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1/2 (1770) L' histoire universelle jusqu'à Abraham, l'histoire d'Egypte, & l'histoire des anciens peuples de Canaan
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DE LEGYPTE JUSQLPAU TEMS DALEXANDRE, Chap.IIÏ. 401d Alexandrie, qui faisoienc profession dembaumer , avoient remarqué dans Sect. ir.un nombre prodigieux de personnes quils avoient ouvertes, que le cœur Meurscroissoit & décroissoit dans la proportion suivante. Dans un Enfant dun Coutumesan suivant eux, le cœur pèse deux drachmes; & ce poids augmente de^f s Egyp~la même quantité chaque année, jusquà s âge de cinquante ans. Enfui - tiem 'te, le cœur va toujours en diminuant de la même quantité dans le mêmeespace; d il sensuit que, faute de cœur, il faut nécessairement mourirà lâge de cent ans ( a ).

La connoissance que les anciens Egyptiens ont eu de la Nature, (que physique.nous distinguons ici de leur Théologie , quoique lAntiquité ait constam-ment joint ces deux choses ensemble, ) est un sujet sur lequel nousnavonspresque rien à dire. Nous avons considéré dans un autre endroit ( b) ce1 quiis pensoient touchant lorigine des choses, & les révolutions successi-ves du Monde. Le vrai moyen, à ce quil semble, de se mettre au fait deleurs Doctrines Philosophiques, cest de consulter les anciens Gm\r,quiontété leurs disciples , & qui ont voyagé en Egypte pour y apprendre lesSciences les plus sublimes: cest en effet de ce Pays que Pythagore apportaprobablement la connoissance de cet ancien Système du Monde, qui portason nom , & qui est si généralement reçu à présent ; quoique ce Systèmeparoisse avoir sait partie de la Doctrine secrète des Egyptiens , & inconnueau vulgaire. 11 ne fera pas inutile dobferver, que les anciens PhilosophesBarbares nemployoient pas leur étude à expliquer tel ou tel Phénomèneparticulier: aucun deux, par exemple, nayant recherché la cause du pou-voir attractif de lAiman, ou des Couleurs de lArc-en-ciel ; quelle est lanature du Feu ; & de quoi font composées les particules dEau ; ou quelleest la force de lAir comprimé: mais leurs Spéculations avoient pour objetla Nature en général, & en particulier, lorigine, les révolutions, & Ja ca-tastrophe finale de toutes choses (c).

Mais la Science, par laquelle les Egyptiens sétoient rendus particulière- Mant.ment fameux, & qui passoit chez eux pour la plus sublime de toutes,étoit *la Magie (d). Quelques Savans,simaginant que linvention de cette Scienceexcède les forces de la Nature, prétendent que les Anges, qui devinrentamoureux des filles des hommes avant le Déluge , en furent les prémiersDocteurs ; que Cam empêcha que le souvenir des principales règles de cetArt ne fût effacé par le Déluge ; & que Mizraim en apprit les secrets deson Père (c). Mais dautres en attribuent linvention à Hermès (/);quoiquun Roi dEgypte , nommé Néchepsos , sait porté à un plus hautdegré de perfection (§)- Quoi quil en soit , lArt dont il s'agit étoitpresque aussi ancien que les Egyptiens mêmes ; ils avoient des Magiciens,

(a) Plin. L. ix. c.37. Censorin. deDieNa-tali, c. 17.

(h) Introd. p. 20. & luiv.

(í) Burnet. Arch&'ol. L. I. p. 78. StraboL. XVII.

Tome I.

( 4 ) Plin. L. XXX c. 1.

(s) Supr. p IZ6, & 216. in Notis;(/) Philastrins Brixiens. Hœres. n. 3.(§) Auson. Ep. 19.

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