HISTOIRE D’ELIDE, D'JETOLÌE, &c. Liv. I. Ch. XVII. Z572. Calydon , situéé près d’une Forêt de ce nom, où Mèlèagre , accompa- s ECTI0Ngnédel’élitedes Jeunes - gens de la Grèce, tua le fameux Sanglier Calédonien*. x.
Le fut dans cette même Ville qu!Hercule vint après avoir quité le Pélopon- Histoire, & qu’il épousa (n’ayant point d’enfans légitimes) Dêjanire , fille dVE- â’Elide,Keits Roi du Pays, & Père de Mèlèagre. Pour fe concilier la bienveillanceàzs JEtoliens ,i\ détourna le cours du Fleuve Jchélous^ ou fit servir ceFleu- &à quelque usage, qui donna lieu à la Fable rapportée dans une des No- AchJie.
te $ précédentes. , ---
. La Ville en question , qui paroit avoir été pendant quelque tems le sé-jour des anciens Rois d’Mtolie, fut bâtie par Calydon, fils à’Mtolus (a) , d’a-près qui le Royaume fut appelle pendant quelque tems Calydonie ì aprèsMoi il reprit son ancien nom. La situation de cette Ville étoit très agréa-ble & très commode, étant fur le Fleuve Evène , qui la féparoit en deuxParties. Tout autour il y avoit de belles Plaines, & la Forêt Calydoniennest ’en étoit qu’à une petite distance. Les guerres continuelles, que les JEto-fans eurent à soutenir contre leurs Voisins, les obligèrent avec le tems àfaire de Thermus la Capitale du Royaume.
Z. Pleuron, qui donna son nom à un Territoire, dont les habitans étoientsurnommés Curètes , parce qu’ils fe rasoient le devant de la tête, de peurde donner prise à leurs Ennemis ; mais qui laiísoient croître leurs cheveuxPar derrière, afin que ces mêmes Ennemis puíTenc les saisir par • là, s’ils
oient la lâcheté de s’ensuir.
Les Mtoliens avoient encore quelques autres Villes peu considérables,
*pais en plus petite quantité, en comparaison de la plupart des autres■fêtais de la Grèce.
En général les Mtoliens étoient un Peuple hardi, avide de butin, & ra-rement en paix avec ses Voisins,fur lesquels ils avoient ordinairement def avantage à cause de leur situation. Cétoit principalement par des incur-sions qu’ils signalèrent leur courage, fans tâcher de conquérir d’autres Pays,jusqu’à ce que quelques - unes de ces guerres, dont la Grèce étoit le théâtre,
(«) Vid. Byzanc. sub voce.
* Cet Animal terrible avoit fait de si cruels ravages dans le Pays, que Mèlèagre , qui en«toit le Roi, & qui faisoit son séjour à Calylm , fut obligé d’appeller à son secours la fleur«es Grecs pour le détruire. Les principaux de ceux qui vinrent, furent Thésée, Télamon.Pé -, Pollux , & lolaiis, tous fidèles compagnons à'Hercule , fans compter plusieurs autresfiéros. Nous pouvons mettre de ce nombre ia fameuse Alalante, Princesse Arcadienne , qui
paraître tant de valeur & de courage eu cette occasion, que Mèlèagre devint amoureuxd elle & l’épousa.
Ce Sanglier doit avoir été d’une prodigieuse taille, au moins à en juger par ses défenses,dont une,au rapport de Pansantes, avoit été conservée jufqu’â son tems dans le Temple dedéchus, & étoit longue de plus d’une verge (i).
Ces Poètes prétendent qu’il avoit été envoyé par Diane , comme un châtiment à Oeneus,E®. rce qu’il l’avoit oublié dans une occasion où il avoit offert des sacrifices à tous les autresP 1 «ux. Pansantes ajoute, qu ’Oeneus fut chaise de son Royaume par une Faction, & s’en allap ^rgos, d’où il revint avec une Armée, à l’aide de laquelle ilfe remit en poíìeflìon de fou1 ì Cependant il s’en retourna ensuite à Argos, où il mourut.
(i) Pauían. in Aicad. c. 4í,
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