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4/2 (1770) L' histoire de Perse suivant les auteurs orientaux, des Scythes, Gomerites, Phrygiens, Troyens, Lyciens, Mysiens, Lydiens, Ciliciens ... : avec l'histoire d'Athènes & celle des Lacédémoniens
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ET DES GOMERÏTES. Liv. I. Cil. XII. 155

fiîère de tanner le cuir. On peut supposer aussi quils fabriquoient leurs Ar* Sectionmes, cest-à-dire,des Cimeterres, des Javelines,des Aiíììeux, mais fur- VI.tout des Arcs & des Flèches,dont ils savoient merveilleusement bien se Histoireservir, que leurs enfans apprenoient à tirer à un.but, dans le tems même d f Scythes^ue les chevaux, quils montoient, couroient à toute bride. De- le ^ ^ 0->-proverbe, que les Scythes étoient aussi habiles à tirer de lArc,que les m " esGrecs léioient à jouer de la Lyre. Ce fut à leur école, à ce quon assure,

Me Cyaxare , Roi de Médie , envoya son fils pour apprendre à manier lArc.

Ees Scythes netoient pas moins bons Cavaliers *, & ctst 2 cause de celam 'Hérodote & Lucien leur donnent le nom de nrnarQ^oTai (a). Leurs fem-mes mêmes tiroient fi adroitement & aboient si bien à cheval, quellesne le cédoient aux hommes fur aucun de ces articles (ô). Les Anciens ontr emarqué, que les Scythes navoient ni Anes ni Mulets ; & la raison quilsrendent, est que leur Pays étoit trop froid pour ces sortes danimaux.Eexpériencea démontré depuis le contraire, du moins par rapport auxpremiers : mais la vraie raison semble avoir été, que leurs Chevaux scr-Voient à tous les usages auxquels ils auroient pu employer les animaux enquestion, & étoient outre cela beaucoup plus agiles.

Pour ce qui est de lAgriculture, ils ne paroilfent pas en avoir eu aucune Agrknì-connoissance. Hérodote, à -la -vérité, fait mention dune de leurs Provinces às.dont les habitans sappelloient Olbiopolites , & quelesGmrr nommoient Bo-r yftJiéniens , à cause quils habitoient les bords Septentrionaux de ce Fleuve.

Cet Historien assure quils semoient du Grain, moins poursen nourrir, queP°ur en faire commerce (c). Les autres Scythes négligeoient entièrementAgriculture, aimant mieux changer de demeure pour fournir de bons pa-rages à leur Bétail, & se contenter de ce que la terre produifoit delle-méme, que de sc donner la peine de la labourer. De- probablement cesVastes Déserts & tant de Pays inhabités qui séparent une Tribu de lautre,oans les Ecrits des anciens Historiens & Géographes. Nous ignorons cequils faifoientde la laine de leurs Troupeaux. Peut-êtrenelatravailloient-ils pas,puifquils shabilloient des peaux de divers animaux, tant sauvagesque privés (d). Dailleurs, comme ils préparoient eux mêmes leurs peaux,d s pouvoient à cet égard encore se passer des Manufactures étrangères,à avoient sûrement des Forgerons, tant pour leurs Armes que pour leursChariots. Par rapport à leurs Flèches, leurs Dards, leurs Javelines , &a utres Armes pareilles, st les têtes en étoient de cuivre, comme il y a

(«) Herodot. Lib. I. (V) Herodot. ubi fupr. Jusliu. Lib.II. c. 2.

( b ) Idem Lib. IV. Lucian in Toxar. & Mêla &.

! er mot. lVJela Lib. I. c. 21. 111. IV. Bo- (</) Idem ibid.a » Phaleg Lib. 3. c. 9 & si.

* Bochart observe, que cest à cela même que le Prophète (1 ) sait allusion, quand, cnP" r «nt d e r Armée de Ma "og, cest -à -dire des Scythe s, il appelle leurs chevaux, P'JI atiD Susthn uparaúiim lebuihe Miklol, des Chevaux & des Cavaliers parfaitement^iplmés. Kimdii donne à leurs Cavaliers lépithéte dexperts à manier toutes fortes darmes,a Version Anglotse représente leurs chevaux comme en étant tout couverts.

fi) Ezéch. XXXViii. 4.

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