Buch 
1/2 (1770) L' histoire universelle jusqu'à Abraham, l'histoire d'Egypte, & l'histoire des anciens peuples de Canaan
Seite
529
JPEG-Download
 

DES PEUPLES DE C A N A A N, Ciiap. IV. 52pïïs empêchèrent le Roi d ’Jmmon de pénétrer plus avant dans leur Pays, SECT , Tmais le chassèrent meme de Galaad, dont il avoít été le maître pendant//-^, ,dix huit ans. Avant néanmoins que d’en venir aux mains , Jephthé nou- JLonLveau General des IJraelites , lui envoya des Messagers, pour lui demander'"*

la cause des hostilités qu’il fembloit méditer. Sa réponse set q u ’ij ne de--

mandoit que de ravoir les Contrées que les Israélites avoient autrefoisprises à ses ayeux, & que s’ils vouloient les rendre de faonne amitié il neleur feroit pas la moindre peine. A cette réponse Jephthé répliqua parune seconde Députation, qui devoit lui remontrer que c’étoit à tort qu’iltaxoit les Israélites d’avoir dépouillé de leurs possédions les enfans d’/Im-mon , & lui remettre devant les yeux toutes les circonstances de cet anciensujet de querelle; mas ce discours ne fit aucune impression fur lui. Celaétant Jephthé l’attaqua près à'Jroer, mit son Armée en fuite & poursui-vit les fuyards jusques à Minnith , & de-là jusques à /lbel des Vignes • sibien que, non feulement un grand nombre des soldats du Roi d 'Ammanperdit la vie, mais qu’aussi une bonne partie de son Pays sec ravagée &pillée {a). Tel set le se'ccès d’une guerre, qui mit fin à la Tyrannie qu' à-mon exerçoít fur les Israélites de l’autre côté du Jourdain , & qui avoit durépendant l’espace de dix-huit ans.

Le prémier de leurs Rois, dont il soit fait mention après celui dont nousNahad,venons de parler, fe nommoit Nahash. II vivoit du tems de Saiil , de qui Roi. 'il reçut la juste récompense de fa barbarie & de son insolence. Car faisanerevivre les anciennes prétentions des Ammonites fur le Territoire habité par les Israélites de l’autre côté ùn Jourdain, il leur déclara la euerre *la poussa au commencement avec tout le bonheur imaginable A I fiil mit le siège devant la Ville de Jabesh; ce qui répandit une telle fraveu?parmi les habitans , qu’ils ne demandèrent pas mieux que de traiter alliance avec lui, & de le reconnoître pour leur Souverain. Une pareillesoumission, capable de toucher un cœur tant soit peu généreux, fit uneffet tout contraire fur le sien. La condition préliminaire de f Alliancequ’il confentoit à traiter avec eux étoit, qu’il leur crèveroit à tous l’ceildroit: opprobre douloureux, par lequel il prétendoit flétrir tout le Peupleà'Israël. Les Habitans répondirent à cette proposition, qu ils lui deman-doient feulement un délai de sept jours; & que si ce terme étant expi-ré , personne ne venoit les délivrer , ils se remettroient entre ses mains.

Ce Prince cruel leur accorda leur demande» espérant de goûter dans peula satisfaction barbare qu il se proposoit. Mais il set attaqué en trois dif-férons endroits de son camp par Saiil , le matin du huitième jour, dans letems qu il se flattoit que les habitans viendroient le trouver , conformé-ment à la promesse qu’ils lui en avoient faite pour le mieux tromper; & sonArmée fut mise en un tel désordre, que les Israélites n’eurent que la peinede tuer, fans éprouver le risque de combattre. La tuerie dura jusques àla chaleur du jour; & ceux qui échapérent , se trouvèrent alors si disper-sés, qu’il n’en demeura pas deux d’entre eux ensemble (b). Ainsi siise cet .

Tome 1.

O) Jug. XI.

(J?) I. Sâixu XI»

Yyy