Buch 
4/2 (1770) L' histoire de Perse suivant les auteurs orientaux, des Scythes, Gomerites, Phrygiens, Troyens, Lyciens, Mysiens, Lydiens, Ciliciens ... : avec l'histoire d'Athènes & celle des Lacédémoniens
Seite
285
JPEG-Download
 

HISTOIRE DATTIQUE. Liv. I. Ch. XVII.

SECTION IV.Histoire de r ancien Royaume <fATTIQ_UE.

285

Section

IV.

Histoire

Attique.

Géogra

T '-Attique étoit située le long de la Côte Septentrionale du GolphedeSst- .

. ron,é tant bornée à lOccidenc par Mégare,& par une partie de foBéo te 'tle ì au Nord par le Golphe connu présentement sous le nom de Stretto dene gro ponte ; & à lOrient par la Mer Egée. Elle sétendoit du Nord - Ouestau . Sud-Est environ 60 milles, cest-à-dire, depuis le 24. degré 40Routes jusquau 25. degré 41 minutes de Longitude Orientale. Sa largeur^ Nord au Sud dans ''endroit elle étoit la plus grande, pouvoit aller à5 ® milles, ëc alloit en diminuant du côté de la Mer (a).

Le Terroir est naturellement stérile, & ne produit quà forcedindustrie Raretésr* de travail ; cest ce qui fut cause que ce Pays eut souvent le bonheur de siLnifkiellesJ°uïr dun profond repos, pendant que dautres Pays plus gras étoientex-Posés à de fréquentes incurlions. De cela même, cest-à-dire, de ce queIstttìque fut exemte de ces sortes dincursions, & garda durant pluíieursLècles ses habìtans, vint lextravagante notion, que ces habitans étoienc£°mme des Insectes nés de la terre: idée tellement reçue parmi eux, que,

Vivant Thucydide ,pour sen rappeller le souvenir, ils portoient une Saute-rie dor dans les boucles de leurs cheveux.

Leur Pays étoit très bien situé pour le Commerce , ayant divers bonsorts, dont le principal étoit le Pyrée , éloigné d'^t/rèE, Capitale de \ At-ìl que, denviron deux milles, avec laquelle ce Port avoit communicationPar le moyen dun Canal, fortifié des deux côtés dune bonne muraille, poura fureté des marchandises quon transportoit dans cette Capitale. Le Pyréea Voit outre cela une Rade capable de contenir plus de cent Vaisseaux (è).

II y avoit encore quelques autres Ports & Villes considérables dans ceRoyaume, dont la principale, après Athènes , étoit Eleusis fur le même Gol-phe, & près des Côtes de Mégare; ce qui fut cause quon la fortifia telle-ment, quelle fut regardée comme imprenable *. 2. Rhamnus , célèbrePar le Temple à' Amphìaraûs , & par la Statue de Némésis f. Mais laPlus grande & la plus riche de toutes étoit la Capitale, appellée dab or d^écropie daprès son Fondateur Cécrops; mais dans la fuite Athènes , daprès laL^éeíîe Minerve 4 (c), que les Grecs appelloíent Athène, â qui la Ville étoit

0?) Mêla. Cluver. Byzant. & al. (si) Thucydíd. L. II. (c) Justin. L. II. c. 6.

* Oa prétend que cette Ville fut bâtie par un certain Kleufius , qui, ayant régalé Cérès enet endroit dans le tems qu'elle chercboit fa fille , apprit lAgriculture de cette Déesse :-0l fipenfe quelle crut devoir à fou hospitalité. De- vient que les Poètes donnent quelque-0l ? à Cérès le nom àElcufine (i).

-pi L Déeífe de la Tultice, appellée aulïï Rhamnafie , daprès cette Ville, étoit sone>Ple ( 2 ).

toi Vole! à quelle occasion. Cécrops, ne sachant quel nom donner à sa nouvelle Ville, vît«t-à-coup un Olivier, & une Fontaine, ou un Cheval suivant dautres.LOr acle, con-

bi Steph, de Urb. i n V0Cl

Nu

Villa.

(z) idem. îlutaich, Le c.