HISROIRE DES PHRYGIENS. Liv. I, Ch, XIII. 191tiquoient à l’honneur de leur Déesse, étoient, 1. Qu a certains tems mar- Sectionqués ils portoient fa Statue en procession par ks rues,en dansant tout au- ni.tour; ce qui produisoit à la fin en eux une fureur divine, dans les transports Bi poireà laquelle ils se faisoient des incisions avec des lancettes, en différens en- des«toits de leurs corps. Cette Cérémonie étoit instituée en mémoire de la & iem 'douleur que là mort £yíttis fit ressentir à Cjbè'e. 2. On enveloppoit tous* es ans de laine un.Unique les Prêtres portoient d une manière solemnelleDans le Temple de la Déesse, pour perpétuer le souvenir d’une action pa-teil!e,qu’elleavoit pratiquée,en transportant dans fa caverne le corps mortD Attis. Dans ces occasions les Prêtres étoient couronnés de violettes, qu’on* u Ppofoit être nées du sang d'Attis, quand il se maltraita si cruellement lui-Dîpme. Les Victimes, immolées à l’honneur de la Déesse Phrygienne, é-Ràent un Taureau ou. une Chèvre, ce qui les fit appeller Taurobolium &Crìoboììum. A Rome on lui sacrifioic tous les ans une Truye, & la Cé-kmonie s’en faisoic par un Prêtre & une Prêtresse, qu’on faisoit exprès ve-siir de Ihrygie pour cet effet. Ses Prêtres (au moins ceux qu’on désignoicP^r le nom de Galli) étoient tous Eunuques; c’est ce que la Déesse reque-(oit en mémoire d’ Attis. On prétendoit que les eaux du Fleuve Gallus ,dues en abondance, leur infpiroient un enthousiasme, qui lesdisposoit àk faire 1 opération à eux mêmes fans la moindre répugnance. L’ulàge duVin leur étoit défendu, parce qa’Attis,enivré de cette liqueur,découvrites amours avec Acdejîis , qu’il avoit tenu cachées jusqu’alors avec beau-f° u P de foin. Us s’abífenoient de manger du Pain, en commémoration du° n g jeûne que Cybèle avoit observé après la mort à'Attis. Us regardoiencous les fermens comme illégitimes: idée qu’on prétend leur avoir étécom-une avec le reste des Phrygiens , Les Prêtres étoient placés apiès leurdrt s ur une pierre haute de dix coudées (a). Quoique les Romains témoi-e^assent une extrême vénération pour Cybè’e, ils ne laissoient pas de mar- ■
^ U£r le plus grand mépris pour ses Prêtres; c’est de quoi nous avons untriple frappant dans VPère Maxime (b ), qui dit qu’un certain Genutius,Eunuque de Cybèle, ayant par un Decret du Préteur été mis end’un bien qui lui avoit été légué par testament-, Marnerais JEmi-à /-Lepidas, qui étoit alors Consul, cassa le Decfet du Préteur, ajoutantCu a kntence, que n’étant ni Homme ni Femme, il ne dévoie jouir d’au-. n privilège de cette nature: Jugement, que Galère-Maxime trouve digueS Plus grandes louanges.
fiirí Arnob * L ‘b. V. Hieronym. Epist. ad (b) Val. Max, L. VIL c. 7. Natalis Cornesia ‘ L. IX. Myth. c. 7. Pitisc. Lex. Antiquit. &c.
Cié^'V °, n ,a Mère des Dieux , étoit quelquefois représentée tenant entre fes mains unela jG 01 é’antres fois un Tambour; ce qui a fait conjecturer û quelques Savons, qu’eiíe étoitcìe n qu 'slstarlé Déesl'e Syrienne dont le Char étoit anííì traîné par des Lions, Lu-rrtpe f œ ura (O qu’elle étoit !a Rhée de Crète, c’est-ìi-dire suivant quelques Auteurs, Eu-le rem Ul ‘ à*. Cadmih. Ce fut.aihsi que les Phéniciens introduisirent les préjniers, commeieur s i\^ ue ' e Chevalier Nev/íon, parmi les Grecs '& les Ph/ygiens. la pratique de déifierê: p,h orts » car "ous ne trouvons aucun exemple d’une pareille pratique avant que Cœdniusur °P e partissent de SiJon.
(i) Lucian. dc Saitïtior.e,
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