DES PEUPLES DE C A N A A N, Chap. IV. 531tons des Syriens de Beth-rehob , & des Syriens de Tsoba; mille hommes dug ECT>Roi de Mahaca , & douze mille du Roi â'ishtab («), Ce récit s'accorde ^ flestrès bien avec celui de Josèphe par rapport au nombre, on y remarque Ammni-seulement cette légère différence; savoir que cet Historien retranche les àmille hommes du Roi de Mahaca, & suppose que ce Roi, & celui d'Ish-tob, n'en ont fourni que douze mille à eux deux (b). Et de-là vient quele nombre des Troupes auxiliaires dont il s’agit, monte dans Josèphe à tren-te-deux mille, & à trente-trois mille dans I’Ecriture. D’un autre côté,nous lisons que Hanun envoya mille Talens d'argent pour prendre à gagesdes chariots, & des gens de cheval de Mésopotamie, de Syrie, de Ma-haca, & de Tsoba; & qu’il prit réellement à fa solde trente-deux millechariots, outre les Troupes du Roi de Mahaca (c). L’Ecriture ne s’ac-corde pas si bien ici avec Josèphe, que dans le passage précédent. Cet E-crivain dit, que ce furent des Fantassins, qui vinrent de Mésopotamie (d).
Nous voyons que dans cet endroit ì’ëcriture garde encore le nombre detrente-trois mille. Cependant quoique le nombre soit le même, il y a unegrande différence entre ceux qui Je composent. Paílòns à présent auxactions & aux évènemens de cette guerre.
Hanun ayant ainsi assemblé une Armée, que ses propres Soldats joints àceux de différons Peuples voisins rendoient très considérable, sortit deRabbah, pour livrer bataille à Joab , que David avoit envoyé à la tête deses meilleures Troupes. Les Ammonites , & leurs auxiliaires, séparèrentleurs forces en deux ; les prémiers ayant pris leur champ de bataille prèsde leurs murailles , & les autres ayant pris Je leur à quelque distance de-ládans une plaine. Par cette disposition, ils s imaginoient pouvoir attaquerJoab de front, & prendre en même tems ses Troupes en queue. Mais ceprojet n’eut point de fuite; parce que les Ammonites furent attaqués parAbishai, Frère de Joab , pendant que ce Général chargeoit les Syriens.
Les Ammonites soutinrent avec beaucoup de vigueur les prémiers effortsd’ Abishai, jusqu a ce qu’ayant apperçu que leurs Syriens lâchoient le pié,il leur parut nécessaire de se retirer dans leur Ville; ce qu’ils firent *.
(a) 2 Sam. X. ( c ) i Chron. XIX.
(S) Joseph. Antiq. L. VII. c. 6. (//J Joseph. L. VII. c. 6.
* Nous ne saurions ajouter foi à Josèphe en ce qui concerne cette bataille. Selon lui (i)les /.Immonites , voyant la défaite de leurs Alliés, rentrèrent dans leur Ville, fans oser eu ve-nir aux mains avec Abishai-^ Mais ne seroic ce pas-là un trait de partialité en faveur de faNation, qu’il voudroit dépeindre comme ayant été extrêmement formidable ? Outre celapeut-on supposer, que lorsque Joab partagea l'on Armée en deux Corps, les deux Corpsennemis ne s’avancérent pas d’un pas égal contre leurs Adversaires? fur-tout puisque Jo-sèphe avoue que les Syriens combattirent vaillamment jusqu’à ce qu’un grand nombre desleurs eut été tué ; ce qui ne pouvoit être f ouvrage de quelques minutes. Abkhai doitavoir eu bien peu d’empreflement à en venir aux mains, s’il ne chargea point les Ammonitesavant que les Syriens cuisent été mis en fuite. D’un autre côté les Ammonites , qui écoienc
C 1 } Joseph. Antiq. L. VII. C, 7.
Yyy 2