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1/2 (1770) L' histoire universelle jusqu'à Abraham, l'histoire d'Egypte, & l'histoire des anciens peuples de Canaan
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DES PEUPLES DE CANAAN, Chap. IV. 525nous verrons dans la fuite de cette Histoire avoir été imposé aux Ammo - sect. ii.nites. , , Hist. des

Les Villes de ce Royaume ne nous font guères connues. La Capitale Ammom -s’appelloic Rabbah ; & pour la distinguer d’une Ville du même nom dans íes 'le Pays de Moab , Rabbah des Enfans d'Amman ( a ). . On la désignoit aussi Lpar le nom d '/Immana (b). Cette Capitale semble avoir été partagée en deux / ÍS<parties, savoir en Rabbah proprement dite, & en Fille des Eaux. On nefa u roi t dire positivement si ces eaux venoient de la Rivière de Jabbok , oudes Sources abondantes qui se trouvoient aux environs de cet endroit. Toutce que nous pouvons garantir fur ce sujet, c’est que c’étoit la plus char-mante partie de la Ville, & que c’étoit-là qu’étoit le Palais du Roi; ce quipeut avoir été cause que cette Partie fut appdìéch Fille Royale (c). Rabbahoutre cela étoit fameuse par le grand Châlit de fer d’Og Roi de Bafan (d ).

Dans la fuite du tems cette Ville fut appellée Philadelphie (e), d’après Ptolo-mée Philadelphe , qui la rebâtit d’une manière très magnifique ;& ce fut pen-dant plusieurs siècles une Ville si considérable, qu’elle imposa son nom auxPays à’Ammon & de Moab, qui furent à cause d’elle compris fous le nomvénérai à’Arabie Philadelphique (f). Les autres Villes considérables de ceRoyaume étoient Mìnnith (touchant laquelle il y a quelque doute,) & Abeldes Vignes (§). Jaser ou Jazar est aussi mise au nombre des Villes á'Am-man (/r), mais à tort (r).

Nous sommes fort ignorans fur le chapitre des Mœurs & des Coutumes Meurs fi?des Ammonites. Ils avóient des Rois, pratiquoient la Circoncision (k), Coutumes& paroissoient s’être principalement attachés à l’Agriculture. Aussi bien des ^ ra *que les Moabìtes , ils étoient du nombre de ces Peuples, dont les israélites monites>ne dévoient chercher, ni la prospérité, ni la paix. Ni l’une ni sature deces Nations ne pouvoit être admise dans la Congrégation des Enfans d’Israëljusques à la dixième génération : & la raison de cetce défense étoit, à causequ’ils ne leur avoient fourni aucun secours dans le Désert, & parce qu’ilsavoient aussi tâché de porter Balaam à les maudire (J). Cependant noustrouvons que dans la fuite il y eut une bonne intelligence entre leurRoi Nahash & David (?»).

La Religion des Ammonites , comme nous l’avons déjà observé en Leurparlant de celle des Moabites, étoit pure dans son origine, puisque lesInstructions de Lot en étoient la première source: mais peu á peu leurculte fe corrompit, & se changea à la fin dans l’Idolâtrie du monde la plusgrossière, & à ce qu’on suppose ordinairement la plus cruelle.

(s) Deut. III. 11.

(-) Steph. in A^ta».

(c) 2 Sam. XII. 26, 27.h) Deut. ubi supra.

(e) Euseb. Onomast Urb. & Locorum.

(f) Cellarii Notiua Or bis Auciq. c. 14.

Xxx

fe) Jug. XI. Z Z.

^ fe) Joseph. Autiq. L. XII. c. n. i Maccab.

(r) Ceilar. ubi supra.

(k) Jerem, IX. 25, r6.

(!) Deur. XXXUI.

(m) 2 Sam. X, 2,

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