ET DES GO MERITE S. Lxv. L Ch. XII. 145rae sacré, à cause de sa grande sagesse. Mais il ne parle de ces disséren- Sectiontes Nations, que passouïr-dire, & d’une manière si douteuse, qu’il con- V.firme ce que nous avons avancé ci-dessus, savoir que les Régions, dont Hisioirefi s’agit, étaient sinon inhabitées, du moins presque inconnues. des Scythes
Nous ne trouvons aucune Ville dans la baffe Scythie , pas même une b ^ Os-Capkale, quoiqu Hérodote fasse mention d’uné Branche de Scythes^ qu’il mérites 'appelle les Scythes Royaux , qu’il place le long des bords du Tandis^, quiles sépare, dit-ii, des Sarmates Asiatiques (a). Ce s Scythes , à ce qu il pa*roit par la fuite du narré de cet Auteur , étaient ies seuls qui eussent desRois, comme nous le verrons dans la Section suivante : cependant leurpanière de. vivre était telle, qu'ils ne demeuraient jamais dans des Villes,
Ni dans des Places fortifiées, mais s’alloient établir dans les endroits quiconvenaient le mieux à leur fureté ou à leurs besoins. Avant que de finircette Section, nous croyons devoir avertir, que dans l’Article des RaretésArtificielles, nous avons oublié une grande Pierre , qui se voyait près dela Rivière de Tyras, & dans laquelle était l’empreintedu pïéd'Hercule, dela longueur de deux coudées. L’autre étoit un Vaisseau de cuivre, épais desix pouces, & qui contenait cinquante muids. Nous dirons dans un autreendroit à quelle occasion ce Vaisseau monstrueux fut fabriqué (b).
SECTION VI.
• Antiquité , Gouvernement , Loix , Religion y Coutumes y Arts ySciences , £«? Commerce des anciens Scythes.
^^Ous avons dit dans la I. Section de ce Chapitre , tout ce que nous fa- Section^ vions concernant l’antiquité&rorigine de ce Peuple. Ilestimpossible V i.de deviner quand les Scythes furent soumis à un Gouvernement régulier,
Comme aussi de quel genre ce Gouvernement étoit. II paroit cependant parl’endroit que nous avons cité d'Hérodote, qu’au moins une ou deux Tribus m> 'étoienc fous un Gouvernement Monarchique, & que ces Tribus faisaientUne figure plus considérable que toutes les autres. Au reste nous ignoronsParfaitement si la Tribu Royale n’étoit pas la Branche ainée ; si cette I ribuUo gouvernait pas toutes les autres ; si elle n’écablissoic pas des Vicerois furdifférentes Provinces de la Scythie; ou si les Tribus respectives a voientchacune leurs Princes, comme les rhjlisiins; L si le Gouvernement de ces^nces étoit Héréditaire ou Electif, despotique ou restraint par des Loix.
J“ e qui nous paroit le plus probable, en considérant le peu qui nous reste dec^r Histoire, est que la Dignité Royale n’étoit affectée qu’à la Tribu ainée,
01 stue cette Tribu avoit une espèce d’autorité sur les autres, tandis queS e "es qai étaient plus éloignées du centre, avaient leurs Seigneurs, leurs*-°ix & leurs Coutumes, particulièrement celles qui étaient le plus éloignéescôté de l’Orient & du Septentrion. Et il se pourrait fort bien que cel0lt à cela qu’il faille attribuer cette grande variété de noms & de caractères,
(0) Herodor. M s upr . c. 57. p. 372. (S) Idem ibid. p. 384.
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