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1/2 (1770) L' histoire universelle jusqu'à Abraham, l'histoire d'Egypte, & l'histoire des anciens peuples de Canaan
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3 io HISTOIRE ASIATIQUE, Livr. T.

S^cr. VI. Midi ; & Saba ou Mareb est cette Partie de Y Arabie qu’on appelle Yaman (a).Dispersion I1, Nous voici de-nouveau en peine pour déterminer le séjour habitédu Genre- par Ophir. Les seuls noms én Arabie qui ayent quelque ressemblance;Humain. a vec celui d 'Ophir , font Copar (b) , lieu fur le Golphe Arabique , prèsAnnée du j es Limites Septentrionales des Cincedocolpites ; & Ogyris, Ile dans la mê-Déluge me Mer ç c y Bochart tâche de placer Ophir parmi les Cajsanitœ ou GaJJan -Àvanc j-C- da (d), apparemment la Tribu de Ghassan i ayant recours à la conformité-597- de sens dans les mots, lorsque la ressemblance des sons lui manque: & il

-"T aime mieux se tirer ainsi d’affaire, que de tomber dans l’absurdité ordinai-

Oi' ir * re, en mettant Ophir dans les Indes , où l’on suppose que le Pays qui portece nom, & que I’Ecriture représente comme très abondant en Or, estsitué. Nous parlerons plus au long de ce Pays, lorsque nous ferons par-venus au Règne de Salomon; & nous observerons feulement ici, que l'Orde cet endroit semble être appellé dans un Passage l’Or de Parvaim (e) : cequi a donné lieu à deux conjectures; la première, -api’Ophir est i’ile deTaprobane (/); & l’autre, que c’est le Pérou en Amérique (g). Nos Lec-teurs s’appercevront aisément, que ce dernier nom approche le plus de ce-lui à'Ophir : mais pour montrer qu’il n’y a pas grand fonds à faire fur tou-tes ces ressemblances de noms , il est bon de le souvenir que W. Ralcighnous assure que le nom de Pérou n’est pas le vrai nom de Pays, mais qu’illui fut donné par les Espagnols à l’occafion d’un mal entendu entre eux &Havilah. ' les Habitans. 12. Bochart suppose que Havilah alla demeurer dans la Con-trée de Khaulan ( h ), vers ïaman (i ). Mais comme il paroi t qu’il y a dansI’Ecriture deux Contrées (auffi-bien que deux Personnes) désignées parce nom,- l’une près du Golphe de Perse , possédée par Havilah , fils de Car,dont nous avons déjà parlé ci-dessus; & une autre joignant les Frontièresdes Hamalékites, vers le Pays de Promission; nos Lecteurs peuvent, s’ilsle jugent à propos, placer ce douzième fils de Joktan dans cette dernièreJobàb, Contrée,& y joindre 13. son Frère Jobab, qui est le treizième & dernier,pour lui tenir compagnie; à moins qu’ils n’aiment mieux mettre celui-cidans le Pays des Jobaritcs , près des Sachalites , dans cette Partie de l’/i-rabie qui est située au Sud-Est, dans la supposition que leur nom doit s’é-,crire Jobabites (f).

Delcr. Arab.

(a) Geogr. Nub. p. 26. & 52. Abulfeda

(/) Bochart Geogr. Sacr. L. ÏI. c. 27.(§) Arias Montanus Antiquijr, Judaic. Th*-

(b) Ptolom.

(0 Plin. L. VI. c. 28.

(rf) Bochart Phaleg. L. II. C. 27.(e) 2. Chron. III. 6.

leg. L. I. c. 9.

(/j) Bochart Geogr. Sacr. L. II. c. 28. !(i) Geogr. Nubiens, p. 49.

(k) Bochart Geogr. Sacr. L. II» c. 29.