DEPUIS LE DELUGE JUSQU’A ABRAHAM, Chap. II. 305
cì-dessus. Plusieurs Ecrivains modernes néanmoins, par une erreur quesecr. vi.nous ne saurions nous empêcher de relever, ont placé Magog en Syrie. Cet- j)if per /; 0 ‘ nte erreur étoit trop groflìère, pour que Eochart y tombât: cependant il n edu Genre.laisse pas de supposer que Magog lui-même a donné son nom à une Ville Humain.du Pays (a). Le Dr. Wells est plus prudent, & se contente d’iníinuer que Année dule nom de la Ville dont il s’agic, ne lui fut donné que longtems après par Délu§eles Scythes , lorsque ceux-ci J’eurent prise , de-même que Befhfan en Judée Avant 1 }. C.reçut d’eux le nom de Scythopolis (L). Mais Mr. Shuckford meit Magog lui- 2597.'
même en Syrie , avec Gomcr, Tuhal, Togarmah, & Meshech , à l’entour de-.
lui (c). Ce qui a trompé tant d’habiles gens est un Passage de Pline, oùcet Auteur remarque qu ’Hiérapolis est appeliée Magog par les Syriens (d) :mais il est certain qu’il y a ici une faute du Copiste, qui a mis Magog au-lieu de Mabog , comme l’a parfaitement bien remarqué le Dr. Hyde , quis’étonne que personne n’ait songé à corriger cette Leçon (c), AJeman afait depuis la même observation (/). Cependant Ja faute est restée dansla dernière & magnifique Edition de Pline du P. Hardouïn.
3. On est généralement d'accord qu e Madai est allé s’établir dans la à'- Madai.àk , & les Mèdes font toujours désignés par son nom dans I’Ecriture (g).
Un savant Auteur (h), qui place Madai dàns la Macédoine, objecte contrece sentiment, 1. Que dans f Ecriture il n’est fait mention de Madaiou des Mèdes, que vers les derniers tems. Mais on peut répondre queles Juifs ont toujours conservé le nom dont il s’agit, & il est clair qu’ilss’en font servi aussitôt qu’ils en ont eu l’occasion. 2. Que cette situationéloigne trop Madai de ses Frères, & le place hors de leur Portion gé-nérale, c’est-à-dire, les Iles des Nations, pour le transporter dans celle deSent. Mais, suivant notre hypothèse, leurs demeures étoient contiguespuisque la Médie Occidentale étoit bornée au Septentrion par le Fleu-ve Aras, jusques auquel, comme nous savons observé ci-dessus, les Do-maines de Magog s’etendoient ;&peut-etre que ces mots, Mr ceux-ci furentdivisées les lies des Nations (r), regardent Javan & ses fils, & point Gomer& ses fils; les Passages de Í’Ecriture, dans lesquels il est fait mentionde ces derniers, les représentant comme établis dans un Continent. 3.
Cet Auteur allègue plusieurs Autorités, pour prouver qu’il y a eu dansla Macédoine un Peuple nommé Medi ou Mœdi , & une Etendue de Paysappeliée la Région Mèdique vers les Frontières de la Pceonie. Mais, mêmeen supposant que ces Medi ont été une Colonie postérieure de Madai, quiest le plus que nous puissions accorder, nous ne voyons pas, d’un côté,qu’il s’ensuive de là que le nom de Macédoine soit composé de ceux de
00 Bochart Phaleg. L. I. c. 2. & L. III.C. iz.
G) We!,S Ge °gr. ofthe Old Teslam. Vol. I.p. 164.
fr) Scliuckford Connect. of the sacred &profane Hist. Vol. I. p. i 52 .
O) Plia. Ilist. Nat. L. V. c . 23.
Tome L
Ce) Hyde !» Not. ad Peritsol. Itiner. p. 4 g.
(/) Assem.Biblioth.Oriental.Vol.II.DilTertat.
de Monophys. ad vocem Mabug.
(g) Daniel V. 28. VI. 8,12,15. VIII. 20 .Eslh.I. 3,14» 18 »
(h) Mede’s Works.
(O Geues. X. 5.
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