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1/2 (1770) L' histoire universelle jusqu'à Abraham, l'histoire d'Egypte, & l'histoire des anciens peuples de Canaan
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566 HISTOIRE ASIATIQUE, Livr. I.

SecT. V. naissance, il est mis au nombre des Ducs dans le Pays á'Edom ( a ), quifíift. d'A - e ^- tout ce st us n , ous ^ avons de lui. On ignore aussi comment cette famillemalek. vint à être léparée des autres de la ligne á’Esaù. Peut-être qu’il feroit assez

-— raisonnable de supposer, qu Amalek , ou ses descendans,ont été chassés par

les Idutnéem , lorsqu’ils s’emparérent du Pays des Hontes; & cela à causede l’impurete de leur origine, à l’iinitadon de ce qui avoic été fait à re-gard à’Ismaël dans la maison à! Abraham. Ou bien il se peut,d’un autre cô-té, qu ’Amalek ou ses Enfansayentécé méprisés par les Iduméens ; mépris quiles a peut-être engagés à se joindre aux Hontes , & à partager leur fortune.11 n’est nullement apparent qu’une seule famille ait été en état de tenir têteaux Israélites après le passage de la Mer Rouge, & il faut nécessairementque d’autres s’y soient joints. Or quels autres probablement, sinon le restedes Horites , & les habitans (b) du Pays où ils Rétablirent? Nous savonsque les Kénicns , descendus de Jéthro , ont demeuré avec eux;mais ce nefut que dans la fuite du tems (c). La mésintelligence éternelle entre lesIduméens & les Jmalékites, paroit par l’impoffibilité de découvrir qu’il y aitjamais eu entre ces deux Peuples, d’harmonie, de confédération, ou lemoindre signe d’accord.

Si nous ne pouvons faire que des conjectures fur la cause de cette espè-ce de séparation dans la Maison d ’Esau, nous n’avons guères plus de lu-mières fur le lieu où les Enfans d 'Amalek fixérenc d’abord leur demeu-re , ou fur la Contrée où ils érigèrent dans la fuite leur Royaume.Leur premier établissement ne peut pas avoir été loin du Pays á’Edom ; &certainement, depuis le commencement de leur expulsion ou retraite jus-qu’à leur destruction, ils paroissent ne s’étre pas éloignés des frontièresde ce Pays : ce qui a porté Josèphc à partager tout le Pays á'Edom en Ama-lékitìde Ôí en Gobontide (d); mais, comme nous savons déjà observé, cettedivision est très peu exacte eu égard au tems, puisqu’il est évident queles deux Rois n’avoient ensemble aucune communication de vues ou d'a-

(s) Genèse XXXVI. 12. X Chron. 1 .36. (c) Supra, p. 541.

(b) Ibid. XIV. 6. (d) Joseph. Autiq. L. II. C. 1.

étoit fils d'A w S ou Uz, fils cl 'Aram, fils de Sem , fils de Noé. D’autres, qu'A d étoit filsd’ /lmalek , fils de Cam (,); mais l’opiuion contraire est communément reçue. QuelquesCommentateurs de l’Alcoran (2) nous disent que les prémiers Adìtes étoient d’une taille pro-digieuse , les plus grands étant hauts de cent coudées, & les plus petits de soixante,- aslèrtionqu’ils prétendent fondée fur fAlcoran (z). Enfin d’autres Ecrivains Arabes assurent, qu 'A-malek étoit fils d'Azd, fils de Sem ("4). Mr. le Clerc (5) est iì disposé à adopter cette no-tion, que selon lui ses Amalékitesé toient un grand Peuple avant le tems à'Abraham', paresqu’il trouve que Kedorlaomer leur fit la guerre fous ce nom, çe qu’il suppose être une anti-cipation. Mais considérant que notre Amalek étoit de la Maiiòn d'Ejaii , avec laquelle sesEraélites avoient ordre de vivre en paix, il change d’avis.

(’) D’Hèrbelot, p. 51, uo. D Ebn Shouah. ,

<2.) Jalla Lo’ Ddin, & Zamakshari. (s) i-e Clerc lur Genèse XIV. 7. Sc Nomb.

(}j K«r. c, 7, XXIV. 20,