HISTOIRE DE BEOTIE ET DE THEBES. Lrv. I. Ch. XVII. ZSZCet affront obligea NySlée à remettre l’Autorité Souveraine & le jeune Prin-entre les mains de son frère Lycus, pendant qu’H seroit occupé à faireJa guerre au Ravisseur de fa fille. II le suivit de près à la tête d’une Ar-Thébaine, qui en vint aux mains àvec celle du Roi de Sicyone. NySléePerdit la bataille, & y ayant reçu une blessure mortelle, se fit transportera Thèbes, où il remit de nouveau l’administration des Affaires Ô l la gardedu jeune Roi à son frère, à qui il recommanda outre cela de venger sattiprt sur Epopée, & de tirer Antìope des mains du Ravisseur. Epopée, en-^ de l’avantage qu’il venoit de remporter *, négligea une légère blessureSM avoir reçue, & qui termina fa vie, & la guerre qu’il s’étoit attirée.
recouvra fa nièce, qui, en revenant à Thèbes, accoucha de deux fils,^nphion & Zethus f, dont nous aurons bientôt occasion de parler.
„ Z- Labdacus ; ayant atteint l’âge viril, trouva que Laomèdon, qui avoitluccédé à Epopée en Sicyone, étoit en guerre avec deux puissans ennemis,drehande & Archìtèlt. 11 crut devoir profiter Be cette occasion pour rede-mander fa Tante Antiope ; ôc Laomédon, quoique soutenu par Sic y on , qu’il® v oit mandé d’Athènes j., aima mieux rendre la Princesse, que d’irriterdavantage le Roi de Thèbes par un refus (a). Nous avons vu dans unedes Notes, la réception qu’on lui fit. Labdacus mourut peu de tems après,dt confia à Lycus le Gouvernement & son fils Laius.
, 4 < Comme Laius étoit alors encore fort jeune, Amphion &Zetbus profi-lent de fa minorité, pour entrer dans le Pays à la tête d’une puissante•écriée. Lycus ayant fait fa prémière affaire de mettre la personne du Prin-en fureté, reste unique de la race de Cadmus, livra aux deux frères unedraille, qu’il perdit. Amphion s’empara de la Couronne de Thèbes, & ap-j? e lla fa Capitale,ou du moins la basse Ville, Thèbes, à l’honneur de Théhê8 Tante maternelles, pendant que la haute Ville, ou la Citadelle, garda le
(s) Paufan. in Corinth, C. VI.
* On dit qu’ii bâtit un Temple à l’honneur de Minerve, pour lui témoigner íà reconnois-pnee de la victoire qu’il avoit obtenue; & que quand f Edifice fut achevé, il pria la Dées-e > que si ce qu’il venoit de faire lui étoit agréable, elle voulût bien le témoigner par quel-t l u e ligue; fur quoi, ajoute-t-on, un Olivier sortit de terre devant la porte du Temple (i).t Homère dit (2) que ces Jumeaux furent les (ils, non pas d’ Epopée , mais de Jupiter, quiou devenu amoureux à’Antiope. Leur prémier exploit fut de tirer leur Mère deprifou»Près quoi ils s’emparérenr du Gouvernement, & tirent des merveilles dans la constructions Murs de Thèbes, comme nous le verrons dans la fuite.
^ •'îrtiope est austî appellée Nyâéis d’après fou Père Nyfìée, & l’âncien Poète de Samos faitelle l’éloge suivant: Elle eut Afepus pour Père, Epopée & Jupiter pour galands, & pours Amphion & Zethus (3).
hlCe Prince n’ètoit pas le fils de Marathon, fils à'Epopée, mais de Méiion fils à'Ereéìhêe (4).
, jWe le fait fils CìEreclhíe , & un autre lui donne Pélops pour l’ère (5). Nous sommes> Us une parfaite oblcurité à cet égard; le Lecteur pourra voir ce que nous avons dit de lutn . s la seconde Section de ce Chapitre.
h y en a qui prétendent, qu’eile étoit une des trois filles du Fleuve Afopm, on plutôtVàJ°h us . * e Philajien, de qui ce Fleuve a tiré fou nom; mais les Béotiens affirment, que sonde 1^ étoit îe Béotien , probablement le même que celui qui s’appelioitauííi /Vjctée, Père;
eur Mère ^ Intiope , qu 'Afius, cité ci-diffus, nomme austî Afopus,y ) Paufan. in Cotinth. c j. f 4 ) -à ibid.
y> Homer. Odyll'. L. n, '
«J Al lus apud Pauian. u bi f uyr .
(s) Ibyc. sxucl eund.
Section
V.
Histoiret le Béotiecìf de Thè-bes.