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1/2 (1770) L' histoire universelle jusqu'à Abraham, l'histoire d'Egypte, & l'histoire des anciens peuples de Canaan
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DEPUIS LA CREATION JUSQU’AU DELUGE, Chap. II. 435

qu’on suppose ordinairement avoir été le même Personnage qu ’Eber , fut Année duenvoyé pour convertir une de leurs Tribus nommée M,q\xì étoir infectée Déluged’Idolâtríe,& que Dieu extermina presque entièrement dans la fuite,pour cavoir refusé d’écouter ce saint Emissaire (a). Us disent auíîì, qu’il íinit ses 2597!jours dans la Province de Hadramaut , où ils montrent encore son sépulcre, § FCT jjprès de Mcrbât, & à deux miles de Hâsee un port de la Mer des Indes: il - *

y a aux environs de cet endroit une petite Ville, qui porte à présent lenom de Kaber Hûd , ou du Sépulcre de Hud ( b ). f ei ij e p cai .

Quelques Savans attribuent à Eber d’avoir bâti la Ville de Hébron en Canaan, dans.

& celle de Tan'u en Egypte; mais fans aucun fondement (c). D’autres ra p- ■ - ' . . -

portent l’Age d’or au tems de ce Patriarche , & de son fils Péleg (d) : & ,pour dire le vrai, si l’on admet la supposition qu’il y a eu pour le Genre-humain, depuis le Déluge, un Etat heureux & innocentai faut que ç’aicété pendant la vie de Noé & de ses trois fils (e), e’est- à-dire , durant letems que leur Postérité continua à habiter son prémier Séjour, & avantquelle partît pour s’aller établir dans le Pays de Schhar. .

Eber eut deux fils, Péleg & Joktan. Péleg naquit immédiatement aprèsla Dispersion; & ce fut à cette occasion, que ce nom lui fut donné *. Levénérable Bède affirme, que ce fut de son tems qu’on commença à bâtirdes Temples, & à rendre des Honneurs divins à différens Chefs de Nations.

Quelques Ecrivains disent, qu'à la mort de ce Patriarche, il survint de vio-lentes contestations entre ses fils & ceux de Ion frère J'oktan ; & que cet-te désunion fut une. espèce d’achemínement pour les hommes à se bâ-tir des Châteaux , afin d’y être en fureté contre les attaques de leurs en-nemis (/).

L’Ecriture ne fait mention que d’un fils de Péleg , auquel les Orientauxen ont ajouté un autre mentionné dans l’EcRnmtE, qui cependant n'enparle pas comme d’un fils de Péleg , savoir, Melchifédec (g). ifs disent qu’ill’engendra deux cens & neuf ans après la naissance de son frère (/;); sen-timent plus raisonnable, à tout prendre, que celui des Juifs , qui leprennent pour Sent, Nous avons déjà rapporté quelques particulari-tés de ce Personnage, & nous aurons peut-être occasion d en dire plusdans la fuite.

Juktan passe généralement pour le frère aine de Péleg ( i ), à cause

(d) Pocoek. Specim. Hist. Arab. p. (f) Abu’lfarag. p, 12.

D’Herbelot. Bibl. Orient. Art. Houd. (g) £bn Amîd. p, 28. Eutjclr. Annal, p*

(D lbid. Art. Cabar Houd. 48.

(O Heidegg, Hist. Patriarcb. Toin. II. (L) Ebn Amîd. ibid.p. u. 13. (O Ebn Amîd. p. 28. Ltitxcb. Aimai.

{à) Gordon, Chron, L. ]I. c. 2. p. 48.

Q) Bochart. Phaíeg. L. I. c. 1.

* Le mot Péleg ou Phaleg signifie Divì/ìon- La Division de la Terre , & la Dispersion ditGenre-bumain, arrivèrent incomestablement en même tems , quoique plusieurs Auteurs, &particulièrement ceux qui suivent la Chronologie Hébraïque , mettent quelque intervalle entesLes Evèuemens, comme nous le ferons voir dans la fuite.