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4/2 (1770) L' histoire de Perse suivant les auteurs orientaux, des Scythes, Gomerites, Phrygiens, Troyens, Lyciens, Mysiens, Lydiens, Ciliciens ... : avec l'histoire d'Athènes & celle des Lacédémoniens
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I.

Histoiredes Phry-giens, Tro-yens, Lyciens , Lydiens, &c.

iAsie

Lydienne.

174 HISTOIRE DES PHRYGIENS, TROYENS,

Lydie, comme il paroit par Cicéron (a). Et il est bon dobferver ici, quecet Auteur, en faisant rémunération des Pays compris fous les noms d/Jfiepropre, ne fait aucune mention de YEolìde ni de \'Ionie, quoique sûrementportions de l'^s parce quelles étoient situées partie en Lydie,

'& partie en Myfie. La Lydie, outre le Pays qui avançoit dans les terres,& connu ordinairement fous ce nom, contenoit auíîi les Régions voisines,tant de l'/<Ê,situées le long de la Lier entre YHermus & le Méandre, quede YEolìde, qui sétendoit depuis Ì'Hermus jufquau Cdìcus, suivant Ptolo-viée (b), ou, suivant Strabon (c), jusquau Cap de LeStum, sancienne limi- qui separoit la Troade de la côte maritime de la grande Myfie*. Les au-tres parties de ÌEoìide & de Y Ionie font placées en Myfie par Pline (d) ,Stra-bon (c) , Hellanicus (/) & Scylax (§). La Myfie même, après que les Eo-liens'sen furent mis en possession,sappelloit communément Eolìde (h ); ceapi Etienne k Géographe semble avoir oublié, quand il distingue la VilleàJJsos en Eolìde, d'avec une autre du même nom en Myfie près dAntan-drus. 11 est clair par ce que nous venons de dire, que YAfiie propre com-prenait la Phrygie, h Myfie, Ja Lydie, la Carie', YEolìde é? Y Ionie. Cetteétendue de Pays étoit bornée, suivant Ptolornée , au Nord par la Bithynie& le Pont , sétendant depuis la Galatie jusquà la Propontide ; à lOrient parla Galatie, la Pamphylìe & la Lycie ; au Midi par une partie de la Lycie &par la Mer de Rhodes ; à f Occident par YHellespont , & par les Mers Egée& Icarienne. Sa situation est depuis le 35. jusquau 45. degré de LatitudeSeptentrionale, & sa Longitude sétend depuis le 55. jusquau 62.degré.

Comme Y/lsie propre nest quune partie de Y JfieMineure , de-mêmeY/Jfie Lydienne nen est quune de Y Afie propre f. Le mot dA fie, pris dans

(«) Cic. in Orat. pro Flacco. c. XXVII. (/) Idem Lib. XIII.

Ptolom. Lib V. c. 2. (g) Scylax in Periplo.

(c) Scrabo Lib. XII. p. 582. (L) Pomp. Mêla Lib. I. c, 18. Plia. Lib.

(Y/) Plin. Lib. V. c. 30. V. c. 30.

(e) Strabo ubi supra.

* Que la Myfie sétendoit jusquà lembouchute du Fleuve Caïcus , est une chose recon-nue non seulement par Ptolornée (1) , mais auíîi par Strabon (2); & cependant à cause que cePays étoit de son tems au pouvoir des Eoliens, il dit que YEolìde , proprement ainsi nom-mée, sétendoit depuis YHermus jufquau Lefíum (3). Pline fait (4) pareillement servir lePromontoire de Leâunt de borne entre s Eolìde & la Troade, quoique dans un autre endroitil place Ajfos dans la Troade (5)- Mais Hellanius (b), Strabon & Etienne (7), en font uneViHe de YEolide prés de YHellespont.

| II paroit par les témoignages d Hérodote (8). de Diodore de Sicile (9), de Denys (10),de Strabon (l >), de Pline (12}, & de plusieurs autres, que la Lydie étoit anciennement con-nue fous le nom de Méonie, & que les Lydiens sappelloient Méoniens: & dun autre côté,Callinus, qui étoit antérieur à Arehiloque Qis),Demetrius Scepfius ,contemporain d eCratestkd'Aristarquelc Grammairien (14.), Euripide (15), Suidas (16), le grand Etymologiste &c.af-

f 1 ) Ptolom. Lib. v, c. z.

(z) Strabo Lib. XII. pag. 87 $.

( 3 ) Idem Lib. XIII. p. ;8S.f4) Plin. Lib. v. c. 30.

( 5 ) Idem Lib. 11. c. ,j 6 . Sc L. XXXVI. C.Î17.(d) Strabo Lib* Xlii, p, $81,

(7) IdemLib.XV.p. 7áí. Ste P han.inVoce'-o-«í.(ï) Héiodoc. L. VII. p. 74.

(9) Diod. Sicul. L. IV. p. 16;.

(10) Dionys. in Periegesi.

(n) Sttab. L. XIII.

(12) Plin. L. V. c. ij>.

(13) Strab. L. XIV. p. 6Z7.

(14) Idem L. XII.

Os) Eurip. in Bacch.

(16J Suidas sub voce Krnt,