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4/2 (1770) L' histoire de Perse suivant les auteurs orientaux, des Scythes, Gomerites, Phrygiens, Troyens, Lyciens, Mysiens, Lydiens, Ciliciens ... : avec l'histoire d'Athènes & celle des Lacédémoniens
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VI U.Uìfìoìrtde Curiu-the.

328 TEMS FABULEUX ET HEROIQUES &c._tie, le lieu Jupiter avoit caché Egine , fille de ce Prince. Lancien nomde cette Ville étoit Ephyre , daprès une Nymphe du même nom,filledO*ceamts & de Thétis ; ou, suivant dautres, de Myrmex , femme â'Epiméthee,fils de Japet , & frère de Prométhée. Sisyphe fonda Corinthe lAn du Monde2490, ou six ans avant le Déluge de Deucalìon (a).

Les Savans ne font pas daecord fur lorigine du nom de Corinthe , q ueles uns dérivent du mot Grec xa§»êsx, satiété ou abondance, pour marquerlopulencedu lieu; mais auquel dautres donnent une étymologie beaucoupplus recherchée (b). Les anciens habitans prétendoient que Corinthe , fil sde Jupiter suivant les uns, ou de Marathon suivant dautres, & frère deSicyon*, donna son nom à cette Ville; mais la plupart des Auteurs fontde sentiment, que la Ville en question doit son nom & son origine à Coriti'the fils de Pélops. Parmi les noms quelle porta autrefois, nous trouvonscelui à'PJéìiopolis ou de Ville du Soleil, dont les Poètes rendent la raison fi 1 }'vante. Apollon & Neptune , difent-ils, fe la disputant un jour, Jupiter remittla décision de ce différend au Cyclope Briarêe , qui ajugea f Isthme à NepM*ne, & le Promontoire qui commande la Ville à Apollon (c) f. Cependantnous trouvons plusieurs autres Villes anciennes qui portoient ce nom, ostplutôt le même titre,rien nétant plus commun alors que de consacrer ces'raines Villes à quelques-uns des Dieux, & de les désigner par un surnomrélatif à ces Divinités, fans leur ôter pour cela leur nom-propre.

Outre une Citadelle située fur la hauteur, & appellée à cause de celaAcrocorìnthe , Corinthe avoit deux Ports, savoir Lechcum situé fur la Baye deCorinthe , & Ccnchrée i fur celle de Sar on. Cétoient- les deux seuls Ports,

O) Hind. Hist. de Giece Liv. I. . (c) Apollod. Dio. Pausan. &.

Çb) Idem ibid.

* Paufanias cite un ancien Poète Corinthien appellé Pomelos (des Poésies duquel cet AuteUí& Athénée nous ont conservé quelques fragmens ) qui affirme que Marathon étoit petit-ffi*d 'Abcus, qui étoit fils du Soleil. Quelque sujet de mécontentement quil avoit donné à ®Mère, lobligea à se retirer sur les bords maritimes de l 'Attique. Mais étant retourné das®le Péloponnìfe après la mort de son Père, il partagea les Territoires de Sicyone & de Corinthe »qni donnèrent leurs noms à ces Pays, Sicyone ayant été appellée auparavant Aíopis , & Co érìnthe Ephyre (r).

f Sil en faut croire Apollodore & quelques autres Mythologues, les Dieux étoient 1charmés de la Grèce , que du tems de Cécrops chacun deux sefforçoit à lenvi davoir au moi 1 ®une Ville il fut adoré dune façon particulière. Neptune vint le prémier eu Attique,"forma une Mer, en frappant la terre de son Trident. Minerve parut peu de tems après, ^en présence de Cécrops planta un Olivier , quApollodore atteste avoir été encore vu de fojjtems (2). Ces deux Divinités voulant faire valoir leurs droits fur le Pays, eu conséquence o 1 *présent que chacune d'elles y avoit fait, Jupiter établit pour Arbitres de cette dispute ®douze Dieux, qui ajugérent la Ville d'Athènes & f Attique à Minerve. 5

Nous ne discuterons pas ici la question, fi Corinthe sappelloit HUìíxoZ/í , à cause sl u ^ ,fut ajugée à Apollon par Briarée, ou parce que Corinthe paísoit pour larrière petit-fils duoO'leil, ou enfin à cause de íâ sécheresse & de son terroir élevé. Mais nous ne saurions émettsla conjecture du savant Gronbvius (3) , savoir, que la Ville en question sappelloit origina 1 1 }'ment à cause que le terrein en etoit stérile & rabotteux, ce qui est confirmé p*

Je témoignage de Strabon (4). _ .

I Que ce Port ait été une Ville distincte de Corinthe ,au moins du tems de St. Paul,

(1) ïansan. m Coiinthiac. c. 1, U) Gronov. Not. iu Byzant. sub V06.

(z) Ai>ollod, L. III, (4) Strabon. Geogr. L. VIII.