DE L’EGYPTE JUSQU’AU TEMS D’ALEXANDRE, Chap. III. 483te (a); & qu’après cela ils se verroient humiliés & affoiblis jusques au s rît. V.point de n’être plus jamais les maîtres à l’avenir de se choisir un Roi de leur ji„i s/ sE.Nation ( b ): ce que nous verrons dans le reste de cette Histoire avoir été gypse.
exactement accompli. L’Ecriture représente Apriès d’une manière qui lui--
est tout-à-fait désavantageuse, & le menace d’une mort violente; ce quifut justifié par l’évènement. N’oublions pas d’observer ici, qu 'Hérodotedonne à ce Roi vingt - cinq ans de prospérité supérieure à celle du plusheureux de ses Prédécesseurs, hormis Psammètique ; quoique Diodore assurepositivement, que tout son Règne n’a été que de vingt-deux ans. Ce-pendant ils conviennent en ceci; savoir qu’ils le dépeignent l’un & l’autrecomme un Prince martial, & qu’ils font mention de ses heureux succès,tant par mer que par terre, contre les Tyriens , les Sidoniens , & les Cy.priots (c). II prit d’assaut la Ville de Si don , vainquit les Phéniciens & les Cy~ Ses viàtu.priots dans un combat de Mer, &s'en retourna en Egypte avec une incroya- re$.ble quantité de butin ( 4 ) Tout cela n’a rien d’opposé à ce que nos Ecri-vains Sacrés rapportent de lui, mais en est plutôt la confirmation; car cedoit sûrement avoir été un Monarque bien puissant, que celui que les Juifsont regardé comme capable de tenir tête au Roi de Babylone. Et pour cequi regarde le secours çpjL'Aprïès feignit de vouloir donner à Jérusalem , &fa honteuse retraite, il nous paroit que ce n’est une infortune, qu’entantque c’est une infamie.
Pour concilier ensemble les Historiens sacrés & les profanes, écoutonsles jugemens que ceux-là dénoncent contre lui, & voyons ensuite com»ment ceux-ci expriment les faits. L'est-là, à notre avis, la meilleureméthode dont nous puissions nous y prendre en racontant des évènemensqu’il faudra puiser dans les uns & dans les autres. Nous avons déjà remar-qué ci-dessus, que PEcriture avoit menacé ce Roi dune mort violente:pesons les expressions du Prophète même. Ainsi a dit /’ Eternel, voici je »«’ envai livrer Pharaoh- hophra Roi d’Egypte entre les mains de ses Ennemis ,entre les mains de ceux qui cherchent fa vie : ainsi que f ai livré SédéciasRoi de Juda en la main de Nébuchadnezzar Roi de Babylone son Ennemi , Vqui cherchait sa vie (s). On trouve contre lui dans Ezéchiel plusieurs pré-dictions du même genre, que nous passons fous silence, parce -qu’eìlesconviennent à ses Sujets aussi-bien qu a lui. Examinons maintenant com-ment ce menaçant Oracle fut accompli. Les Cyrénéens, qui étoient uneColonie de Grecs , trouvèrent leur Pays si peuplé fous leur troisième RoiBattus l’heureux , qu’il pouvoit à peine contenir tous ses habitans. Poursc mettre plus au large, ils chassèrent les Lybyens leurs voisins de leurspossessions. Andicran , Roi des Libyens , envoya une Ambassade àpriès , & implora fa protection contre la violence de ces usurpateurs. A*priès reçut favorablement cette demande, & leva une puissante Arméepour le secourir. Mais les Egyptiens furent entièrement défaits par les Cause des*
perte.
(41) Ezcch. XXIX. (4) Idem ibid.
{b j Ibid. XXX. J3. (O Jerem. XLIV. 30 ,
(c) Herod. L. II. Diod. L. L p. 62.
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