HISTOIRE DE S ATHENIENS, tiv. I. Cir. XVIII. 483
Corinthiens avoient apperçus avant eux,fans savoir de combien d’autresiis SectionP ourroient être suivis. Le lendemain les Flottes à'Athènes & de Corcyre aï- J.lérenc braver les Corinthiens jusques dans leur Port. Cependant ces derniers HistoireNe voulurent point risquer d’engagement,àcause que lesavoient^ Athi-leurs Vaisseaux en parfaitement bon état, & pouvoient avoir encore une "à.autre Flotte à leur disposition. Les deux Partis s’attribuérent la victoire, *"'St dressèrent l’un «St l’autre un trophée dans File de Sibote; les Corinthiens ,parce quêtant restés maîtres du champ de bataille, ils avoient fait unRullier de prisonniers, & coulé à fond 70 Vaisseaux ennemis; & les Corcy-r éens , à cause que par le secours des Athéniens ils avoient coulé à fond 30Vaisseaux Corinthiens , fait quelque butin, & obligé l’Ennemi à fe retirer,n n’y avoit point eu jusqu’alors de Bataille Navale aussi considérable par*
Nsiles Gmrj, puisqu’ilse trouva dans cet engagement jusqu’à 270 Vaisseaux.
Les Corinthiens fe plaignirent hautement des Athéniens , & les accusèrentsavoir rompu la paix. Les Athéniens alléguèrent pour leur justification,qu’ils n’avoient fait simplement qu’aider leurs Alliés. Les Corinthiens vendi-r ent pour esclaves 800 de leurs prisonniers, & traitèrent les autres avec beau-coup de bonté, dans l’espérance de les faire servir à faciliter une Paix (a).
La guerre de Corcyre fut suivie de la révolte de Potidée , Ville de Macèdoìne fondée par les Corinthiens , mais en alliance avec Athènes. Dans la crainte L 'qtie cette Ville ne vînt à fe révolter contre eux, les Athéniens ordonnèrentìx habitans de démolir une partie de leurs murailles, de renvoyer les Ma-gistrats que Corinthe leur avoit donnés, «St de leur mettre en main des otagesPour être garands de leur fidélité. Perdiccas , Roi de Macédoine qui haïs*stiit les Athéniens , profita de cette occasion pour exciter les Potidéens à lar évoIte, ce qu’il n eut aucune peine à obtenir d’eux. 11s envoyèrent néan-moins des Ambassadeurs à Athènes pour solliciter la révocation des ordres^i leur avoient été donnés; mais dans le même tems ils députèrent aussià Sparte, pour joindre leurs plaintes contre Athènes à celles des Corinthiens &fie ceux de Mégare. Pendant ces entrefaites, les Athéniens mirent en merUne Flotte considérable pour attaquer la Macédoine , & peu de tems aprèsencore une autre, fur laquelle ils firent embarquer un bon Corps de trou-pes de terre, fous le commandement de Calìias, homme également distin-gué par fa naissance & par son courage. Les Corinthiens d’un autre côtéenvoyèrent une Armée, fous les ordres d'Arijlêe ,ausecours des Potidéens.
^ans entrer dans Je détail de cette guerre, que Thucydide a décrite aulong,
?°us nous bornerons à observer qu’il y eut devant Potidée une action, dansRuelle les Athéniens remportèrent la victoire, mais ils eurent le malheur dePerdre leur Général Callias. Phormion, qui lui succéda en qualité de Géné-pi, investit entièrement la Ville, «St tint le Port fermé par le moyen de saGlotte; mais les Potidéens, craignant de tomber entre les mains des Athé-n ’ens , fe défendirent jusqu’à la dernière extrémité, en sollicitant en même* et »s fortement les Corinthiens à dégager leurs promesses, «Si tous les Etats^ Péloponnèse à se déclarer en leur faveur (b).
c.OO Thucydid. ubi supr. Segra. 49. Diodor. (b) Thucyd. L. I. Sîgffl, 60, Diodttï'»
L. XII. p. 3 ° 4 * Plutarch. in vit. Pe- Sicul. L. XII. p. 304.
Ûclls * c. 38.
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