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1/2 (1770) L' histoire universelle jusqu'à Abraham, l'histoire d'Egypte, & l'histoire des anciens peuples de Canaan
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DES PEUPLES DE C A N A A|N, Cmv. IV. 553la met à dix milles à l’Occident á’Elath (a), Port de Mer fur la Mer Rou - s ECT- îvge, appartenant au x Iduméens. Outre cela ce Royaume avoit deux fa- Hi n deimeux Ports de Mer, Eìath & Efiongéber , fur les Côtes du Golphe Araln- idiwéZs.

que , ou Mer Rouge (b). Le Port à'Efiongéber fut bientôt décrié, à cause__

qu’on ne pouvoit guères y entrer fans courir risque de faire naufrage con-tre une chaîne de Rochers, qu’on prétend avoir ressemblé à l’épine du dosd’un homme (c). Ainsi ce Port ayant été abandonné de bonne heure,îì n’y a pas lieu de s’étonner qu’on ne sache autre chose touchant fa situa-tion , sinon qu’il étoit dans le voisinage d’Elath. Ce dernier Port étoit in-finiment meilleur que celui dont nous venons de parler, & servit pendanttrès longtems aux Vaisseaux qui partoient de ces endroits pour les Indes.

11 est aussi appellé Eloth , JEla , Ailat , EJat , Elana , d’où est dérivé lemot de Golphe Elanitique, dans lequel étoit ce Port ; & par les ^râr,

Jiìah jusques à ce jour *. La réputation & futilité d’Elath allèrent enaugmentant, à mesure que celles d'Efiongéber diminuoient, & parvinrentenfin au point que le prémier de ces Ports fut jugé digne d’être conquis, &changea plusieurs fois de Maître. David f arracha aux Iduméens (d) , qui .le reprirent dans la fuite, lorfqu’ils fe rebellèrent contre (e), Après

cela Hazarja s’en empara (/) , mais fous le Régne de son petit-filsElath tomba entre les mains du Roi de Syrie (§). Les Syriens en furentlongtems possesseurs j & après quelques révolutions fous les Séleucides &

(«) Euseb. Onomast. Urb. & Loc. ad Vo-cem nhpu.

{b) 1. Rois IX. 26.

(f) Prideaux Hisl. des Juifs L. I. p. 12,Pacrick’s Comment, iipon i. Kings IX. 26.

(d) 2. Sam. VIII. 14.(c) 2. Rois VIII. 20.(/) Ibid. XIV. 21.

(&) Ibid. XVI. 6.

* Allah OU Elath est fur la route que prerment les Pèlerins Egyptiens, quand ils vont à laMecque, on en voyoit encore de considérables Testes dans le quatorzième Siècle. Un Gou-verneur Egyptien y faifoit alors fa résidence , dans une Tour aux environs de laquelle il n’yavoit point de Champs. U y avoit autrefois un Château, qui avauçoit dans la Mer, mais quele tons a détruit. Notre Auteur l’appelte une petite Ville , & ajoute qu’elle avoit appar-tenu à ces Juifs qui furent changés en singes & en pourceaux (1). Elath & Efiorgébetdevinrent enfin ambigui Juris , suivant Marsham (2). Mais pour ne pas anticiper fur ceque nous avons à dire fur cette matière, nous nous contenterons pour le présent d’obferverque les Iduméens ont été autant en état de défendre le droit qu’ìls prétendoient avoir à i’Etn-pire de la Mer Rouge, que les Egyptiens étoient incapables de leur tenir tête à cet égard.Ces derniers furent même obligés de fe soumettre aux conditions qu’il plut aux Iduméens deleur prescrire, & qu’on prétend avoir été extrêmement dures; car il ue leur étoit permis defaire le Voyage des Indes qu’avec un seul Vailieau de charge, & moindre qu’une Galère (3).Elath étoit une'Ville aífez considérable pour donner son nom à la Partie la plus Orientale duGolphe qui termine la Mer Rouge , & étoit à dix milles â l’Orîent de la fameuse Ville dePets a (4), à ce qu’aflure un Auteur très digne de foi, qui a été suivi en cela par quelque?Géographes du prémier ordre.

(1) Abulfeda in Descript. Arab. Navrg. des Ane. par Hn?t, c. f.

(2) Marsh. Canon. Citron. Secul, XIV. p, 3S7. (4) Eustb. Onotu. Uibium îj Tveorvm , ad

O) Supr. p. 4IL, Hist. du Comm. ôc de la Vocem 'A< 2 «. ’

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