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4/2 (1770) L' histoire de Perse suivant les auteurs orientaux, des Scythes, Gomerites, Phrygiens, Troyens, Lyciens, Mysiens, Lydiens, Ciliciens ... : avec l'histoire d'Athènes & celle des Lacédémoniens
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VI.

UHìoiredes Scythes6? des Go-mérites.

Bergers& Censde Guerre.

f ol^gamie.

Fêtes',

Obsèquesdes scy-thes.

156 HISTOIRE DES SCYTHES,

lieu de le croire, fi lHistoire du Vaisseau de cuivre, rapportée ci-dessus,est véritable, - il ny avoir pas grand art à le faire, rien nétant plus facileque de les jetter en moule. Leurs Arcs pouvoient être faits comme ceuxdes autres anciens Peuples, quoiquil ne soit nullement impossible quilsay en t eu des Ouvriers qui leqr faisoient des Armes de fer &dacier, cellesquils enlevoient à leurs Ennemis ne pouvant pas leur suffire. Véritable-ment on ne sauroit guères supposer quils fissent leurs Chariots fans le se-cours de quelques Artisans pareils ,-quoiquaprès tout il soit clair quil y aeu parmi eux auffi peu de Métiers que chez aucun autre Peuple, <k quilsnont eu aucun de ceux dont ils pouvoient se passer.

Leurs grandes richesses & leur principale nourriture consistoient dans denombreux Troupeaux, dont ils confissent le soin à des Bergers, qui chezles Scythes étoienc inférieurs en rang aux Gens de Guerre, & avoient desEsclaves au dessous deux. Quand un endroit ne pouvoit plus servir de pâ-turage, ils se transportoient dans un autre avec ceux de leurs familles quinétoient pas propres au Métier des Armes. Ces derniers vivoient princi-palement de Miel & de Lait. Cétoient leurs Cavales qui leur fournissoientparticulièrement cette dernière sorte de nourriture , ik dont la féconditéétoit aidée par un bizarre moyen, sil en faut croire Hérodote. Nous igno-rons quelles sortes de provisions les Gens de Guerre prenoienc avec eux,quand ils sabsentoient pour quelque Expédition. Ce quil y a de vraisem-blable, cest quen entrant dans un Pays ennemi, ils commenjoient parsemparer de tout le Bétail quils y trouvoient.

L'Histoire de leurs Rois semble nous fournir quelques exemples de Po-lygamie. En général, ces Princes ne paroissent pas avoir été fort scrupu-leux sur le chapitre du Mariage. Les uns épousoient des femmes étrangè-res, & nous lisons quun deux épousa la veuve de son propre Père, sansque nous puissions affirmer que la même liberté fût accordée à des Parti-culiers. La raison que les Grecs ailéguoient pourquoi ils abhorroient les Bac-chunales des Grecs , savoir parce quil nétoit pas raisonnable de supposer quunDieu employât son pouvoir à causer aux Hommes des accès de Folie, sem-ble prouver que lívrognerie nétoit pas un vice commun parmi eux. Aussi neparoit- il pas quils donnassent bea-ucoup dans les Festins. Cependant ils encéiébroient un annuellement dans chaque District, en faveur de ceux qui,comme nous savons dit ci- dessus, sétoient signalés en tuant un ou plusieursEnnemis. Hérodote parle encoredune autre Féte,quoncélébroit à loccasion.de certaines funérailles, par la description desquelles nous terminerons cet-article.

Nous avons déjà dit un mot des Obsèques de leurs Monarques. Quandquelque autre Personne de distinction venoit à mourir, ses plus prochesParens faisoient embaumer son corps, & le faisoient transporter de maisonen maison chez ses Parens & les Amis, qui tour à tour régaloient le Mort,en mettant devant lui une partie des mêmes choses quils offroient à leursConvives. Cette cérémonie duroit 40 jours, après lesquels on enterroiíle Mort, & ceux qui lavoient accompagné, se purifioienc, non pasquelques ablution', mais par la fumée dune sorte de Chenevi particulière àleur Pays, qui, étant jette-fur des pierres brûlantes, rendoit une odeu®