296 HISTOIRE ASIATIQUE, Livr. I.
Sect. VI.ce. Outre cela, on peut tirer une forte objection contre cette opinion,DifperíìGtt âe ce que les Lydiens , ayant premièrement porté le nom de Mceones, com-du Gtm-e- me tous les Anciens le reconnoiffent, ont été ensuite nommés Lydiens d’a-Humain. près Lydus , fils d Atys ( a ) : à moins que nous ne supposions que les GrecsAnnée du s on t trompés , & que le nom de Mceohes ayant été aboli, ce PeupleDelu p avoic repris son ancien nom de Lydiens ; changement qui est arrivé plusAvant J.c. d’une fois. Mais, même dans cette supposition, nous devons peut-être25 97-, considérer la Lydie comme ayant été possédée par les Ludím , ou Postérité
-de Lud, dans une seconde ou troisième Transmigration, & chercher Lud ,
auíîì-bien que la prémière Colonie dont il étoit le Chef, plus près de sesFrères ; mais ici la ressemblance de noms, qui ne manque presque jamaisau besoin, nous abandonne entièrement.
Aram. 5. La Mésopotamie & la Syrie , comprenant les Contrées à l’Occident deV Assyrie jusqu’à !a Méditerranée , paraissent (si nous en exceptons la Phé-nicie & la Palestine ,) être entièrement tombées en partage à Aram , cin-quième & dernier Fils de Sem, dont le nom est donné dans I’Ecritu*r e à tout le Pays, & à chacune des Contrées particulières qui le compo-soient.
11 y a apparence que ce sut dans ce Pays, ou du moins près de-là, queUz. les quatre fils à'Aram Rétablirent. 1. Tous les Savans font d’accord qu’C/z,l'ainé de tous, bâtit Damas , & donna son nom à la Contrée où se trou-ve cette Cité (W ,• Contrée qui parait être différente d u Pays d 'Uz, oùJob faisoit son séjour, & qui étoit situé du côté à’Edom. 2. Bochart supposeHui. que Hul est allé demeurer en Cholobétène , qui est une partie de la grandeArménie , dans laquelle il trouve plusieurs Endroits dont les noms commen-Géther cenc P ar ou Col (c). 3. Gétber , suivant Jostph ?, fut Prince des
Bûclriens (d); mais la Ba&riane n’est pas comprise dans la portion de Sent,& est d’ailleurs trop loin pour une prémière Transmigration: & si noussupposons qu’il a demeuré aux environs du Centrites , entre l ’Arménie <Scle Pays des Curdes , ce n’est pas que nous croyions, comme a fait Bochart ,M que f’Affinité des noms doive .nous y porter. 4. Mash ou Meshek , qua-as ' trièrae fils à'Aram, est supposé être venu S’établir en Arménie aux envi-rons du Mont Mafias , le même qu’on prend ordinairement pour Ararat ,& que les Arméniens appellent Masís. Etienne donne le nom de Masceniau Peuple qui habite près de cette Montagne. Bochart (e) réfute la notionde Josèphe (/), qui dérive de ces Mafieni les Mésanèens qui demeuraientaux environs de l'Embouchure d u Tigre , ne faisant point attention qu'ilzont tiré leur nom de leur situation entre les Fleuves. Cependant lesArméniens eux-mêmes ne s’attribuent pas l’honneur d’avoir quelqu'un de laLigne de Sem pour leur Ancetre, mais disent qu'ils sont descendus de Ti?-garmah de la Postérité de Japhet.
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(D Herod. L.. I. Strâbo L. XIII. PKniusL. V. c. 29.
C'Ó Joseph- ubi sup.
(e) Bochart ubi supra.
(f) Jofeph. ubi supra.
00 Bochart. Phaleg. L. II. c. 9.
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i}ì) Bocíiarc. Geogr. Sacr. L. IL c. 8. Jo-seph. Antiq. L, 1. c. 7.