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4/2 (1770) L' histoire de Perse suivant les auteurs orientaux, des Scythes, Gomerites, Phrygiens, Troyens, Lyciens, Mysiens, Lydiens, Ciliciens ... : avec l'histoire d'Athènes & celle des Lacédémoniens
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HISTOIRE DELIDE, D'JETOLÌE, &c. Liv. I. Ch. XVII. Z572. Calydon , situéé près dune Forêt de ce nom, Mèlèagre , accompa- s ECTI0Ngnédelélitedes Jeunes - gens de la Grèce, tua le fameux Sanglier Calédonien*. x.

Le fut dans cette même Ville qu!Hercule vint après avoir quité le Pélopon- Histoire, & quil épousa (nayant point denfans légitimes) Dêjanire , fille dVE- âElide,Keits Roi du Pays, & Père de Mèlèagre. Pour fe concilier la bienveillanceàzs JEtoliens ,i\ détourna le cours du Fleuve Jchélous^ ou fit servir ceFleu- &à quelque usage, qui donna lieu à la Fable rapportée dans une des No- AchJie.

te $ précédentes. , ---

. La Ville en question , qui paroit avoir été pendant quelque tems le sé-jour des anciens Rois dMtolie, fut bâtie par Calydon, fils àMtolus (a) , da-près qui le Royaume fut appelle pendant quelque tems Calydonie ì aprèsMoi il reprit son ancien nom. La situation de cette Ville étoit très agréa-ble & très commode, étant fur le Fleuve Evène , qui la féparoit en deuxParties. Tout autour il y avoit de belles Plaines, & la Forêt Calydoniennesten étoit quà une petite distance. Les guerres continuelles, que les JEto-fans eurent à soutenir contre leurs Voisins, les obligèrent avec le tems àfaire de Thermus la Capitale du Royaume.

Z. Pleuron, qui donna son nom à un Territoire, dont les habitans étoientsurnommés Curètes , parce quils fe rasoient le devant de la tête, de peurde donner prise à leurs Ennemis ; mais qui laiísoient croître leurs cheveuxPar derrière, afin que ces mêmes Ennemis puíTenc les saisir par, sils

oient la lâcheté de sensuir.

Les Mtoliens avoient encore quelques autres Villes peu considérables,

*pais en plus petite quantité, en comparaison de la plupart des autresfêtais de la Grèce.

En général les Mtoliens étoient un Peuple hardi, avide de butin, & ra-rement en paix avec ses Voisins,fur lesquels ils avoient ordinairement def avantage à cause de leur situation. Cétoit principalement par des incur-sions quils signalèrent leur courage, fans tâcher de conquérir dautres Pays,jusquà ce que quelques - unes de ces guerres, dont la Grèce étoit le théâtre,

(«) Vid. Byzanc. sub voce.

* Cet Animal terrible avoit fait de si cruels ravages dans le Pays, que Mèlèagre , qui en«toit le Roi, & qui faisoit son séjour à Calylm , fut obligé dappeller à son secours la fleur«es Grecs pour le détruire. Les principaux de ceux qui vinrent, furent Thésée, Télamon. -, Pollux , & lolaiis, tous fidèles compagnons à'Hercule , fans compter plusieurs autresfiéros. Nous pouvons mettre de ce nombre ia fameuse Alalante, Princesse Arcadienne , qui

paraître tant de valeur & de courage eu cette occasion, que Mèlèagre devint amoureuxd elle & lépousa.

Ce Sanglier doit avoir été dune prodigieuse taille, au moins à en juger par ses défenses,dont une,au rapport de Pansantes, avoit été conservée jufquâ son tems dans le Temple dedéchus, & étoit longue de plus dune verge (i).

Ces Poètes prétendent quil avoit été envoyé par Diane , comme un châtiment à Oeneus,E®. rce quil lavoit oublié dans une occasion il avoit offert des sacrifices à tous les autresP 1 «ux. Pansantes ajoute, quOeneus fut chaise de son Royaume par une Faction, & sen allap ^rgos, d il revint avec une Armée, à laide de laquelle ilfe remit en poíìeflìon de fou1 ì Cependant il sen retourna ensuite à Argos, il mourut.

(i) Pauían. in Aicad. c.,

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