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4/2 (1770) L' histoire de Perse suivant les auteurs orientaux, des Scythes, Gomerites, Phrygiens, Troyens, Lyciens, Mysiens, Lydiens, Ciliciens ... : avec l'histoire d'Athènes & celle des Lacédémoniens
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HISTOIRE DE CORINTHE. Liv. I. Ch. XVII. 32 p

& en même tems les deux feules Villes tant soit peu considérables après SectionCorinthe , qui dépendissent du Royaume. Elles étoient si bien situées pour VI1 *'k Commerce par Mer, & si peu éloignées de la Capitale , que ces deux , Il i? oi . reavantages compenfoient suffisamment la stérilité naturelle du terroir. Les^./*'Richesses que le Trafic des deux Mers leur fournissoit, auroient pu les ren- *

^e maîtres de la Grèce , si lattrait du gain ne leur avoit point fait préférerle Négoce au Métier de la Guerre. Leur Citadelle étant en quelque forte^prenable, & commandant les deux Mers, il leur auroit été facile d'em-pêcher une moitié de la Grèce davoir communication avec lautre. Maisc °mme leur inclination les portoit plus à la Navigation & au Commercejlu à des Exploits Guerriers, ils senrichirent prodigieusement,desortequele peu dinfluence quils eurent fur les autres Etats, fut moins leffet de leurValeur que de leur opulence. Cette opulence allant de jour en jour en aug-mentant j non seulement par leur Commerce, mais aussi par le grand nom-bre dEtrangers qui se rendoient à Corinthe t tant à'Europe queàAJte, cetteVille devint une des plus belles de toute la, étant ornée de Temples,âe Palais, de Théâtres, de Portiques, de Tombeaux, de Bains, & dautresédifices superbes, tous enrichis de Colomnes & de Chapiteaux dont lOr-dre Corinthien tira son nom, comme aussi dun nombre infini de Statues deJa tnain des plus fameux Maîtres (a). En fait de richesses *, de grandeur, &dc situation avantageuse , les Romains mettoient Corinthe en parallèle avecCarthage & Capoue.

Parmi plusieurs autres Raretés artificielles, nous pouvons compter i. les Raretésffiperbes Embellissemens de la Fontaine de Pyrène\ dont nous avons déjà eu artificiel-Occasion de parler f, consistant en plusieurs Grottes de marbre blanc, d les 'jeau de la Fontaine, qui étoit fort agréable au goût, couloit dans un largebassin. L. Le Théâtre. 3. Le Stadium. 4. Le Temple de Neptune , dont* avenue étoit ornée dun côté des Statues de tous ceux qui a voient rempor- le prix aux Jeux Ifihmiqucs §, «Sc de lautre côté de plusieurs grands Pins

(a) Pausan. iii Corinth. c, 2. &c.

tìiose démontrée par XVIII. , 8 . & par le Chapitre XVI. de lEpitre aux Romains, quoi.*ju il eût dans les Poètes le surnom de Corinthìaque , à cauíè quil étoit un des Ports de cePetit Etat ; comme Corinthe sappelloit Bimaris , à cause queile étoit avantageusement si-"î entre deux Mers.

Un exemple bien frappant de leur opulence & de leur luxe , nous ell fourni par la fa-fi , eu [ e haïs , qui exigeoit 10000 dragmes pour une nuit ; ce qui fit dire à Démosthène, quilp ac gf íío it pas fi cher un repentir. Cette Courtisane éprouva un traitement moins favorable.J hlicfialie, elle sétoit rendue pour chercher de nouveaux chalands; car elle y fut tuc'eP r les Femmes du Pays, envieuses de ses charmes, & des attentions quelle satiiroir de laù de leurs époux.

j Q T Paufanias dit que cette Fontaine dut fa prémière origine aux pleurs que Pyrène versa à*>ûon de la mort de son fils tenchrée, qui fut malheureusement tué par Diane, 11 ajoute,Pou 6 intiment commun étoit, que les Corinthiens se servoienc de seau de cette FontaineVu] r sonner la trempe à leur Cuivre ; mais il allure en même tems, que cétoit une erreur8 a ire, le Cuivre nétant point en usage parmi les Corinthiens (t)-iiílît U n e ^ Point daccord touchant forigine de ces Jeux. Les uns disent quils furentu és par les Corinthiens à lhonneur de Méliccrte, fils d/lthamas & á'Ino (2). Suivant

[ ome IV.

(1) Pausan. in Coiiuth. c. z.

Tt

(z) Idem ibid.