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1/2 (1770) L' histoire universelle jusqu'à Abraham, l'histoire d'Egypte, & l'histoire des anciens peuples de Canaan
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482 HISTOIRE ASIATIQUE, Livr. I.

Sect. V. ment effrayé du pouvoir formidable de cette nouvelle Monarchie, marchaRah d'E- vers Y Euphrate à la tête d’une nombreuse Armée, contre Nébuchadnezzar.gypte. A la fin Nécho tut entièrement défait, & perdit Carkêmis , la Syrie & laju-~ dèe, & ne conserva plus rien de ces côtés-là, que la feule Ville de Pelu-Déluge U fe C 1 *)* H ât depuis une alliance avec Jéhojakim , & parut avoir intentionsà>9. de recommencer la guerre contre les Babyloniens. Cependant il n’entreprit/tvant],C. rien de considérable après ce que nous venons de rapporter, & ne mit pas6o°. rnême ] e pjé hors d 'Egypte. II mourut environ huit ans après avoir étédéfait par Nébuchadnezzar , en ayant régné seize (b) : & il laissa pour Suc-cesseur au Royaume son Fils Pfamrnis (c).

Pfamrnis. Sous le Règne de Pfamrnis , Fils de Nécho , il vint en Egypte des Ambassa-deurs de la part des E/ce»r, pour savoir 1i les plus sages Egyptiens pouvaientajouter quelque choseaux Loixqu’ilsavoient faites touchant les Jeux Olym-piques , ou étoient capables d’y apperctvoir quelques défauts. Quand leRoi fut informé du but de leur voyage, il fit assembler les plus sages & lesplus habiles personnages de la Nation; après quoi ayant fait venir les Ara*bassadeurs devant cette Assemblée , il leur demanda si leurs propres Ci-toyens étoient admis à disputer les prix dans leurs Jeux? Question à laquel-le ils répondirent qu’oui. sur quoi les Egyptiens prononcèrent, que celaétant, ils péchoient contre toutes les règles de l’hospitalité ,parce qu’il étoitnaturel qu’ils favorisassent davantage leurs Compatriotes que des Etrangers.Ils ajoutèrent que s ils étoient venus pour apprendre ce qu’ii falioit faire,ou ne point faire, h l’égard de leurs Jeux, la Loi la plus équitable qu’ilspussent suivre étoit d’exclurre leurs Compatriotes, & de n’admettre à dis-puter les prix que des Etrangers. Píammis régna six ans, & mourut dansune expédition contre les Ethiopiens, laissant son Fils /Jpriès pour occuperle Trône après lui (d).

Ânnèe da /Jpnès est !e Pharaoh-hphra de I’Ecriture. Le commencement de sonRègne fut magnifique & heureux, mais la fin tout-à-fait misérable La pré-Auant{c. nuère année qu’ii fut monté sur le Trône, il reçut des Ambassadeurs de50t- Sèdécias Roi de Juda , & forma une ligue avec eux, dans laquelle il"ÂprïiïT" prornettoit de secourir leur Roi contre le Roi de Babylone (e). Environdeux ans après, il sortie d’ Egypte , faisant semblant de venir au secours deJérusalem, étroitement assiégée par Nébuchadnezzar ; lequel n’eut pas plu-tôt appris fa marche , qu’il leva le siège , & alla à la rencontre d ’/J-Si con lutte p rt £ S Mais les Egyptiens, ne voulant pas «'exposer au hazard d’une

%/îûiù bataille , se retirèrent dès - qu’ils virent que les Babyloniens approchoient,J J & continuèrent le mème manège jusqu’à ce qu’ils furent dans leur Pays (g) ;abandonnant ainsi les Juifs à la fureur de leurs Ennemis , au mépris desengagemens les plus folemnels : perfidie pour laquelle Ezéchiel leur dé-nonce, qu’ils seroient confondus & désolés pendant quarante ans de fui-

00 Joseph. Antiq, L. X. c. 6. 00 Fzdch. XVIÎ. 15.

00 2. Rois XXÍV. 9. Joseph ubi supra. (/j Jetem. XXXVII. 5.

(0 rierod. n, (§) idem ibïd. V. 7.

(d) Idem ibid.