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1/2 (1770) L' histoire universelle jusqu'à Abraham, l'histoire d'Egypte, & l'histoire des anciens peuples de Canaan
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DEPUIS LE DELUGE JUSQU’A ABRAHAM, Ciîap. IL 309

Sanaa la Capitale de ce Pays ; & il paroit, par le témoignage de Pli- Sacr. vi.ne, qu ’Uzal & Sanaa étoient une feule & même Ville («). Son Yonfifbersionétoit Océla, ou Ocilis , comme Pîolmée l’appelle, nom qui ne laisse pas 'f" Ge nre-d’avoir quelque affinité avec celui dont il s’agit. 7. Diilah , dont le nom^^dûsignifie en Chaldéen ou en Syriaque un Palmier , ou une Contrée remplie de DélugePalmiers, a probablement fixé son séjour en Arabie. 8. C’est avec quel- 401.que espèce de répugnance, que nous passons la Mer avec (à/ depuisàam j.6.Y Arabie julqu’au Port Avalitique (b), dans la Baye du même nom fur laCô—te à’Afrique, près da Détroit de Babel- Mandel (c); parce que nous netrouvons aucun lieu en Arabie qui ait quelque rapport avec son nom.

A-la - vérité il y a vers Bajfora une Ville nommée Qbollah, qui feroit as-sez notre fait, fi par malheur nous n’avions pas déjà donné ce Pays à laFamille de Cam. On pourroit peut-être tirer une autre objection con-tre Obollah , de ce qu’il n’est rien moins que certain que cette Ville foieassez ancienne pour avoir tiré son nom â’Obal : mais cette objection neferoit point particulière contre la Ville dont il est question , puisqu’onpourroit l’appliquer à la plupart des demeures que nous venons d’aslì-gner. 9. Nous serions peut-être obligés de transporter Abimaël (\ur laAbîmaëi.même Côte, fi Thêophrafte (d) ne nous avoit heureusement fourni le nomd’un lieu appelle Mali, & situé dans les Contrées aromatiques dzYAra-bie. 11 est vrai que d’autres Auteurs semblent, au-lieu d q Mali, écrireMinai, & que Ptolomée ne fait mention que des Minai & des Manitce :mais l’autorité de Thiophrafîe doit l’emporter fur toutes les autres, puif-qu’elle nous est favorable. C’esl-là une Règle, que la plupart des Auteursqui ont écrit fur cette matière ont inviolablement.observée. ìo.Shéba sera Shébatmoins embarassé que ses Frères à trouver place en Arabie. Pline dit queles Sabéens s’étendoient depuis une Mer jufqu’à l’autre, c’est-à-dire depuisJe Golphe Arabique jusqu,’à celui de Perje. A-la-vérité on trouve un Peu-ple, du même nom dans les Parties Méridionales de Y Arabie, que beaucoupd’Auteurs représentent comme très nombreux j & comme habitant un Paysexcellent (e) ; mais ils ne semblent pas être d accord, fur le nom de laCapitale du Pays, que les uns appellent Saba (/), & d autres Mariaba ouMaraba (g). Cependant cette variété ne doit point faire de peine, puis-que les Auteurs Arabes nous assurent que ce font deux noms de la mêmeVille, anciennement le Siège de l’Empire ; Siège qui fut dans la fuitetransféré à Sanaa.i Les mêmes Auteurs nous apprennent quqfalkis, quivint visiter Salomon, règnoit-en cet endroit. Et il semble que Jèsus-Chrìftait fait allusion à c^Pays, lorfqu'il appelle cette Reine, la Reine du Midi:car Tamin chez les aussi-bien que Taman, chez ks'Arabes , signifie le

(«) Plin. Nat. Hist. L. VII. C. 28. L. XII. (<?) Agatfcarchïdes , Strabo , Biod. Sien!»c. 14. 1 fl. (/) Agatharchides. Philoítorg. L. III.

(/-) Ptolemaîus. Theophratt. Stephanus.

(c.-) Bochart Phaleg. L. II. c . 23. (g) Eratosthenes apud Strab. L. XVI, A,>

(dj Theophr. Hisl. Plant. l. IX. c. 4. temìdorus. Plinius L. XII. c» 14.apud Bochart. L. II. c. 24.

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