DE L’EGYPTE JUSQU'AU TEMS D’ALEXANDRE, Chap. III. 479dans la bouche Pêlufienne du Nil,& restèrent en cet endroit jufqu’au tems Sect. v.qu 'Amafis les transporta à Mctnphis , comme nous le dirons en son lieu. Ce- Rois d’E-pendant il ne faut point oublier ici, que ces Grecs passent pour avoir étégJÌ> iè -les premiers Etrangers à qui il ait été permis de demeurer en Egypte , & quec’est par les liaisons qu’ils ont entretenues avec leurs anciens Compatriotes, dnnée daque nous sommes assurés de la vérité & de l’exacticude de l’Histoìre Egyp- délugetienne depuis le tems de Pfammétique. _ _ Avant].C.
U y a quelque Diversité fur l’ArticIedes Bâtimens publics qu’il fit con- 670 ..struire. 11 ajouta au l'empie de Vulcain un Portique qu 'Hérodote dit avoir Ses Rdti-été le Méridional, & Dindore l’Oriental. Le premier de ces Historiens dit, ™ eni P a 'qu’il fit construire un vaste Edifice opposé á ce Portique , pour y recevoir b>cs "le Dieu ///Jîíjlorsqu’il apparoîtroit ; &que cet Edifice étoit embelli de plu-sieurs Morceaux de Sculpture, & environné de Statues gigantesques de lahauteur de douze coudées, au-lieu de Colomnes. L’autre qu’il entoura leTemple d’une muraille, dans laquelle des Colosses tenoienc lieu de Colom-nes (a).
En considération de la fidélité & de J’habileté militaire des Etrangers SesCuer-par fe secours desquels il étoit établi fur le Trône , il eut toujours à fa res >solde quelques-uns de leurs Compatriotes, & poussa même la reconnois-sance jusqu’à leur donner le Poste d’honneur , lorsqu'il conduisit son Ar-mée en Syrie, où ìl fit la guerre durant plusieurs années. Cette préfé-rence irrita tellement les Egyptiens , que plus de 200000 l’abandonnérent.
Pour réparer fa faute , il commença par qnvoyer après eux quelques-unsde ses principaux Officiers , chargés de leur faire des excuses de sa part:mais cet expédient n’ayant point réussi , il s’embarqua avec quelques unsde ses Amis, & ratrapa les fugitifs fur les bords du Nil. Là il les con-jura de s’arrêter, & leur remit devant les yeux toutes les raisons d'atta-chement qui les unissoient à leurs maisons & à leur patrie; raisons quiles convainquirent si peu, que frappant de leurs lances fur leurs bou-chers, ils fe mirent à crier, qu’auffi longtems qu’ils auroient des armes,ilsétoient bien furs de ne pas manquer de Pays : nous n avons pas peur* nonplus, ajoutèrent-ils en se découvrant , de manquer de Femmes, ni à'En-fans. Après cette réponse,ils continuèrent leur marche, & se virent bien-tôt fur les terres à'Ethiopie , où fis Rétablirent.
Pour réparer cette perte, il s’appliqua à faire fleurir le Négoce, & ouvrit 11 ouvreses Ports à tous les Etrangers, qu’il recevoit d’une manière aussi obligeante, tous lesque celle dont ses Prédécesseurs les avoient reçus , avoit été réservée &cruelle. Pendantqu’il règìoit avec tant de prudence ses affaires domestiques, aux ^ an ,il fit aussi, ou du moins renouvella une alliance avec les Athéniens , A quel. g iruques autres Peuples de la Grèce ( b ). Mais rien n’a rendu son Règne plus re-marquable, que le long & ennuyeux siège qu’il mit devant Azot en Syrie, jifur les confins de l ’Egypte , & qui peu de tems auparavant avoit été pris Azot. *par Asar haddon, Roi de Babylone; puisqu’il employa vingt-neuf ans à re-
Herod. L. II. Diod. L. L p. 6u CD Déni ibid.
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