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4/2 (1770) L' histoire de Perse suivant les auteurs orientaux, des Scythes, Gomerites, Phrygiens, Troyens, Lyciens, Mysiens, Lydiens, Ciliciens ... : avec l'histoire d'Athènes & celle des Lacédémoniens
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484
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I.

flifìoiredes Athé-niens.

Ditfin-fions àAthènes.

484 HISTOIRE DES ATHENIENS.

Pendant que les affaires du dehors étoient dans cette situation, lesAthe-mens ne se trouvoient guères plus tranquiles chez eux. Périclès étoit parvenuà un point de crédit &dautorité,auquel personne dans Athènes navoitat-teint depuis le tems de Pìfiflratc. Le dernier rival qui lui disputa la faveurdu Peuple, fut Thucydide , homme de grand mérite, & dune naissance dis-tinguée. U soppofa de tout son pouvoir aux changemens que le Parti duPeuple cherchoit à introduire dans le Gouvernement ; & en particulier aPériclès, qui, voyant que Thucydide ou lui devoit céder la place, mic ,chose aux voix, & fit bannir son compétiteur par Ostracisme. Dès - lors P*'ricìès changea de manière dagir, & affecta des airs de Prince, disposant detout à son gré, & se chargeant de ladministration des affaires , tant poUf]e dehors que pour lintérieur du Pays. Quand quelque danger scmbloit me-nacer lEtat, & que les Athéniens craignoient de sc trouver engagés dansquelque guerre il faudroit combattre, non pour acquérir de la gloire »des richesses ou de lautorité, mais pour défendre leurs terres, leurs mai'sons, & tout ce quils avoient de plus cher, ils sirritoient contre Périclès*& recevoient fans difficulté toutes les accusations que ses adversaires j u 'geoient à propos d'intenter à lui ou a ses amis. Par exemple, quand >tin des Ouvriers de Phidias , accusa cet excellent Statuaire devant le P^*pie, davoir gardé une partie de lor qui lui avoit été donné pour faire 1®Statue de Minerve, ceux qui vouloient du mal à Périclès , se déclarerezpour laccufateur, par plusieurs raisons, & entre autres par ces deux- ct,prémièrement,afindessayer par cette démarche,quelleseroit la dispositiondu Peuple en cas quon suscitât quelque affaire à Périclès lui-même5 11second lieu, pour se venger de Phidias, qui avoit représenté sur ]eBoucli esde la Déesse, Périclès combattant une Amazone. Cependant la chose tou s *na tout autrement quiìs ne sc létoient imaginé , Phidias ayant déclaré (\° epar le conseil de Périclès il avoit employé lor de Ja Statue de maniésquon pouvoit lôter entièrement, & le peser, ce qui fut fait. Phidi ^quoique juttifié par-, mourut néanmoins en prison,ou fut banni.que dit quil fut empoisonné par ordre des ennemis de Périclès , qui vom a *rent dans la fuite faire tomber le soupçon de ce crime fur lui (a). Herffltyçaccusa après cela Ajpafie dimpiété ou dirreligion , comme aussi de so rVJde maquerelle à Périclès, ik de séduire les femmes & les filles des Cito} e °dAthènes. Dìopithe proposa au Peuple de passer en Loi, que ce seroit un cri®.à lavenir de ne pas donner dinformations à lAréopage contre ceuX 4difputoient fur la Religion du Pays, ou qui enseignoient des choses coslt rares à cette Religion, sous prétexte de donner des leçons de Physiq u fdAítronomie. Ce trait portoit contre Anaxagore Précepteur de Pér c& contre Périclès même. Le Peuple consentit au Decret proposé, en c °séquence duquel Anaxagore fut cité en Justice *. Pour susciter de nouve a

{a) uiouor. òicui.

x iiuatwi* tu

* Plutarque n'exprime pas clairement en quoi consistoit proprement l'accâîon intentée à Afpasie & à Anaxagorï. A. 1a - vérité, il étoit assez naturel que <*«st hab jjeidistinguées par la grandeur & par la beauté de leur génie, auíu-bien que p ar usfiocte* ^eu Physique, fussent foupçouuées duTeUgiou dans un Iays,, dès le tems H