LYCIEN S, LYDIENS, &c. Liv. I. Cil XIIL 175
ce dernier sens comprend la Lydie. YEolide ôc l’ Ionie, conformément à ladescription que nous avons donnée ; & c’eíl de cette Asie qu’iì est faitMention dans le Livre des AEtes & dans les Révélations de St. Jean. Dansle prémier de ces Livres, il est parlé du voyage de St. Paul en ces ter-mes (a). Ayant traverjé la Phrygie b /a Contrée de Galatie \il leur fut dés en.du par le St. Esprit d.'annoncer la parole en Asie. Etant donc venus en Mysie,Us ejfayoient d'aller en Bithynie, mais l’EJp’it ne le souffrit pas. C' est pourquoiayant paffé la Mysie, ils descendirent à Troas.
II faut remarquer fur ce passage, que la grande Phrygie, qu’ilstraversè-rent pour fe rendre en Galatie , & la Myjie fur les confins de laquelleLroas étoit située,quoique Provinces de Y Afie proprement ainsi nommée,font pourtant distinguées en termes exprès de Y Asie propre des Romains-, cqqui convient aussi à la Carie, comme on peut le voir dans un autre endroitdu même Livre (L). Comme ces Villes & ces Pays n’appartenoient pas àY Asie Lydienne , aussi les Sept Eglises dont il est fait mention dans Y Apoca-lypse dépendoient de Y Asie Lydienne. Xénophon (c) & Ariflote (d) placent Per-game en Lydie. Le même Aristote (§) dit que Smyrne fut d’abord possédéepar les Lydiens, & Scylax de Caryande met cette Ville au nombre de cel»les de Lydie , comme aussi Ephèse ,c n quoi il s’accorde avec Hérodote (/).Sardes , Philadelphie &Thyatire appartenoient à la Lydie, suivant Ptolomée.£sn autre Géographe (g) en dit autant à f égard de Laodicèe*.
U Asie Proconsulaire (appellée ainsi à cause qu’elle étoit gouvernée parun Proconsul) suivant la distribution des Provinces de l’Empire faite parf u guste, comprenoit les Pays fui vans, savoir, là Lydie, Y Ionie, h Carie,ja Mysie , la Phrygie , & YHellespont Proconsulaire. Et c’est-là Y Asie propredç Ptolomée (h). Le même Empereur fit du Pont & de Bithynie une Pro-vince Prétorienne (r), «St à'Asie une Province Consulaire, contenant touteî^Ue partie de Y Asie qui se trouve en-deçà du Fleuve Halys & du Montfour us. Du tems de Constantin le Grand Y Asie Proconsulaire fut considéra-blement diminuée,puifqu’on en retrancha le Diocèse Asiatique ,(\\ìïîatgo\i-
Sectíon
I.
Histoiredes Phry-giens, Tro-yens, Ly-ciens, Ly-diens, bs.
Asie Pra.consulaire.
(«y Act. XVI. 6. 7. 8. vira & poëfi Homeri.
G) Act. XX. 16. 17. (/) Ilerodot. Lib._I. c. 1 6.
(O Xenoph de Exped. Cyr. Lib. VII. (g) Steph. de Urbib.
(*0 Arillot. Liber de Poëtica p. 97. (h) Ptolonu L. V. c. 2.
G) Idem ibid. ap. Plutarch. in Lib. de (<) Strab. Lib. XVII. p; 840.
fuient que la Mêor.ie sfappelloit Asie. Le mime nom a été anciennement donné à la Ly-?. le > suivant le Schotiaste à'Apollonius de Rhodes (1). On ignore ce qui peut avoir donné■en à cette dénomination: les uns ('attribuant à une Ville de Lydie située sur le Mont imo-r > & d’autres à un Roi de Lydie appellé Asias, qui, suivant les Lydiens, communiqua°om à tout le Continent (2). Quoi qu’il en soit, il est certain que la Lydie peut por-nom à’Asie à plus juste titre qu’aucune autre partie du Continent. ,
. „ Ptolomée met la Ville de Laodicèe en Carie . d’autres la placent en Phrygie, ot d autrese n Lydie , le6 limites de ces Pays ayant éprouvé tant de ebangemens, qu il n a pas étéf *le, suivant Strabon (z), de les assigner exactement; & de là vient qu un. ancien Géo-Pue met cette Ville en Phrygie, un autre en Lydie, & un troisième en Carie.
£ chol!ast - Apollon Argonaut. L> XI. (z) Suab. Lib. XIII,
' ^ Wcioiioc, L. IV. C. 4S.