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1/2 (1770) L' histoire universelle jusqu'à Abraham, l'histoire d'Egypte, & l'histoire des anciens peuples de Canaan
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DE L’EGYPTE JUSQU’AU TEMS D’ALEXANDRE,Chap. Ils. 397Théories subtiles, donc i’invention fait tant d’honneur aux Modernes, Tour SEcr nce qu’ils ont fu le réduifoit probablement à i’Art de mesurer des figures Mœurs &planes, & à la connoissance de quelques règles nécessaires pour l’usage or- Coutumesdinaire de la vie. Car Pythagore, qui voyagea en Egypte , attiré par la des £ gy p.réputation de leur savoir, étant de retour chez lui, offrit une hécatombe*^-pour avoir trouvé la 47 Proposition du l. Livre d ' Euchde (a) ; & Tlmlès , quiavoit aussi appris la Géométrie en Egypte , sacrifia un bœuf aux Dieux , pourleur témoigner sa reconnoissance de savoir aidé à découvrir une méthoded’inscrire un Triangle rectangle dans un Cercle ( b ). Propositions qu’ilsne sauroient avoir apprises des Egyptiens, à moins que nous ne disions queceux-ci ne leur ont point enseigné touc ce qu’ils savoient, ou que ces deuxPhilosophes se font rendus coupables d’uneorgeuilleuse ingratitude, en s'ac-tribuant les Inventions de leurs Maîtres. Si donc ces Propositions si simples,quoique magnifiquement belles, ne se trouvoient pas dans la Géométrie E~gyptienne, il y a bien moins lieu encore de supposer qu’elle ait contenu cesThéorèmes plus abstraits, & ces méthodes analytiques, dont la connoissan-ce nous a été dans la fuite transmise par les Grecs ,qui ont bâti un très belédifice sur les anciens fondemens Egyptiens (c).

Comme Y Arithmétique est, non feulement très utile en elle-même, mais Arìthméii.aussi absolument nécessaire tant dans la théorie que dans la pratique de laGéométrie, cette Science fut cultivée avec foin en Egypte. Dans les der - sibre 'niers siècles on doit y avoir connu une forte à'Algèbre, comme il paroit parles Ecrits de Diophante . Cependant on ne sauroit assurer positivement quece n’aic pas été une invention des Grecs , après que ceux-ci se furent établisen Egypte. Quoi qu’il en soit, s Algèbre dont il s’agit est beaucoup inférieu-re à la nôtre à plusieurs égards (d). <

Tous les Savans semblent s'accorder à attribuer l’invention del’Astrono- / f/? r ' 0f}ê .mie aux Egyptiens (e), qui, à cause de la sérénité constante de s Air, & mie.de f égalité de leur Pays, ont pu observer les mouvemens célestes plutôt,

& avec plus de facilité, que les aurres Peuples. _ Hérodote, à-la-vérité,donne cet honneur aux.Babyloniens (f) ; mais Diodore fait les Babylonienseux-mêmes, aussi-bien que leurs Sciences, originaires d 'Egypte. II assureque les habitans de Thèbes furent les prémiers Astronomes. II dit que JesEgyptiens ont observé avec exactitude les lieux & les mouvemens desEtoiles, & mis par écrit leurs observations depuis une fuite incroyabled’anriées, s’étant appliqués à cette Etude dès les prémiers âges ; qu’ilsont été bien instruits des mouvemens, révolutions, & stations des Pla-nètes, aussi-bien que de leurs influences & de leurs effets j & que, par Jesecours d’une longue expérience, ils s’étoient rendus capables de faire dé-tonnantes Prédictions, & d’annoncer des Tems d’Abondance ou de f ami«

(ct) Diog. Laërt. ín Pythagisb) Idem in Thalete.

( f ) Bvrnet. Archseol. L. I. p. 72. Wor-ton’s Reflections on ancient and modemLeamLï, c - P* P* ll $’

U) Ibid. C. 74. p, 7 B o.

(e) Piato in Epinom. Aristot. Metaph. L.I £>iog. Laert. &• AchiU. Tadus, ad AratîPham. M an il. Astron. L. I.

(/) Herod. L. II.

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