Skction
I.
Histoiredes Phry-giens, Tro-yens, Lyciens , Lydiens, &c.
i’Asie
Lydienne.
174 HISTOIRE DES PHRYGIENS, TROYENS,
Lydie, comme il paroit par Cicéron (a). Et il est bon d’obferver ici, quecet Auteur, en faisant rémunération des Pays compris fous les noms d’/Jfiepropre, ne fait aucune mention de YEolìde ni de \'Ionie, quoique sûrementportions de l'^s parce qu’elles étoient situées partie en Lydie,
'& partie en Myfie. La Lydie, outre le Pays qui avançoit dans les terres,& connu ordinairement fous ce nom, contenoit auíîi les Régions voisines,tant de l'/<Ê,situées le long de la Lier entre YHermus & le Méandre, quede YEolìde, qui s’étendoit depuis Ì'Hermus jufqu’au Cdìcus, suivant Ptolo-viée (b), ou, suivant Strabon (c), jusqu’au Cap de LeStum, sancienne limi-té qui separoit la Troade de la côte maritime de la grande Myfie*. Les au-tres parties de Ì’Eoìide & de Y Ionie font placées en Myfie par Pline (d) ,Stra-bon (c) , Hellanicus (/) & Scylax (§). La Myfie même, après que les Eo-liens's’en furent mis en possession,s’appelloit communément Eolìde (h ); ceapi Etienne k Géographe semble avoir oublié, quand il distingue la Villeà’JJsos en Eolìde, d'avec une autre du même nom en Myfie près d ’Antan-drus. 11 est clair par ce que nous venons de dire, que YAfiie propre com-prenait la Phrygie, h Myfie, Ja Lydie, la Carie', YEolìde é? Y Ionie. Cetteétendue de Pays étoit bornée, suivant Ptolornée , au Nord par la Bithynie& le Pont , s’étendant depuis la Galatie jusqu’à la Propontide ; à l’Orient parla Galatie, la Pamphylìe & la Lycie ; au Midi par une partie de la Lycie &par la Mer de Rhodes ; à f Occident par YHellespont , & par les Mers Egée& Icarienne. Sa situation est depuis le 35. jusqu’au 45. degré de LatitudeSeptentrionale, & sa Longitude s’étend depuis le 55. jusqu’au 62.degré.
Comme Y/lsie propre n’est qu’une partie de Y JfieMineure , de-mêmeY/Jfie Lydienne n’en est qu’une de Y Afie propre f. Le mot d’A fie, pris dans
(«) Cic. in Orat. pro Flacco. c. XXVII. (/) Idem Lib. XIII.
Ptolom. Lib V. c. 2. (g) Scylax in Periplo.
(c) Scrabo Lib. XII. p. 582. (L) Pomp. Mêla Lib. I. c, 18. Plia. Lib.
(Y/) Plin. Lib. V. c. 30. V. c. 30.
(e) Strabo ubi supra.
* Que la Myfie s’étendoit jusqu’à l’embouchute du Fleuve Caïcus , est une chose recon-nue non seulement par Ptolornée (1) , mais auíîi par Strabon (2); & cependant à cause que cePays étoit de son tems au pouvoir des Eoliens, il dit que YEolìde , proprement ainsi nom-mée, s’étendoit depuis YHermus jufqu’au Lefíum (3). Pline fait (4) pareillement servir lePromontoire de Leâunt de borne entre s Eolìde & la Troade, quoique dans un autre endroitil place Ajfos dans la Troade (5)- Mais Hellanius (b), Strabon & Etienne (7), en font uneViHe de YEolide prés de YHellespont.
| II paroit par les témoignages d’ Hérodote (8). de Diodore de Sicile (9), de Denys (10),de Strabon (l >), de Pline (12}, & de plusieurs autres, que la Lydie étoit anciennement con-nue fous le nom de Méonie, & que les Lydiens s’appelloient Méoniens: & d’un autre côté,Callinus, qui étoit antérieur à Arehiloque Qis),Demetrius Scepfius ,contemporain d eCratestkd'Aristarquelc Grammairien (14.), Euripide (15), Suidas (16), le grand Etymologiste &c.af-
f 1 ) Ptolom. Lib. v, c. z.
(z) Strabo Lib. XII. pag. 87 $.
( 3 ) Idem Lib. XIII. p. ;8S.f4) Plin. Lib. v. c. 30.
( 5 ) Idem Lib. 11. c. ,j 6 . Sc L. XXXVI. C.Î17.(d) Strabo Lib* Xlii, p, $81,
(7) IdemLib.XV.p. 7áí. Ste P han.inVoce’'Aí-o-«í.(ï) Héiodoc. L. VII. p. 74.
(9) Diod. Sicul. L. IV. p. 16;.
(10) Dionys. in Periegesi.
(n) Sttab. L. XIII.
(12) Plin. L. V. c. ij>.
(13) Strab. L. XIV. p. 6Z7.
(14) Idem L. XII.
Os) Eurip. in Bacch.
(16J Suidas sub voce Krnt,