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1/2 (1770) L' histoire universelle jusqu'à Abraham, l'histoire d'Egypte, & l'histoire des anciens peuples de Canaan
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D ES PEUPLFS DE CANAAN, Chap. IV. 515ou Devin de ce rems - là*; 360 que s’il étoit poíïìbie, il exterminât, par Sect. r,ses malédictions, un Peuple dont rapproche causoit tant de terreur mst. desConformément à cette résolution, des Ambassadeurs de l’une & de l'autrLâàà

Nation furent envoyés avec des çréfens, (comme c’étoit la coutume en-

ces forces de cas,) à Balaam , qui demeurait à Pethor , Ville de Mésopo-tamie située fur l ’Euphrate («), & lui notifièrent le sujet de leur venue.

Le Prophète les pria de demeurer avec lui cette nuit, afin qu’il pût con-sulter Dieu pour savoir s’il iroit avec eux, & maudirait les Israélites ou non.

Mais ayant reçu ordre de ne point aller, & de ne point maudire un Peu-ple que Dieu avoit résolu de bénir, il leur dit le matin du jour suivant,qu’il ne pouvoit pas désobéir à Dieu, & les renvoya ainsi. Balais, quifondoit toute son espérance sur ce Prophète, ayant appris cette réponse,envoya à Balaam une seconde Ambassade, composée de Députés plus di-stingués, & en plus grand nombre, qui avoient commission de fair&au

(d) Gen. XV. io, i 3 . Jo£ XXIV. 2-15.

* Quelques Juifs ont cru que Balaam étoit un Astrologue, qui avoit acquis une granderéputation, parce qu’il avoit eu l’habiieté de prononcer des malédictions contre ceux qu’ilvoyoit exposés aux iufluences malignes de certains Astres. Plusieurs anciens Pères sup-posent, qu’il n’étoit qu’un Diseur de Bonne Avanture (1), qui se mêloit de prédire l’A-venir. Origène ne le regarde point comme un Prophète, mais simplement comme un Sor-cier , qui ayant consulté le Démon, ne prononça pourtant point d’autre réponse que celleque Dieu lui mit dans la bouche. On ne sauroit cependant nier, que l’fî cn 1 tu r e 11e luidonne expressément le nom de Prophète ; & voilà pourquoi quelques Ecrivains modernes(2) font de sentiment, qu’il avoit auparavant été homme de bien, & un vrai Prophète,îusqu’à ce qu’aimant le salaire d’iniquité (z), & sacrifiant l’Honneur de Dieu à son avarice,il devint un apostat, s’adonna à des pratiques superstitieuses , & forma des liaisons avecle Démon, de qui il apprit l’Art de faire des enchantemens magiques. Cependant, commedans cette occasion la conservation de son Peuple y étoit intéressée, Dieu 11e laissa pas delui apparoître, & de l’honorer de ses révélations. Balaam à-la-vérité n’étoit pas un hom-me d’une grande probité, & pourroit fort bien avoir fait le métier de Devin: mais d’un au-tre côté, le commerce qu’il avoit avec Dieu ne nous permet pas de le considérer comme

un Sorcier ou un Magicien (4). „ , . ,.. . ......

Les “Juifs disent que son vrai nom n’étoit point ; mais qu u rut appelle ainsi, a

cause que par son conseil op fil Bala am, c’est-à-dire, il détruisit 1 e Peuple de Dieu (5):& quelques-uns le prennent pour le même personnage qui est nommé Elisha (6) dans leLivre de Job. Les Mages Perjans font dits avoir eu les Traditions Prophétiques de Ba-laam (7); & l’on a conjecturé que c’étoit par le moyen de ces Traditions (8) , que lesSages connurent ce que siguifioit l’Etoile qui apparut au tems de la naissance de notre Sau-veur O) , . . .

t C’étoit une Notion reçue parmi les Païens, qu’il y avoit moyen de faire des impré-cations, qui faiíòient leur effet, non feulement fur des Particuliers, mais même fur des Ar-mées &. des Nations entières. Ces imprécations étoient différentes suivant les diverses ^cir-constances , & prononcées avec des cérémonies qu’on s’imaginoit en augmenter 1 effi-cace (i°).

(1) Comment, fur Jos. Xin.

Cl) Patrick’s Comment, on Numb. XXII.

(3) 2 Peti. II. 15 - .

Uì Stackhouse’s Body ok Dirinity, p. 4g s $çc,(j) Hottinger. Srnegma Orient, p. 44+l(6) Patrick’* Comment, ubi supra,

(7) D’HerbcI. Bihl. Orient- P- 52 *.

(S) Nomb. XXIV. 17.

(s ,) Tneodor. Taisensis , apua Hyde de Rel.Ver. Perl. p- 3S4.

(toi Maccob. Satum, L, III, c. p, Plutaicti, IraVira Ciaslì, p, 555,

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