivant une Tradition Mahométane , attribuée à Ebn Abhâs , Sein étant appelle par Noé,à la pointe du jour, pour affilier à la prière du matin, fe leva & éveilla ses en fans ; mais Ar-phaxad fut le seul qui allât avec son Père trouver Noé, qui leur donna fa bénédiction & priapour eux: fur quoi Dieu révéla à Noé, que le don de Prophétie & celui de l’Apostolat, fe-rment accordés aux eiifans de Sem, & d’une façon particulière à la famille, à'Arphaxad sonfils ainé: que ces dons ne lui (croient jamais ôtés, ni transférés à un autre; & que la mêmefamille posséderoit la prérogative de donner des Souverains aux autres Nations, prérogativedont les Perses , les Grecs, les Romains, & les Arabes , dévoient jouïr successivement jut-ques à la fin du Monde (7).
t Un certain Auteur fait de lui un des Rêplv/im (en conséquence de l’étymologie qtilkdonne de son nom) supposant que ces Réphaùn (terme qui signifie Restaurateurs ou Médecinsdes Ames) étoient des Croyans, envoyés par Noé pour rappelles le Genre-humain au Cultedu vrai Dieu. II affirme de plus, avec auffi peu de fondement, que Caïn,m ou Arphaxad(dont íl fait une íèute & même personne) écoit le Fondateur de l’Empire de la Cime ; quela Secte des Bonzes sut introduite au 'Japon par lui ou par ses Disciples ; que les Braclamncscommencèrent à paroître en Chaldée peu après l’arrivée de ce Patriarche dans le Pays d'L-tham (où Noé f envoya avec une Colonie) vers Pan 68 ciu Déluge ; & qu’à la tête de cetteColonie étoit un certain Tanìvi, nom qui est rendu eu Hébreu par celui de Rapha, c’est-à-dire,' de Médecin, dans un sens moral (8).
ki) Lightfoot Oper. Vol. I. ?• W-(*) Genes. XV. 7 .
( 3 ) Genes. XX U. M,
! 4) Genes. XI. zi.
(;) Bochart ïhaleg L. II. c. 4 . Heidcgg-Bi»-Jatmarcfi. T, I, p. 43s. §. 4z.
(S) Boldue de Ecclesia ante Legeni , L. II.e. 2.
(7) D’Kerbelot » Biblioth. Orient. Art. Noël»,,x- «77. -* ■
(2) BoItliie de Ecoles, ante Eegern » L. N. c» z,S «P» p- 13 S.. Not, U