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Sect. VI-Hìfi. desCananéens.
592 HISTOIRE ASIATIQUE, Livr. I.reprises : exemple entre plusieurs autres du même genre, qui prouve com*bien les Cananéens étoienc peu disposés à quitter leurs possessons. En gé-néral, les Cananéens des Montagnes furent domtés; mais ceux des Valléesconservèrent leur liberté, parce qu’ils avoient des chariots de fer. Hébrontomba par cette guerre entre les mains de Caleb , qui en chassa les trois filsd'Anak («) *.
Les Jébufìens furent aussi assaillis par les Benjamites , mais fans que ceux-ci pussent venir à bout de les chasser. Ceux de Béthel eurent à combattrecontre la Maison de Joseph, & leur Ville fut prise par la trahison d’un deses habitans. Mais ceux de Beth-Shean , Taanah , Dor, Ibleam, & Mègul-do , résistèrent aux attaques des enfms de Manajseh, & conservèrent enleur entier leurs différentes Juridictions. De-même les Cananéens , qui de-meuraient en Gézer , ne purent pas être délogés par les en fans d 'Ephraim-,& ceux de Kitron & de Nahalol tinrent bon contre la postérité de Zabulon,en fe soumettant néanmoins à payer tribut. Les habitans à'sJccho , deZidon , à' Achlab , d ' Achzìb , à'Helbah , d ’Apluk & de Rèhob , bien loin d’a-voir été chassés par ceux de la Tribu âìAsher , semblent leur avoir impo-sé les conditions qu’ils jugèrent à propos, & leur avoir simplement permisde garder une partie de la Contrée qui leurétoit tombée en partage. Ceuxqui tenoient Beth-Shémeih & Beth-anath, plus forts pendant longtems queÎSephtalì, en devinrent à la fin les tributaires. Les Amorrhéens obligèrentles enfans de Dan à fe tenir dans leurs Montagnes , & ne souffrirent pointqu’ils en descendissent. Outre cela, ils gardèrent pour eux-mêmes la Mon-tagne de Hérés en Aijalon & en Shaalbim. Mais quoiqu’ils paraissent avoiragi alors à leur gré avec les enfans de Dan , ils ne laissèrent pas d’être à lafin rendus tributaires par les forces réunies de la maison de Joseph & decelle de Dan;& leur Frontière fut terminée depuis la montée de liakrabbim,depuis la roche , b au-dejsus (b) f.
C’est
(a) Juges I. 9-20. (O Juges I. 21—3 5 .
* Les noms de ces Fils à'Anak font Ahimam, Scheshai , & Talmai(i'), touchant lesquelsnous nous contenterons de rapporter les remarques que Bocliart a faires fur leurs noms.Pour commencer par leur Père Anak , son nom revient, selon lui, au nom Latin Torquatus.Abîmant, qui est le nom du fils ainé , signifie , qui est mon frère , c’est-à-dire , qui eil monpareil. Le nom de Sheshai , le second fils , engage notre Auteur à le supposer haut de sixcoudées comme Goliath. Ta huai , le 110m du troisième, il le dérive de Talam, un Sillon (2) ;comme s’il paroissoit avoir égalé le Sillon d’un Champ en longueur. Cette conjecture pourraparoi t re ingénieuse aux uns, & pas tout à-fait si heureuse aux autres. Jofèphe (3), suivant salouable coutume, sait le portrait le plus effrayant de ces habitans de' Hébron. „ Parmi les„ morts, dit-il , il s’en trouva quelques-uns de la Race des Géans. C’étoienc des hommes,, dont la grandeur étoit si prodigieuse, le regard si terrible,& la voix si épouvantable,Lc....On voit encore aujourd’hui leurs os.
t L’ignorance où nous sommes à l’égard de la situation de ces endroits, nous empêche dedécider si le Territoire , dont les Amorrhéens restèrent maîtres , étoit considérable ou non.Nous rencontrons souvent de semblables obscurités ; mais nous espérons que dans ces fortes decas nos Lecteurs voudront bien nous pardonner de ne pas déterminer des situations, fur les-quelles nous pouvons à peine faire des conjectures, & qui seront toujours un sujet de disputepour ceux qui ont du tems à perdre à des discussions de ce genre.
(t) Nornb. XIII. 2i, (2) Sochart Canaan L, I. c, 1. O) Joseph. Antiq. L. V. c. r.