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4/2 (1770) L' histoire de Perse suivant les auteurs orientaux, des Scythes, Gomerites, Phrygiens, Troyens, Lyciens, Mysiens, Lydiens, Ciliciens ... : avec l'histoire d'Athènes & celle des Lacédémoniens
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HISTOIRE DELIDE, D7ET0LIE, &c. Lxv. I. Cn. XVII. 359Acarnanitns , dont le Pays embrassoit une partie de 1 '^Etoile, firent aussi3 leur tour de fréquentes incursions fur leurs terres. Nous destinons uneNote pour faire connoître à nos Lecteurs ces deux derniers Peuples, quiété plus obscurs & moins considérables que les autres f.

* Les Ozoléens, comme nous lavons remarqué dans la Description de l 'JEtolic, étoienttués à lOrient de ce Royaume. Ils habitoient un petit Pays au Nord de la Baye de Co-**ntîie, & qui sétendoit environ douze miles du côté du Nord, oít il devenoit contigu à* a Locride. A lOccident il étoit borné par le Fleuve Evène, qui le séparait del 'Mtolìe', &a ^Orient par la Phocìiie , dont nous avons parlé à la fin de la V. Section de ce Chapitre.

principale Ville étoit Naupaâus , située à lembouchure du Fleuve que nous venons de®°fflmer, fur laquelle les /Etolìens firent plusieurs entreprises, dont une leur réussit à lan. Cette Ville étoí; appeilée Naupaâus , à cause que les Héracliàcs y bâtirent la Flotte avec^quelle ils envahirent le Péloponnèfe ; mais on lappelle présentement Lépante. Elle fut enle»aux Vénitiens par lEmpereur Bajazet.

Les Ozoléens feraient certainement un des plus anciens Peuples de la Grèce, si l'on admet-t°it létymologie que donnoient de leurs noms quelques Savans, en le dérivant de la puan-que donnoient à leurs corps leurs habits, (qui nétoient autre chose que des peaux de.êtes sauvages fans aucune préparation) : car les prémiers Habitans de la Grèce shabillérenta ' n si, jusquà ce que Pilas sue & quelques antres les civilisèrent davantage, comme nous la-v °ns vu au commencement de ce Chapitre & dans lHistoire d 'Arcadie.

. Lautres attribuent le nom, dont il sagit, à la mauvaise odeur de leurs Marais; dautres* lu quantité d 'Asphodèles qui croissent dans leur Pays, & dont une forte, qui sent très mau-dis , íe sernoit autrefois fur des sépulcres; & dautres enfin à ['infection causée par le íàngduCentaure Nejfus, quand il fut blessé par Hercule.

Une étymologie plus fabuleuse encore, est, que sous le Règne à'Oreflhèe , fils de Dcuca-fa Chienne, au-lieu de petits chiens, mit bas un bâton, que ce Prince fit planter euterre , & qui produisit une vigne au printems suivant. Ainsi, disent les Auteurs de cette é-ïmologie, le nom à'Ozoles, ne vient point do| su, sentir mauvais, mais d'o^s, un thran-f" e ou rejetton. Quoi quil en soit, Paufanias nous apprend que les Locricns, qui sappel-j°ient aussi Ozèles , furent si peu contens davoir un nom qui étoit en mauvaise odeur, quilse changèrent en celui d '/Etvliens (i).

Pour ce qui est des Acarnanìens , leur Pays avoir à f Orient le Fleuve Achéloûs , & étoitborné à lOccident & au Midi par la Mer Ionienne. Au Nord il tenoit à ïEpire , dont ildevint une Province dans la fuite (2).

Us étoient anciennement connus fous le nom de Curé t es ; mais nous ignorons sils étoientde la même Nation que les Curetés parmi les Celtes , dont il a été parlé dans un Chapitre pré-cédent (3); ou sils portoient ce nom, à cause quils se coupoient les cheveux du devant dea tête, comme les Pleurones.

Le nom d ' Acarnaniens leur vint dans la fuite d'Acarnan fils d Alcméon. Ce dernier étoithls d 'Amphiarèe le Devin, dont la femme Eripyle avoit été gagnée par Polynice, pourlobli-Ser à se rendre à la Guerre de Thèíes , comme nous lavons vu dans un autre endroit (4). Le1 s dAmphiarèe ayant tué Eripyle par ordre de son Iére, fut si tourmenté paries Furies, quila ,a consulter lOracle de Delphes sur les moyens de calmer ses remords. La Pythie réponditS Ue les Manès vengeurs de la Mère ne le tourmenteraient plus, dès quil auroit trouvé unsorti de la Mer depuis son Matricide, & quil sy ferait établi. Après bien des recher-, il trouva enfin ce petit Pays sorti de l 'AcUkiìs , & y fixa fa demeurer, *1 épousa peu de tems après Callirhoé , fille prétendue de ce Fleuve, de laquelle il eut, eux fils, Acarnan & Amphotère , dont le prémier donna son nom à ce Pays (5). Quelques

Ut eurs croient que la différence entre les Acaruaniens & les Curètes consistoit en ce e ces derniers l'e rafoient le devant de la tête, & les autres point. Dautres dérivent

Section

X.

HistoiredElide,d'ALtolie,Zocride ,Doride e?Achaïe.

L) Fausan. in Phoc. c. z s.j* 1 Strab. Mel. 8t a!.

Hic T. XV. p. ris. &c.

(4) lbid. p. 280.

(5) lauian, i» Arcad. c. 24,