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1/2 (1770) L' histoire universelle jusqu'à Abraham, l'histoire d'Egypte, & l'histoire des anciens peuples de Canaan
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300 HISTOIRE ASIATIQUE, Livr. I. ,

Sf.ct. VL tiens , & en partie des Ethiopiens. 3. Les Léhabim font, à ce qu’on suppo*Dispersion se, les mêmes que les Lubim , qui, conjointement avec les Sukiens & lesùu Genre- Cuffites , accompagnèrent Sciscak , lorsque celui-ci vint à’Egypte pour assié-Aiínéedu § er Jérusalem (a). Ainsi il y a apparence que ces Léhabim ont été lesDéluge Libyens de la Cyrèna'ique , ou la Libye proprement dite. 4. Les Napbtuhìm ont401. été s’établir dans la Marmarique, près de la JCyrénaïquc , à ce que prétendentAvaiv. J.C. quelque Auteurs (b) ; & l’on remarque en général, que les Egyptiens don-noient le nom de Nephthys à toutes les Frontières d’un Pays, & à tous lesLenanim. Promontoires lavés par la Mer : mais Bochart aime mieux placer les Naph-Napiitu- tuhim fur lés Côtes de ia Méditerranée que fur celles de la Mer Rouge, àhim. cause que les Troglodites & Ichthyophages , qui habitent ces dernières Côtes,font appelles dans I’Ecrituke Ziyim & Sukiens (c). Quelques-uns mettentles Na htuhim aux environs de Noph ou Memphis , en Egypte (d). Lespaikusim. Pathrufm font incontestablement les Habitans de Pathros , que quelquesAuteurs prennent à tort pour Péluse-, & d’autres, avec plus déraison,pour la Thébatde ou la haute Egypte , qui est distinguée de la basse Egyptedans l’Histoire Profane, auíïi-bien que dans l’Histoire Sacrée (e). Ezé-chiel (f) & Esaïe (g) en font mention, comme étant distincte de l'A>gyptet mais il paroit par Jêrémie, que le Pays de Pathros est, ou une Par-tie de ce Royaume, ou une Contrée adjacente; puisque ce Prophète enparle comme d’un Pays voisin de Migdol, de Taphnès , & de Noph (h),Císluhìm. qu'on fait avoir été des Villes ou des Contrées d’Egypte. 6. Les Cajìuhìmfont supposés avoir habité aux environs du Mont Cassius, dans cette Partiede la basse Egypte appellée Cajsiotis par Ptolomèe & par quelques autres, parcequ’ìl semble qu’il y ait quelque affinité entre les noms. Mais fans tropfaire de fond fur cet argument, on peut présumer que ceux dont il s’a-git , demeuroient près des Caphtorim (puisque les Philistins paroissent êtredescendus de ces deux Peuples (i),) & par cela même en Egypte. Bochart ,trompé par le sentiment des Juifs touchant Caphtor, les place dans la Col-Philistin, cltide (k ), présentement nommée Mingrélïe. Pour ce qui regarde les Phili-jtirn , qui, dans ce que Moyje raconte de la Dispersion, sont représentés com-me Defcendans des Cajluhim (/), nous considérerons leur Etablissement pri-mitif en Egypte avant que d’aller s’établir dans le Pays de Canaan, lorsqueCap’uorim. nous ferons parvenus à leur Histoire particulière. 7. Les Caphtorim, qui ontété les derniers Defcendans de Mizraïm, font,comme le remarque Bochart(m), regardés par tous les Pères comme ayant été les Cappadocìens , & Caphtorcomme la Cappadoce ; opinion à laquelle la'Version des LXX. est entière-ment favorable (n). On ne sauroit douter qu’en cela ils n’ayent suivi les

(d) 2. Chron. XII. 3.

(*) Bochart Phaleg. L. IV, c. 2òó Idem ibid.

CQ £&ie XIX. 13.

09 , B ; ? c, '» r t Phaleg. L. IV. C. 3 i

m.

Ò) Elàie XI. v. 1,.

(L) Jdrém. XLIV. v. r.

(i) Confer. Genes. X. 13. cum Deur. II*2Z. Jérétn. XLVII. 4. & Amos. IX. 7.

(k) Bochart. Phaleg. L. IV. C. 31,

(0 Genes. X. 13.

0 »),Bochart L. IV. c. 33.

(») Dent. II. SZ.