Z 96 HISTOIRE ASIATIQUE, Livr. LSect. II, vans comme ayant servi de Tombes. Cet Auteur les appelle Hermm , âMœurs 6? c -use de Pur ressemblance avec les Monceaux de pierres qu’on mettoitau-Coatomes trefois fur les grands-chemins à l’honneur de Mercure , & les décrit commedes Egyp. étant de grandes pierres unies, à-peu-près sphériques, de ce marbre dur Atitm. noir dont on faifoit des Mortiers; ces pierres étoient placées fur une plusgrande pierre, & en avoient une à leur tour fur elles; quelques-unes néan-moins étoient séparées de toutes les autres : la plus grande de ces pierresavoit tout -.au- moins douze piés de diamètre, à toutes plus de la moitiéde cette épaisseur (a).
De leurs Les anciens Egyptiens furent les inventeurs de plusieurs Arts utiles, à deArts & plusieurs belles Sciences: & quoique peut-être dans la fuite ils n’ayenc%knce\ ' point porté ces Sciences & ces Arts à ce point de perfection qu’on auroitpu naturellement attendre d'eux, puisque chaque homme étoit obligéd’embrasser la profession de son Père, & de s’y appliquer uniquement: ce-pendant, quiconque considérera combien il est difficile de poser les pre-miers fondemens d’une Science, ne laissera pas de leur avoir beaucoupd’obligation.
Comme ils reconnoissent d’un côté avoir appris de leurs premiers Rois lamanière de fe pourvoir des choses nécessaires à la conservation de la vie,ils attribuoient aussi de l'autre la première invention des Arts à leurs Her-mès ou Mercures ( b ). Nous rechercherons, dans un autre endroit, com-bien il y a eu de personnages de ce nom, quand ils ont vécu, & ce qu’ilsont inventé ou écrit; nous bornant ici à rendre compte en peu de motsdes Connoissances qu’on prétend que les Egyptiens ont communiquées aureste du Genre-humain, & des progrès qu’ils y ont faits.
Les Egyptiens ont été fameux de bonne-heure par leur sagesse & par leursavoir: c est ce qu’on peut démontrer par le témoignage des anciens Ecri-vains, & même par celui de I’Eciuture; laquelle, entre autres choses,dit à la louange de Moyfe, qu’il étoit versé dans toute la sagejje des Egyp-tiens (c); &• à celle de Salomon, qu ’il surpajfa s Egypte en sagejse (d). LesAuteurs profanes attestent auffi unanimement, que les Égyptiens ont étéles prémiers Philosophes, & les seuls qui ayent parfaitement entendu toutce qui concerne la Théologie (e).
Giomitrk. C’est en Egypte , que naquit la Géométrie, de l’aveu de tout le mon-de (/) ; & l’on prétend que cette Science doit son origine à la nécessitéque les inondations annuelles du Ntl impoíoient aux Egyptiens de détermi-ner avec précision.les bornes de leurs possessions (g). On ne sauroit direavec,certitude jusqu’où ont été les progrès des Egyptiens dans cette Scien-ce; mais il y.a apparence que ces progrès n’ont pas été fort grands, &ne fe font point étendus à toutes les Quantités Géométriques ; ni à ces
(«) Strabo, L. XVII. p. r 173.
(E) Diodor. L. I. p. 41.
(f) Act. VII. 22.
(*0 1 Rois IV. 30.
(e) Maciob. îu Sotua. Scip. L, I, c-19»
(/) Diog. Laert. in Proœra. Strabo. L. XVT,XVII. Pìato, itîPhíedro. Achill. Tatius ad A-rati Phaai. Jsmblich. de Vita Pythag^ p. 14H-Q) Herod. L, II. Diod, L. L p. 73 *
& Satura. L. I. c . 14. & L. VII. c. 13.