Section
X.
Histoire
$ lili de ,d'/Eiolie,Locride ,Doride £?A. h aïe.
35S TEMS FABULEUX ET HEROIQUES &c.
& particulièrement la Guerre de Thèbes,\es attirèrent hors de leur patrie,comme nous le verrons dans la fuite.
Nous ne donnerons pas ici la liste de leurs Rois, dont plusieurs ne fontpresque point connus, puisque les anciens Auteurs ne font simplement querapporter leurs noms. Nous avons déjà eu occasion de faire mention dequelques-uns des Defcendans d'âà, savoir, de Calydon, à’OeneusYèfêde Déjanire, & de son fils Méléagre *. Nous n’ajouterons à ces Princes quedeux Héros de la race à’Mtolus, qui fe signalèrent, ï’un dans la Guerrede Thèbes , & l’autre dans celle de Troye.
Le premier étoit Tydée, un autre fils qu 'Oeneus avoit eu à'Althêe; nousavons déjà eu occasion de parler de lui dans les Histoires d 'Argos & clsThèbes (a). II fe retira dans le prémier de ces Royaumes pour expier usthomicide qu’il avoit commis, & y épousa une des deux filles d 'Adraste-Polynice ayant épousé l’autre, le Beaupère & les deux gendres allèrent fai-re la guerre contre Thèbes, dont la Couronne appartenoit à Polynice. C efut en cette occasion que Tydée fe distingua par les glorieux exploits qusnous avons rapportés dans l’Histoire de la guerre entre Etéocle & Polynice•A la fin ce Héros fut blessé mortellement par Mênalippe , & eut la conso-lation, avant que d’expirer, de fe voir apporter la tête de son ennemipar le brave Amphiarée, ce qui auroit dû lui suffire; mais peu satisfait defe voir vengé, il porta la férocité j ufqu’à mettre la tête de Mênalippe c npièces pour en avaler la cervelle (b).
Son fils Diomède fut un de ceux qui fe distinguèrent le plus à la Guerrede Troye , dont il eut le bonheur de revenir ; mais ayant trouvé à son retourfa femme Egiale souillée d’adultère, il se retira en Apulie , dont il partage 3la Couronne avec Daunus , comme nous savons vu (c). Depuis ce temSnous ne trouvons aucun évènement remarquable dans l’Histoire de cette Na-tion , que quelques incursions dont nous avons déjà fait mention en rappor-tant les Histoires des Royaumes précédens, jufqu’au tems de la ligne desAchéens , qui fut si fatale aux AEtoliens, comme on le verra dans la fuite-Les Doriens , les Locriens , & plus particulièrement encore les Ozoléens S
(«) Hic T. IV. p. 280 &c. & 304 &c. (c) Hîc T. IV. p. 281, 282.
(/;) Apollodor. L. III. c. 7.
* La Fable dit que quand /llthêe , Mère de ce Prince, le mit au monde, elle vit les troisParques près dti feu , & entendit une d’elies, en mettant au feu un tison, prononcer les P 3 'rôles suivantes, Cet enfant vivra tant que ce tison durera. Les Parques s’étant retirées, Alst^efe leva, prit ce tison, & le garda soigneusement.
Méléagre étant parvenu à la Couronne, eut querelle avec fes deux Oncles, pour avoirprésenté la tête du Sanglier de Calyd/mie à Atalante, qui avoit porté le prémier coup à cet tefurieuse Bête. Les frères d 'Althêe prétendirent que cette tête leur appartenoit, & la diípurequi s’éleva à cette occafion leur fit perdre la vie de la main de Méléagre. Althée , pour ®venger de son fils» lui causa une mort lente, en faisant brûler peu à peu le tison fatal. ,
Pausanias affirme que cette Fable est de Pinvention d’un ancien Poëte Tragique nomlUOPhrynicus, qui vivoit vers la LXVIL Olympiade; mais la manière dont il raconte la ffl° rtMéléagre n’est guêres plus digne de croyance, puisqu’il dit, sur la foi de deux autres Poé’tes,qxCApollon tua ce Prince, à cause qu’il avoit pris le parti des Mtotíem contre les Curìtes ,d° níce Dieu s étoit déclaré te protecteur (i).
(ij Pausitn, ín phocid, c. 31,