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VI U.Uìfìoìrtde Curiu-the.
328 TEMS FABULEUX ET HEROIQUES &c._tie, le lieu où Jupiter avoit caché Egine , fille de ce Prince. L’ancien nomde cette Ville étoit Ephyre , d’après une Nymphe du même nom,filled’O*ceamts & de Thétis ; ou, suivant d’autres, de Myrmex , femme â'Epiméthee,fils de Japet , & frère de Prométhée. Sisyphe fonda Corinthe l’An du Monde2490, ou six ans avant le Déluge de Deucalìon (a).
Les Savans ne font pas d’aecord fur l’origine du nom de Corinthe , q ueles uns dérivent du mot Grec xa§»êsx, satiété ou abondance, pour marquerl’opulencedu lieu; mais auquel d’autres donnent une étymologie beaucoupplus recherchée (b). Les anciens habitans prétendoient que Corinthe , fil sde Jupiter suivant les uns, ou de Marathon suivant d’autres, & frère deSicyon*, donna son nom à cette Ville; mais la plupart des Auteurs fontde sentiment, que la Ville en question doit son nom & son origine à Coriti'the fils de Pélops. Parmi les noms qu’elle porta autrefois, nous trouvonscelui à'PJéìiopolis ou de Ville du Soleil, dont les Poètes rendent la raison fi 1 }'vante. Apollon & Neptune , difent-ils, fe la disputant un jour, Jupiter remittla décision de ce différend au Cyclope Briarêe , qui ajugea f Isthme à NepM*ne, & le Promontoire qui commande la Ville à Apollon (c) f. Cependantnous trouvons plusieurs autres Villes anciennes qui portoient ce nom, ostplutôt le même titre,rien n’étant plus commun alors que de consacrer ces'raines Villes à quelques-uns des Dieux, & de les désigner par un surnomrélatif à ces Divinités, fans leur ôter pour cela leur nom-propre.
Outre une Citadelle située fur la hauteur, & appellée à cause de celaAcrocorìnthe , Corinthe avoit deux Ports, savoir Lechcum situé fur la Baye deCorinthe , & Ccnchrée i fur celle de Sar on. C’étoient-là les deux seuls Ports,
O) Hind. Hist. de Giece Liv. I. . (c) Apollod. Dio. Pausan. & aï.
Çb) Idem ibid.
* Paufanias cite un ancien Poète Corinthien appellé Pomelos (des Poésies duquel cet AuteUí& Athénée nous ont conservé quelques fragmens ) qui affirme que Marathon étoit petit-ffi*d 'Abcus, qui étoit fils du Soleil. Quelque sujet de mécontentement qu’il avoit donné à ®Mère, l’obligea à se retirer sur les bords maritimes de l 'Attique. Mais étant retourné das®le Péloponnìfe après la mort de son Père, il partagea les Territoires de Sicyone & de Corinthe »qni donnèrent leurs noms à ces Pays, Sicyone ayant été appellée auparavant Aíopis , & Co érìnthe Ephyre (r).
f S’il en faut croire Apollodore & quelques autres Mythologues, les Dieux étoient ’ 1charmés de la Grèce , que du tems de Cécrops chacun d’eux s’efforçoit à l’envi d’avoir au moi 1 ®une Ville où il fut adoré d’une façon particulière. Neptune vint le prémier eu Attique, où"forma une Mer, en frappant la terre de son Trident. Minerve parut peu de tems après, ^en présence de Cécrops planta un Olivier , qu ’Apollodore atteste avoir été encore vu de fojjtems (2). Ces deux Divinités voulant faire valoir leurs droits fur le Pays, eu conséquence o 1 *présent que chacune d'elles y avoit fait, Jupiter établit pour Arbitres de cette dispute ®douze Dieux, qui ajugérent la Ville d'Athènes & f Attique à Minerve. 5 „
Nous ne discuterons pas ici la question, fi Corinthe s’appelloit HUìíxoZ/í , à cause sl u ^ ,fut ajugée à Apollon par Briarée, ou parce que Corinthe paísoit pour l’arrière petit-fils duoO'leil, ou enfin à cause de íâ sécheresse & de son terroir élevé. Mais nous ne saurions émettsla conjecture du savant Gronbvius (3) , savoir, que la Ville en question s’appelloit origina 1 ’ 1 }'ment à cause que le terrein en etoit stérile & rabotteux, ce qui est confirmé p*
Je témoignage de Strabon (4). _ .
I Que ce Port ait été une Ville distincte de Corinthe ,au moins du tems de St. Paul,
(1) ïansan. m Coiinthiac. c. 1, U) Gronov. Not. iu Byzant. sub V06.
(z) Ai>ollod, L. III, (4) Strabon. Geogr. L. VIII.