DEPUIS LE DELUGE JUSQU’A ABRAHAM, Chap. II. 29 j
fions (a). Et celui des Defcendans de Sem est terminé par ceux-ci: Ce font- Sect. Vs,là les Ertfans de Sem, selon leurs Familles & Langues , en leurs Terres & Na~ Dìsper/ìonfions (-). Tous ces Textes, (comme l’a parfaitement bien remarqué le savant du Genre -Mède (0> prouvent évidemment que cette grande Division, dont nous âmàparlons, fut faite méthodiquement, 6e ne fut point une Dispersion confuse & Aà duirrégulière, dans laquelle chacun alloit s’établir où il le trou voit à propos (d). eOn peut voir un double ordre observé dans ces prémières Peuplades. Avant j C.Prémièrement, elles furent rangées selon leurs Nations ; & ensuite, chaque 2597.
Nation fut rangée selon ses Familles : tellement que chaque Nation demeu--*
ra, & eut fa portion dans la même Région; & que, dans chaque Na-tion , les Familles auffi demeurèrent, & eurent leur portion dans le mêmePays; car le vrai Sens des Textes que nous venons de citer, semble êtreque le Pays, ou la Portion particulière de chaque Famille, étoit une par-tie de la Portion générale qu’avoit eue en parcage chaque Nation.
Ceux qui ont entrepris l'Histoire de ces prémiers Etablissemens des En- Des pré.fans de Noé , ayant principalement fondé leurs conjectures fur la ressem- mièreìvêu -blance des Noms, guide qui ne mérite certainement pas la confianc Qpiadesquique quelques-uns lui ont accordée, d’autres ont eu la précaution de poser^ répands.quelques Règles pour fe conduire plus sûrement dans cette recherche (e) : ím
Règles qu’on peut réduire à ces deux-ci. 1. De prendre pour principal gui-de f Ecriture, fans négliger pourtant les lumières que nous peuvent four-nir des Ecrivains Profanes. L. De chercher les prémières Transmigrationsà une distance raisonnable, & de les placer dans un ordre suivi, cher-chant les Familles où nous trouvons la Nation, & la Nation où nous trou-,vons les Familles. Ces Règles, à ce qu’il nous paroit, doivent être ad-mises: mais une troisième, savoir, que ces Nations, dont les Famillesfont nommées par Moyse, ont fixé leur séjour dans le voisinage de la ju-dée , nous paroit sujette à trop d’exceptions pour mériter le nom de Rè-gle; puisqu’il est clair que le dessein de cet Historien a été d’expliquerf Origine de tous les Peuples de la Terre, au moins de ceux qui luiétoientconnus, & non point seulement de ceux qui avoient quelque rélation avecles Juifs, ou qui en étoient voisins.
Mais, après tout, cette recherche est une de celles dont il ne faut pass’embarasser plus que de raison; la possibilité de remonter aussi haut que làDispersion de Babel ne regardant l’Origine que d'un très petit Nombre deNations. Depuis les prémières Peuplades du Genre - humain, les Paysont souvent changé de Noms, & les Peuples de Pays, fans que les Histo-riens ayent fait mention de ces changemens *. Nous pouvons faire des
(a) Genes. X. 20. (J) Well’s Geog. ofthe Old Test.Vol. i.p. 93,
(b) ibid. v. 31. (?) Mede’s Works, and Well’s Geogr. of
(c) Mede’s Works, B. I. Dise. 49, 50. the Old Teslam. ubi sup.
* Quotidie aliquid ìn hoc magno orbe mutatur, nova ttrbiwn fundanienta jaciuntur , novíì£enttum tiûlili'M , txtin&is norninibus prioribus , oriuntur (>)»
(O Sense. de Consul, ad Albin,
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