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1/2 (1770) L' histoire universelle jusqu'à Abraham, l'histoire d'Egypte, & l'histoire des anciens peuples de Canaan
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DE L’EGYPTE JUSQU’AU TEMS D’ALEXANDRE, Chap. III. 489mitié , que Sarnos reçut ce présent. Ce fut à Undus que Jes Filles de §Danaùs fondèrent le Tesnpie de Minerve en cet endroit, lorsqu'elles s’en- n BCT ‘, V *fuirent pour ne point épouser lez Fils d ’Egyptus. Ajoutons à toutes f °p t f E '

les grandes choses que nous venons de rapporter de lui, qu’jj fut le pré- -_!_

mier qui subjugua File de Cypre , & qui obligea Jes Cypriots à lui paver Fait utribut (a). . conquête

Jusques ici, nous avons dépeint le Règne d Ams/» avec les couleurs Hat- *Cypre.te uses des Prêtres EgypPens; & pour dire le vrai, il y a lieu de croireque, fous un Prince auíïi prudent que lui, la plupart des choses qu’onvient de lire peuvent fort bien être arrivées: mais les Peintres, dont ils’agit, font si frappés de la beauté de ce Règne, auíïì-bien que de celledes Règnes précédens, que peu s’en faut q u'ils n’y voient rien de laid nide honteux. Xénophon rapporte que Cyrus conquit \’Egypte (b). Or cet-te conquête n’a pu se faire que pendant le long Règne , dont nous par-lons. Et Hérodote dit, qu 'Amafis & Crésus fe liguèrent ensemble contreCyrus (c). 11 est certain que Nébuchadnezzar ruina presque tout le Ro-yaume; mais c’est de quoi nous ne trouvons aucunes traces dans les Ecri-vains profanes, lesquels, dans ce qu ils ont dit des affaires des Egyptiensfe sont contentés de copier leurs Archives, ou s’en sont fiés aux Traditionsorales de leurs Prêtres. Mais quand il n’a plus été en leur pouvoir de ca-cher leur déshonneur, ils en ont ingénument fait l’aveu. Car suivant eux-mêmes, l 'Egypte fut menacée d’une entière ruine vers la fin duRègne d'A-mofis; & quoique ce Prince mourut précisément assez tôtpourn’être pas té- Lc règnemoin de ce malheur, son cadavre ne laissa pas d’étre tellement maltraité, //'Amafisque s’il avoit pu prévoir le fort affreux qui l’attendoit, il auroit, conformé - mal]teu -ment à la Superstition Egyptienne , compté la perte de son Royaume pour r , eU g versrien en comparaison d’une pareille infortune. y la P"'

La source de tous ces maux fut la haine de Cambyses contre Amafis : hai- Cause de cene aussi implacable qu’aucune de celles dont l’Histoire a conservé le souvenir, malheur.L’origine de cette inimitié est inconnue, ou du moins incertaine. D’im cô-té, on allure qu ’Amafis ayant envoyé un Oculiste Egyptien à Cyrus Roi dePerse, qui avoit souhaité d’avoir le meilleur qui fût dans son Royaume;l’homme, dont il fie choix, prit extrêmement à cœur d’être ainsi relégué enPerse , & séparé de sa femme & de ses en fans; & cela avec d autant plus deraison, que Cyrus avoit demandé le meilleur Oculiste d’Egypte, ce qu’il fa-voit bien qu’il n’étoit pas. Pendant le séjour que cet Egyptien irrité fit enPerse, il démêla le caractère de Cambyses ,St conseilla à ce Prince d’envoyerun héraut à Amafis , pour demander sa Fille en mariage ; bien persuadéqu’il seroit vengé, quelle que íût la réponse du Monarque Egyptien. Cambysessuivit le conseil de i’Oculiste. Quand ]e héraut eut notifié sa commission,

Amafis fe trouva fort embarrassé. Dsori côté il redoutoit le pouvoir desPerses en cas de refus; & de i’autre, il école sensible à la honte qui r e .

(,«) Ilerod. L. II. Diod. L. I. (h) Xeaopb. Cyropsedia sub fin. (c) Ilerod. L. I.Tome /. Rrr